Parlement des Barebones

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Le Parlement des Barebones ou Parlement des ossements[1] est le seul Parlement d'Angleterre dont les membres ont été désignés (et non élus) sous l'influence d'Oliver Cromwell et de l'armée. Il a siégé du 4 juillet au 12 décembre 1653. Il succède au Parlement croupion, déconsidéré et dissous le 20 avril précédent.

Le nom de Parlement des Barebones (Parlement des ossements) est une dénomination ironique du fait de la présence d'un membre dénommé Praisegod Barebone (traduction littérale de Prie-Dieu Os décharné). Il est aussi désigné sous le nom Petit Parlement ou d'Assemblée des Saints ses membres ayant été choisis parmi des hommes présentant toute garantie de piété protestante.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'issue de la dissolution du Parlement croupion, le Conseil d'État qui en était l'émanation est supprimé par Cromwell et remplacé par un collège de 13 membres (9 militaires et 4 civils) parmi lesquels figurent, outre Cromwell, John Lambert, Thomas Harrison, Bulstrode Whitelocke. C'est ce collège qui procède à la désignation des représentants, mais la lettre de convocation du 6 juin 1653 est signée du seul Oliver Cromwell. Le Président de de la Chambre est Francis Rous. Le nombre total des membres est arrêté à 140, dont 129 pour l'Angleterre, cinq pour l'Ecosse et six pour l'Irlande.

Prudemment, Cromwell avait désigné l'Assemblée sous le nom de Représentation, mais le premier acte de celle-ci fut de s'autoproclamer Parlement[1]. L'Angleterre lui doit l'institution du mariage civil obligatoire et de l'état civil laïc. Mais ce sont les discussions sur la suppression de la dîme que les oppositions internes se font jour entre les modérés proche de Cromwell et les radicaux soutenus par les tenants de la Cinquième Monarchie.

Le 12 décembre, Lambert et les modérés font passer un projet de constitution Instrument of Government instituant le Protectorat et confiant les pleins pouvoirs à Cromwell. Malgré l'opposition d'Harrison et d'autres membres qui sont expulsés manu militari[1], le Parlement s'auto-dissous dans l'indifférence générale après moins de six mois d'existence.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Michel Duchein, 50 années qui ébranlèrent l'Angleterre - Les deux Révolutions du XVIIe siècle, Fayard 2010, p.274-2777

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Austin Herbert Woolrych, Commonwealth to Protectorate, Clarendon Press 1982

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]