Ometeotl

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Ometeotl (nom nahuatl composé de ome, « deux », et teotl, « dieu »[1], et signifiant « deux-dieu », « dieu double »), également appelé Omeyotl[2],[3], désigne, dans la mythologie aztèque, le principe de dualité qui gouverne l'Omeyocan[1] ; c'est une sorte d'entité suprême, unique, immatérielle, transcendante, créateur unique de toute chose et d'une perfection absolue, qui s'est divisé en deux divinités[4] : Ometecuhtli et Omecihuatl[5].

Il est aussi appelé Moyocoyani[6] (celui qui s'invente lui-même[7]), Tloque Nahuaque (traduit de différentes manières : le maître du proche et du contigu[8], le maître du proche et de l'immédiat[9], celui qui se trouve partout[10])[11], Ipalnemohuani[12], (celui par qui on vit)[13].

Ometecuhtli représente l'essence masculine de la création[4] et son épouse Omecihuatl représente l'essence féminine de la création[4]. On les appelle parfois également «Tonacatecuhtli» et «Tonacacihuatl» («Seigneur et Dame de nos nourritures» en nahuatl)[14] sur la terre.

Ometecuhtli et Omecihuatl ont engendré quatre dieux créateurs Xipe-Totec[15], Tezcatlipoca[16], Quetzalcoatl[17] et Huitzilopochtli[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Miguel León-Portilla,La filosofía nahuatl estudiada en sus fuentes, UNAM, 2006, p.386.
  2. Amaryll Beatrice Chanady, Latin American Identity and Constructions of Difference, University of Minnesota Press, 1994, p.108.
  3. (es) Otilia Meza, El Mundo Mágico de los Dioses del Anáhuac, Mexique, Editorial Universo México,‎ 1981 (ISBN 968-35-0093-5), p. 25,"Omeyotl (Dualidad); llamándole a esa dualidad Omeyotl"
  4. a, b et c Fernández 1998
  5. Meza 1981
  6. León-Portilla 1985, p. 285
  7. composé de mo- (préfixe réfléchi) + yocoya (inventer, concevoir) + -ni (suffixe nominalisateur)
  8. León-Portilla 1985, p. 289
  9. Graulich 1987, p. 57
  10. Dehouve et Vié-Wohrer 2008, p. 186
  11. binôme formé à partir de tloc (près de) + nahuac (près de)
  12. León-Portilla 1985, p. 282
  13. composé de ipal (par lui) + nemohua, forme impersonnele de nemi (vivre) + ni (suffixe nominalisateur)
  14. Taube 1995, p. 60
  15. Appelé aussi Tezcatlipoca rouge
  16. Appelé aussi Tezcatlipoca noir
  17. Appelé aussi Tezcatlipoca blanc
  18. Appelé aussi Tezcatlipoca bleu

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Otilia Meza, El Mundo Mágico de los Dioses del Anáhuac, México, Editorial Universo México,‎ 1981, 153 p. (ISBN 968-35-0093-5)