Chalchiuhtlicue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chalchiutlicue
Dieu de la mythologie aztèque
Image illustrative de l'article Chalchiuhtlicue
Caractéristiques
Fonction principale Déesse de l'eau
Fonction secondaire Divinité des océans, des rivières et des autres formes de cours d'eau
Résidence Teteocan
Chalchiuhtlicueyecatl (sous l'océan)
Région de culte Empire aztèque
Famille
Conjoint Tlaloc
• Enfant(s) Tlaloquetotontli
Tlaloques
Huixtociahuatl
Sculpture de Chalchiuhtlicue (Musée d'Amérique, Madrid).

Chalchiutlicue (nom nahuatl signifiant « celle qui porte une jupe de jade » et orthographié également Chalciuhtlicue, Chalcihuitlicue ou Chalchiuhtilicue) est une divinité de la mythologie aztèque. Cette déesse des rivières et des lacs était aussi considérée comme la protectrice des naissances et des rituels lui étaient consacrés lors de la cérémonie des baptêmes aztèques.

Mythologie[modifier | modifier le code]

Elle est l'épouse de Tlaloc et est avec lui la mêre de Tecciztecat et règne sur le Tlalocan. Sous sa forme aquatique, elle est connue sous le nom de Acuecucyticihuati, déesse des océans, des rivières et des autres formes de cours d'eau, ainsi que protectrice des femmes en travail.

Elle est aussi parfois citée comme épouse de Xiuhtecuhtli, et quelques fois associée à Matlalcueitl, une déesse de la pluie.

Elle pouvait faire apparaître les ouragans et les tourbillons de vent et causer la mort par noyade.

Elle était associée à la treizaine «1-roseau».

Représentation[modifier | modifier le code]

En art, Chalciuhtlicue est généralement représentée vêtue d'ornements de papier amatl ou en turquoise dont les couleurs vertes et bleues renvoient à son nom, et une jupe bleue ornée de coquillages. Ses cheveux sont ornés de bandes bleues et blanches. Dans quelques scènes, des bébés sont visibles dans un flux d'eau issu de ses jupes. Elle est quelquefois symbolisée par une rivière.

Elle figure dans de nombreux manuscrits dont le Codex Borgia (images 11 et 650), le Codex Borbonicus (page 5), le Codex Ríos (page 17) et le Codex de Florence, (image 11).

En sculpture, elle est souvent sculptée dans une pierre verte, le plus souvent une jade. On l'invoquait au moment de la naissance d'un enfant pour le laver des péchés de ses parents, l'eau jouant ici un rôle purificateur. Elle est la patronne des pêcheurs du Golfe du Mexique et des fabricants de produits de caoutchouc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Primo Feliciano Velázquez, Códice Chimalpopoca. Anales de Cuauhtitlán y Leyenda de los Soles, México, Instituto de Investigaciones Históricas,‎ 1975, 161 p. (ISBN 968-36-2747-1)
  • Adela Fernández, Dioses Prehispánicos de México, México, Panorama Editorial,‎ 1998, 162 p. (ISBN 968-38-0306-7)
  • Patricia Turner and Charles Russell Coulter, Dictionary of Ancient Deities, United States, Oxford University Press,‎ 2001, 608 p. (ISBN 0-19-514504-6)
  • Otilia Meza, El Mundo Mágico de los Dioses del Anáhuac, México, Editorial Universo México,‎ 1981, 153 p. (ISBN 968-35-0093-5)
  • Michael Jordan, Dictionary of Gods and Goddesses, United States, Library of Congress Cataloging-in-Publication Data,‎ 2004, 402 p. (ISBN 0-8160-5923-3)
  • François-Marie Bertrand, Dictionnaire universel, historique et comparatif, de toutes les religions du monde : comprenant le judaisme, le christianisme, le paganisme, le sabéisme, le magisme, le druidisme, le brahmanisme, le bouddhismé, le chamisme, l'islamisme, le fétichisme, ... ; Volumen 1, France, Migne,‎ 1881, 602 p.
  • François-Marie Bertrand, Dictionnaire universel, historique et comparatif, de toutes les religions du monde ; Volumen 2, France, Migne,‎ 1881, 602 p.
  • François-Marie Bertrand, Dictionnaire universel, historique et comparatif, de toutes les religions du monde ; Volumen 3, France, Migne,‎ 1881, 602 p.
  • François-Marie Bertrand, Dictionnaire universel, historique et comparatif, de toutes les religions du monde ; Volumen 4, France, Migne,‎ 1881, 602 p.