Norbert Jacquet

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Norbert Jacquet, né le 25 janvier 1950 à Paris, est un ex-pilote de Boeing 747 à Air France qui fut révoqué après avoir pris une position qui contestait la version officielle du crash d'Habsheim impliquant le nouvel Airbus A320 d'Air France, le 26 juin 1988.

Il avait créé à l'époque un syndicat indépendant du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL), pour rendre plus transparent le déroulement de l'enquête. Il mettra en cause la conception et la certification de l'A320[1]. Suspendu de vol par l'État un mois après l'accident de Habsheim, il sera déclaré inapte pour raisons psychiatriques par la Direction générale de l'aviation civile deux mois après le crash, en septembre 1988, alors même que tous les psychiatres consultés, y compris ceux qui lui ont été imposés, ont conclu à l'absence de troubles. En avril 1989, Air France, invoquant son inaptitude à exercer sa profession, lui signifiera une rupture du contrat de travail du fait du salarié. Aucune indemnité ne lui a été versée en dépit de deux jours de grève des pilotes d'Air France déclenchés en 1992 par le syndicat majoritaire SNPL à la suite d'un changement d'équipes et de politique à la direction de ce syndicat[2].

Malgré les emprisonnements sans cause (détentions provisoires qui se sont systématiquement conclues par des non-lieux ou des abandons de poursuites), les psychiatres ont confirmé ultérieurement sa bonne santé mentale, soulignant même parfois son équilibre psychique face aux agressions subies[3]. Il a écrit en 1994 (après l'accident du Mont Saint-Odile) un livre sur son histoire, Airbus, L'assassin habite à l'Élysée[4]. En 2004, il a créé un site Web pour dénoncer ce qu'il appelle un « mensonge d'État »[5].

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