Moulin Légaré

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Moulin Légaré
Moulin Légaré en 2012
Moulin Légaré en 2012
Présentation
Type Moulin à eau
Protection Monument historique reconnu (1974)
Monument historique classé (1976)
Lieu historique national (2000)
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Municipalité régionale de comté Deux-Montagnes
Ville Saint-Eustache
Localisation
Coordonnées 45° 33′ 29″ N 73° 53′ 45″ O / 45.558, -73.89594445° 33′ 29″ Nord 73° 53′ 45″ Ouest / 45.558, -73.895944  

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Moulin Légaré

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Moulin Légaré
Grand Moulin, 1914. Il fut détruit par un incendie en 1917 et n'existe plus aujourd'hui. Il était situé sur la rivière des Mille Îles dans la ville de Deux-Montagnes. Il était sur la même seigneurie et appartenait au même seigneur que le Moulin Légaré. Ce dernier, toujours actif, est situé sur la rivière du Chêne à St-Eustache.

Le moulin Légaré est un moulin à eau situé à Saint-Eustache du Québec au Canada. Il s'agit du plus ancien moulin à farine actionné par la force de l'eau en activité au Canada. Il a été classé monument historique en 1976 et désigné lieu historique national du Canada en 2000.

Contexte[modifier | modifier le code]

La seigneurie où se trouve Saint-Eustache est pour la première fois concédée à un dénommé Michel Sidrac Dugué de Boisbriand en 1683. Toutefois, le sieur de Boisbriand n'ayant pas rempli les devoirs qui lui étaient incombés (tenir feu et lieu, c'est-à-dire bâtir une habitation et y habiter, construire et entretenir les chemins, bâtir un moulin à farine et finalement, concéder des terres aux colons), on lui retire la seigneurie. Elle est ensuite donnée à ses deux gendres, qui, eux non plus, ne remplissent pas leurs devoirs de seigneur et se voient retirer la seigneurie. Enfin, en 1739, Eustache Lambert-Dumont devient le premier véritable seigneur. C'est lui qui sera à l'origine du début du développement de Saint-Eustache. C'est cependant son fils, Louis-Eustache Lambert-Dumont, qui développera véritablement la seigneurie. Le seigneur Lambert-Dumont concède plusieurs lots et construit d'abord un moulin à farine sur les bords de la rivière du Chêne. Ce moulin, qui prendra plus tard le nom de moulin Légaré, est aujourd'hui le plus ancien moulin mû par la seule force de l'eau en Amérique du Nord à n'avoir jamais arrêté de fonctionner depuis sa mise en service en 1762.

Le moulin sera vendu une première fois en 1902 à Urbain Gagnon, ce dernier ne garde le moulin que 5 ans et le vend au meunier Magloire Légaré en 1907. Le moulin restera dans la famille Légaré (qui lui donnera son nom actuel) jusqu'en 1978, année où la ville de Saint-Eustache en fera l'acquisition. Au moment de l'acquisition du moulin Légaré, la ville de Saint-Eustache en a confié l'opération, la mise en valeur et l'administration à la Corporation du Moulin Légaré, un organisme à but non lucratif.

Identification[modifier | modifier le code]

  • Nom du bâtiment : Moulin Légaré
  • Adresse civique : 232, rue Saint-Eustache
  • Municipalité : Saint-Eustache
  • Propriété : Ville de Saint-Eustache

Construction[modifier | modifier le code]

  • Date de construction : 1762
  • Nom du constructeur : François Maisonneuve
  • Nom du propriétaire initial : Eustache-Louis Lambert-Dumont

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Évolution du bâtiment :
    • vers 1880 : on adjoint une scierie
  • Autres occupants ou propriétaires marquants :
  • Urbain Gagnon propriétaire de 1902 à 1907
  • Magloire Légaré propriétaire à partir de 1907 et ses fils Donat et Philippe jusqu'en 1978
    • 1978 : Ville de Saint-Eustache
  • Transformations majeures :
    • vers 1919 : ajout d'un 4e étage en bois

Architecture[modifier | modifier le code]

  • en pierre des champs
  • 11 mètres de long sur 9 de large
  • toit à 2 versants

Mise en valeur[modifier | modifier le code]

  • Constat de mise en valeur :
  • Site d'origine : Oui
  • Constat sommaire d'intégrité :
  • Responsable :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Jean, Commission des biens culturels, Les chemins de la mémoire, Les Publications du Québec, Québec, 1991, tome II, p. 399-400.

Note[modifier | modifier le code]

Le plan de cet article a été tiré du Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal et de l'Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]