Monkir et Nekir

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Monkir et Nekir sont, dans l'eschatologie musulmane, les anges exterminateurs. Ils testent la foi des morts et les torturent si leurs réponses ne sont pas celles attendues. Selon la religion musulmane, le croyant, après sa mort et en attendant le jour du jugement, passe par une période appelée 'Al barzakh'. Durant cette période, les anges Monkir et Nekir vont poser au mort trois questions. Plusieurs versets du Coran font référence à ce passage :

(Ces versets font référence au sort des gens de Pharaon)

v44. Allah donc le protégea des méfaits de leurs ruses, alors que le pire châtiment cerna les gens de Pharaon: v45. le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit): "Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment". Sourate 40.

Un autre verset fait ainsi allusion au châtiment de la tombe (dans la vie de barzakh). Un hadith dit: "La tombe est ou bien l'un des jardins du Paradis ou bien l'une des fosses de l'Enfer"

Munkir et Nekir demandent ainsi : "Qui est Ton Dieu ?" "Qui est Ton Prophète ?" "Quelle est Ta Religion ?"

Le mort doit répondre "Allah, Mohammed, l'Islam". Seulement, c'est le cœur du croyant qui parle. Donc les hypocrites ne pourront pas mentir. Si le mort répond correctement, les deux Anges lui diront : 'Sadakt'( Ce que Tu as dit est juste). Ensuite, sa tombe sera élargie et les bonnes œuvres de cette personne se présenteront à Lui sous la forme d'un bel homme qui lui annoncera de bonnes nouvelles. Quant à l'hypocrite ou au non croyant, il sera incapable de répondre tellement il sera terrorisé. Les deux Anges alors Le tortureront jusqu'au jour du jugement.

Monkir et Nekir dans la Littérature[modifier | modifier le code]

Plusieurs œuvres de la littérature européenne font références aux deux Anges exterminateurs. Lord Byron y fait référence dans son poème The Giaour :

But thou, false Infidel! shalt writhe;
Beneath avenging Monkir's scythe;
And from its torment 'scape alone
To wander round lost Eblis' throne;

Gérard de Nerval, dans Voyage en Orient, parle de Munkir et Nekir lorsqu'il relate la naissance de la religion Druse : « Le boulanger était à genoux et tendait le cou en recommandant son âme aux anges Monkir et Nekir. ». Les notes du roman indiquent que la source de Nerval serait Byron dans The Giaour.