Mikhaïl Chichkine

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Mikhaïl Chichkine

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Mikhaïl Chichkine (2010)

Naissance 18 janvier 1961 (54 ans)
Moscou
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture russe, allemand

Mikhaïl Pavlovitch Chichkine (russe : Михаил Павлович Шишкин) est un écrivain russe né le 18 janvier 1961 à Moscou. Il s'installe à Zurich en 1995 avec sa femme, la traductrice Franziska Stöcklin. Il écrit en russe et a été traduit en allemand, en italien et en français. En 2000, il a obtenu le prix du canton de Zurich pour la version originale russe de La Suisse russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mikhaïl Pavlovitch Chichkine est né d'un père sous-marinier, vétéran de la Seconde Guerre mondiale et décoré deux fois de l'Ordre du Drapeau rouge[1], et d'une mère ukrainienne enseignante[2]. Son grand-père paternel, à la suite de la dékoulakisation, est accusé en 1930 de travailler pour un koulak et est envoyé au chantier de construction de la Magistrale Baïkal-Amour, où il mourra. Sa grand-mère, Lioubov Chichkina (décédée en 1993) fuit la campagne avec ses deux enfants et travaille comme nettoyeuse dans la région de Moscou[3][4]. Le frère aîné du père de Mikhaïl est porté disparu en 1941[5]. En 2010, Mikhaïl découvre que son oncle a en fait été fusillé par les Allemands après avoir été dénoncé, à tort, d'être juif[3]. Son frère cadet, Pavel Chichkine (1926-1995), part à la guerre à l'âge de dix-sept ans pour venger son frère. Après sa formation, il sert comme sous-marinier entre 1944 et 1945 [3], tout en gardant pour lui le sort qui avait été réservé à son père[4].

La mère de Mikhaïl travaille pour le Parti comme secrétaire dans l'école où éclate le scandale causé par Vladimir Boukovski, alors écolier. Elle parvient à conserver son poste grâce à son congé de maternité et devient par la suite proviseur puis directrice. C'est dans cette même école N°59 que Mikhaïl passera sa scolarité[6].

La famille se dissout avant même la naissance de Mikhaïl, dont les premières années se déroulent dans le sous-sol d'une kommounalka moscovite[4]. Lioubov Chichkina, sa grand-mère maternelle, qui a passé trois ans dans une école religieuse, le baptise en secret. Dès l'école, Mikhaïl se conçoit une image négative du pouvoir soviétique et photocopie des tamizdats, ces samizdats imprimés à l'étranger[3]. Sous Andropov, sa mère est licenciée de l'école pour avoir autorisé l'organisation d'une soirée commémorative en l'honneur de Vladimir Vyssotski[7].

Tout un temps, Mikhaïl Chichkine travaille comme balayeur, puis il coule de l'asphalte[8]. Il est diplômé de la faculté romano-germanique de l'Université pédagogique d'État de Moscou en 1982. Il travaille trois ans pour la revue Rovesnik, il écrit des articles sur l'art et traduit des texte à partir de l'allemand. Il enseigne ensuite l'allemand et l'anglais pendant cinq ans à l'école N°444 de physique et mathématique de la ville de Moscou[9].

Mikhaïl Chichkine a été marié trois fois. Les deux premiers mariages ont duré sept ans. Sa première femme est russe, Irina, et la deuxième est suisse. Elle s'appelle Franziska Stöcklin et est slavisante de profession. C'est à elle que Mikhaïl dédie son roman La Prise d'Izmaïl. Depuis la naissance de son fils Konstantin, en 1995, l'écrivain vit en Suisse, à Zurich[4]. En plus de l'écriture, il se consacre à la traduction et donne des cours. En automne 2009, il enseigne un semestre durant à la Washington and Lee University, en Virginie[10].

En 2011, Mikhaïl épouse Evguenia Frolkova. Leur fils Ilia naît en 2013. Mikhaïl a un fils de chacun de ses mariages.

Après avoir obtenu la bourse DAAD (allemand : DAAD Künstlerprogramm), Mikhaïl vit à Berlin entre 2012 et 2013.

Mikhaïl Chichkine apprécie la musique classique[11] et aime jouer au snooker[12].

En 2013, il refuse de représenter la Russie à la foire internationale du livre «BookExpo America 2013» aux États-Unis pour des raisons politiques[13],[14]. Dans un essai paru dans des journaux européens, l'écrivain donne son point de vue sur l'annexion de la Crimée par la Russie[15],[16].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Наталья Кочеткова беседовала с Михаилом Шишкиным, « Будущее наступило. Михаил Шишкин написал свою главную книгу и встретил любовь », Известия,‎ 01.02.2011 (consulté le 2011-02-01)
  2. (ru) Александр Чернов беседовал с Михаилом Шишкиным, « Шишкин — художник слова. Интервью. », Шо,‎ 21.01.2011 (consulté le 2011-03-28)
  3. a, b, c et d (ru) « Клуб «Журнального зала» », Русский журнал,‎ 25.12.2010 (consulté le 2011-02-11)
  4. a, b, c et d (ru) « Михаил Шишкин: «Я почувствовал себя крошечным колесиком машины, производящей говно». По материалам «Московского комсомольца» и «Новых известий» », Салiдарнасць,‎ 25.12.2010 (consulté le 2010-12-25)
  5. « Говорят лауреаты «Знамени». Михаил Шишкин », Знамя, Moscou, no 3,‎ 2000
  6. (ru) « Национальная премия «Большая книга» »,‎ 2011-08-26 (consulté le 2011-03-15)
  7. Михаил Шишкин, Пальто с хлястиком, Сноб Медиа,‎ 2010
  8. Николай Александров, « Тот, кто взял Измаил. Интервью с Михаилом Шишкиным », Итоги, Moscou, no 42 (228),‎ 2000
  9. (ru) Веста Боровикова, « Писатель Михаил Шишкин: «В России государство – это главный враг, и его нужно бояться» », Новые Известия,‎ 27.03.2007 (consulté le 2011-03-15)
  10. (ru) Наталья Кочеткова беседовала с Михаилом Шишкиным, « Михаил Шишкин: Роман всегда умнее автора », Известия,‎ 25.12.2010 (consulté le 2011-01-06)
  11. Сергей Иванов беседовал с Михаилом Шишкиным, « Михаил Шишкин: «Писатель должен ощутить всесилие» » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 04.08.2010, mis en ligne le 2010-11-14, consulté le 2011-01-06
  12. (ru) Людмила Клот, « Михаил Шишкин и роман в письмах влюбленных. Интервью с Михаилом Шишкиным. », Наша газета,‎ 03.11.2010 (consulté le 2010-12-16)
  13. « Михаил Шишкин отказался представлять Россию на книжной ярмарке в США »,‎ 2013-03-09 (consulté le 2013-03-09)
  14. Викицитатник «Михаил Павлович Шишкин»
  15. « Ordinary Russians and Ukrainians have been betrayed by their leaders » (consulté le 2014-03-25)
  16. « Russlands ukrainische Zukunft » (consulté le 2014-03-26)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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