Kommounalka

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Caractères cyrilliques Cette page contient des caractères cyrilliques. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Kommunalka (film)

Une kommounalka ou appartement en commun (russe : коммуналка, коммунальная квартира) est un appartement partagé en Union soviétique. Après la Grande Guerre Patriotique (1941-1945), le gouvernement décide que les citoyens vont vivre ensemble et crée les appartements communautaires en réquisitionnant des appartements privés ou en réaménageant des appartements d'état dans lesquels les autorités locales entassent autant de foyers que l'appartement compte de chambres. Les habitants se partagent la cuisine et les sanitaires. Il est important de noter qu'en raison du très grand nombre de morts et de disparus pendant la guerre, une telle mesure ne s'imposait pas. Sous le régime soviétique, le logement était le plus souvent gratuit ou à loyer modéré. Après la chute du régime soviétique, la majorité du parc immobilier a été privatisée dans un laps de temps très court et le montant moyen des loyers fait qu'aujourd'hui encore les kommounalka n'ont pas disparu parce que beaucoup de russes n'ont pas les moyens de les quitter ou de trouver mieux. Les kommounalka sont souvent délabrés, et les installations d'électricité et de plomberie vétustes car les foyers veillent à payer uniquement leur propre consommation ce qui donne lieu à des dérivations et raccordements séparés mal faits, et personne ne veut ou ne peut investir dans la réfection des installations et des parties communes. Actuellement, rien qu'à Moscou et Saint Petersbourg, on estime que le nombre de personnes vivant en kommounalka se compte en centaines de milliers.

Le terme historiquement usité est « commune »[réf. nécessaire].

La kommounalka fut parodiée dans un film américain de 1939, Ninotchka. Le long-métrage documentaire de Françoise Huguier, Kommunalka (2008), relate la vie au sein de l'un de ces appartements.