Marie Victoire d'Arenberg

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Marie Victoire d'Arenberg
Portrait de Marie Victoire par Johann Wolfgang Hauwiller, vers 1770
Portrait de Marie Victoire par Johann Wolfgang Hauwiller, vers 1770

Titre Margravine de Bade-Bade (en)
(17611771)
Distinctions Ordre de la Croix étoilée
Biographie
Dynastie 3e Maison d'Arenberg
(Maison de Ligne)
Naissance 26 octobre 1714
Bruxelles
Décès 13 avril 1793
Strasbourg,
Drapeau français République française
Père Léopold-Philippe d'Arenberg
Mère Maria Francesca Pignatelli (it)
Conjoint Auguste-Georges de Bade-Bade

Allianzwappen.jpg

Marie Victoire Pauline d'Arenberg (26 octobre 1714 - Bruxelles13 avril 1793 - Strasbourg), était un membre de la maison d'Arenberg qui devint par la suite margravine de Baden-Baden, comme consort d'Auguste-Georges de Bade-Bade. Connue pour sa nature charitable, elle installa divers ordres religieux dans le margraviat de Baden-Baden où elle était appelée Maria Viktoria.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Victoire, fille aînée de Léopold-Philippe d'Arenberg, est née à Bruxelles. Sa mère était Maria Francesca Lodovica Pignatelli (it), fille de Niccolò Pignatelli, duc de Bisaccia, duc de Monteleón (de), vice-roi de Sardaigne et petite-fille d'Ottone Enrico del Carretto, commandant de l'armée impériale comme son propre père.

Elle était autorisée à porter le prédicat d'Altesse Sérénissime, les membres de la Maison d'Arenberg étant princes du Saint-Empire.

Aînée des six enfants du duc d'Arenberg, elle fut l'une des deux seuls qui survécurent à leur parents, l'autre étant son frère Charles Marie Raymond d'Arenberg, membre éminent de l'armée impériale. Elle était une amie d'enfance de la future impératrice Marie-Thérèse.

Elle était une cousine de Maria Henriette de La Tour d'Auvergne (de), marquise de Bergen-op-Zoom et épouse de Jean Christian de Palatinat-Sulzbach (de), comte palatin de Palatinat-Sulzbach (de) et mère du « dernier »[1] électeur de Bavière, Charles Théodore.

Marie Victoire reçu une éducation catholique stricte : arrivée à l'âge adulte, elle dépensa une grande partie de sa fortune personnelle dans la fondation d'établissements catholiques de charité. Elle a également été active dans le cadre des soins apportés aux enfants et à l'éducation catholique des jeunes femmes.

Le 7 décembre 1735, elle épousa le margrave Auguste-Georges de Bade-Bade. L'année suivante, elle fut reçue dans l'Ordre de la Croix étoilée[2].

Auguste-Georges (14 janvier 1706 - Rastatt21 octobre 1771 - Rastatt), le plus jeune fils de Louis-Guillaume Ier de Bade-Bade et Sibylle de Saxe-Lauenburg. À l'origine destiné à l'église, il avait quitté sa carrière ecclésiastique en 1735.

Auguste-Georges était le frère de Louis-George, margrave de Bade-Bade rêgnant. À la mort de son beau-frère, en 1761, le mari de Marie Victoire lui succéda comme margrave, ce qui fit d'elle la femme la plus importante de la cour de Baden-Baden, en lieu et place de la veuve de Louis-Georges, Anna Maria Josepha de Bavière Marie-Anne Josèphe de Bavière (en), sœur de Maximilien III Joseph, électeur de Bavière. Marie Victoire fut dès lors connue en Allemagne sous le nom Maria Viktoria.

La margravine, qui avait reçu dans sa prime jeunesse une bonne formation dans le domaine la musique et les arts, monta une chorale augustinienne pour les femmes de Rastatt (capitale de la principauté).

Son mari mourut en 1771 sans lui laisser d'héritiers. Le margraviat de Baden-Baden échut alors à Charles Théodore, futur électeur de Bavière (1777), un cousin, de la lignée de Palatinat-Sulzbach (de), de la maison de Wittelsbach, laissant Maria Viktoria, endeuillée, sans domicile.

Marie Victoire quitta Rastatt et s'installa à Ottersweier où elle a créa un couvent. Dans le couvent, une école enseignait aux filles toutes les compétences dont ils auraient besoin en tant que les futures mères et enseignantes. En 1767, elle légua la plupart de ses biens à une fondation destinée à préserver l'école au-delà de sa mort.

Décédée à Strasbourg, âgée de 78 ans, elle fut inhumée à l'église collégiale de Baden-Baden aux côtés de son mari.

Titres et prédicats[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le suivant devient roi de Bavière.
  2. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse : contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, vol. 1,‎ 1770, 2e éd. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]