Louis-Georges de Bade-Bade

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Louis-Georges de Bade-Bade jeune, avec le cordon de l'ordre bavarois de Saint-Hubert

Louis-Georges Simpert de Bade-Bade (en allemand, Ludwig Georg von Baden-Baden), surnommé Jägerlouis (Louis le chasseur)[1] (né à Baden[2], le 7 juin 1702 et décédé à Rastatt le 22 octobre 1761) fut margrave de Bade-Bade de 1707 à 1761.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Georges de Bade-Bade était le sixième enfant et troisième fils de Louis-Guillaume, margrave de Bade-Bade (1655-1707), et de Françoise-Sibylle, duchesse de Saxe-Lauenbourg (1675-1733). Ses deux frères aînés, Léopold-Guillaume et Charles-Joseph étant décédés respectivement en 1695 et en 1701, il devint dès lors l'héritier du margraviat de Bade-Bade. Mineur à la mort de son père — il n'avait que 4 ans —, Louis-Georges fut placé sous la tutelle de sa mère[3] jusqu'au 7 juin 1727.

Il contracta deux alliances. Le premier, avec Marie-Anne, princesse de Schwarzenberg (1706-1755), fille d'Adam-François, prince de Schwarzenberg et d'Éléonore, princesse de Lobkowicz, fut célébré au château de Krummau le 18 mars 1721, duquel naquirent[4] :

  • Élisabeth (1726-1789), épousa en 1775, le comte Michel-Wenceslas d'Althann (1743-1810). Ils n'eurent pas de descendance. À la mort de son oncle, le margrave Auguste-Georges de Bade-Bade, Élisabeth hérita des biens allodiaux de la ligne de Bade-Bade. En 1765, elle acheta la seigneurie de Riegel et, en 1773, le château de Lichteneck qu'elle revendit en 1774[4].
  • Charles (1728-1734), prince héritier de Bade-Bade.
  • Louis-Georges (1736-1737), prince héritier de Bade-Bade.
  • Jeanne (1737-1737).

En secondes noces, Louis-Georges épousa (par procuration à Munich le 10 juillet, puis) en personne à Ettlingen le 20 juillet 1755, Marie-Anne, princesse de Bavière (1734-1776), fille de l'empereur Charles VII. Ce mariage resta sans postérité.

À sa mort, Louis-Georges n'avait plus aucun héritier masculin, ces deux fils étant décédés avant lui. Le margraviat de Bade-Bade passa ainsi à son frère, Auguste-Georges (1706-1771).

Événements de son règne[modifier | modifier le code]

Le 24 août 1707 eut lieu le partage, avec l'électeur palatin, du comté antérieur de Sponheim, qu'ils avaient jusqu'alors possédé en commun.

En 1707 également, les troupes françaises ayant avancé outre-Rhin (pendant la Guerre de Succession d'Espagne), la famille margraviale dut quitter son château de Rastatt. Elle n'y revint qu'après la signature de la paix du même nom, en 1714[5].

En 1708, le comté d'Eberstein fut racheté à la ligne de Bade-Durlach.

En 1714, suite à la paix de Bade, la seigneurie de Rodemachern et ses dépendances lui furent à nouveau attribuées, mais sous forme de fief dépendant de la couronne de France. L'investiture lui en fut accordée en 1734 par la cour de Metz[6].

En 1716, Louis-Georges hérita de son cousin Léopold de Bade-Bade (1667-1716)[7] les terres de Lobositz, Aujezd, Dulkowitz, Kottomirsch, Kamaik, Wrschowitz (Vrsovice), Doretz (Mohr), etc.

En 1734, il racheta la seigneurie d'Hesperange qui fut réunie à celle de Rodemachern.

En 1753, enfin, il reçut la moitié du château de Neueberstein ainsi que quelques biens que possédait le duc de Wurtemberg, lequel abandonnait par là toutes ses prétentions sur le comté d'Eberstein.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ludwig Georg Simpert von Baden, Markgraf von Baden-Baden », sur Karlsruher Türkenbeute (Consulté le 22 novembre 2009).
  2. Allemagne dynastique 1991, p. 70. Selon d'autres sources, il serait né à Ettlingen. Voir notamment : Kitzing-Bretz 2001, p. 11 ; et « 300 jähriges Geburtstagsjubiläum des Markgrafen Ludwig Georg von Baden-Baden in der Barockresidenz Rastatt » (Consulté le 22 novembre 2009). L'Allemagne dynastique (p. 77, note 8f) se basant sur les registres catholiques de Baden indique : « Les registres catholiques de Baden établissent sans aucun doute que la naissance eut lieu à Baden le 7 juin entre 9 et 10 heures du soir ».
  3. Voir notamment : Kitzing-Bretz 2001, p. 11; « Ludwig Georg Simpert von Baden, Markgraf von Baden-Baden », sur Karlsruher Türkenbeute (Consulté le 22 novembre 2009) ; et « 300 jähriges Geburtstagsjubiläum des Markgrafen Ludwig Georg von Baden-Baden in der Barockresidenz Rastatt » (Consulté le 22 novembre 2009).
  4. a et b Allemagne dynastique 1991, p. 85.
  5. Kitzing-Bretz 2001, p. 11
  6. Allemagne dynastique 1991, p. 69 et 77, note 8b.
  7. Sur la personne de Léopold de Bade-Bade, voir notamment : Allemagne dynastique 1991, p. 59.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Huberty, Alain Giraud, F. Magdelaine et B. Magdelaine, L'Allemagne dynastique : les quinze familles qui ont fait l'empire, t. VI : Bade-Mecklembourg. Familles alliées C-G, Le Perreux-sur-Marne, chez Alain Giraud,‎ 1991, 530 p. (ISBN 2-901138-06-3)


  • (de) Martina Kitzing-Bretz, Der Markgräflich Baden-Badische Hofbaumeister und Bauinspektor Franz Ignaz Krohmer (1714-1789), Heidelberg, Ruprecht-Karls-Universität,‎ 2001, 104 p. (lire en ligne)
    thèse de doctorat