M-Commerce

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Le commerce mobile ou m-commerce (mobile commerce) en anglais, correspond à l'utilisation de technologies sans fil, et plus particulièrement de la téléphonie mobile, afin de faire du commerce.

Il regroupe l’ensemble des applications commerciales liées aux terminaux mobiles et effectuées le plus souvent en situation de mobilité[1].

Un smartphone

Le commerce mobile ne se limite pas aux téléphones portables de type smartphones mais aussi aux tablettes tactiles et PDA. Une réservation d’un billet de cinéma ou de train à partir d’un téléphone mobile est un acte de M-commerce[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le m-commerce, origine et évolution[modifier | modifier le code]

L'internet fait désormais partie intégrante de la vie quotidienne des Hommes et devient de plus en plus pratique essentiellement en termes de moyens de communication. Les différents supports pour accéder à internet n'ont également cessé de s’améliorer passant de l’ordinateur de bureau à l’ordinateur portable puis à l’ordinateur de poche pour arriver sur la tablette PC et le téléphone portable. C’est surtout sur ce dernier que repose l’enjeu du m-commerce ou le commerce mobile. Ayant vu le jour à l’instar des procédés du wap, l’expansion des bluetooths et grâce à l'apparition des réseaux 3G, le commerce mobile ou le m-commerce connaît une croissance importante.

Parallèlement, l’explosion des smartphones et des autres terminaux embarqués a aussi aidé à booster l’affaire car force est de constater que le téléphone est devenu incontournable pour toutes les tranches d’âge et nous accompagne partout où l’on va : au bureau, en famille, en vacances, voire au lit etc. Cette valeur d’usage à laquelle nous confère le téléphone va pouvoir profiter aux marketeurs. L’idée est de pouvoir générer plus de transactions commerciales à tout moment et n'importe où en adaptant le contenu des applications web classiques sur le mobile.

Selon GfK, 60 % des téléphones mobiles en France sont connectés à Internet en 2010. Même si 17 % des Français se connectent réellement, ce chiffre grimpe rapidement et atteindrait 41 % en 2014 selon Forrester Research[3]. Aux États-Unis, six internautes Américains sur dix se connectent depuis un téléphone ou un ordinateur portable en utilisant une connexion sans-fil, rapporte le Pew Internet Research dans une étude[4]. La connexion à internet via un mobile étant moins cher, cela favorise son développement. Si le m-commerce a commencé par l’achat et la vente des i-tunes, des sonneries et des logos[5], actuellement il s’oriente vers l’achat et la vente de produits et de services.

La révolution du m-commerce[modifier | modifier le code]

L’achat sur mobile et même sur la tablette se généralise en France. En 2011, plus d’un possesseur de téléphone mobile sur quatre a déjà réalisé un achat avec son téléphone[6]. La vente de terminaux mobiles (smartphones et tablettes) dépasse celle des ordinateurs depuis peu.

Le commerce mobile commence à bouleverser le commerce électronique qui a lieu principalement depuis la maison ou le lieu de travail. Il va donc transformer les usages du commerce traditionnel, « l’achat en magasin », qui représente encore 90 à 95 % des ventes aux particuliers dans les pays où l’Internet est le plus développé[7].

Le m-commerce dans notre société[modifier | modifier le code]

Le m-commerce semble être entré dans les mœurs en 2012. Il faut dire que toutes les conditions ont été réunies pour faciliter sa croissance : l'essor des Smartphones et des tablettes, mais aussi et surtout la diversification des moyens de paiements à travers des solutions dédiées comme PayPal, les SMS, …etc. Certaines entreprises ont su mettre à profit le m-commerce dans leur production, dans la distribution de leurs produits et services ou encore pour faire de la communication. McDonald utilise le m-commerce dans son circuit de vente, la commande est traitée via Smartphone puis et communiquée en scannant l’appareil a une borne. Cela permet aux clients d’éviter le temps d’attente en caisse pour commander et ils peuvent prendre le temps de choisir leurs menus. D’autres entreprises comme Décathlon utilisent le m-commerce afin de faire gagner du temps à leurs clients. Le service de la carte de fidélité et directement relié via leur Smartphone et dès le passage en caisse le client peut donner son Smartphone à la place de sa carte fidélité, et le client sera reconnu. Le m-commerce peut donc substituer les cartes présentes dans les magasins. Pour finir, des entreprises comme Celio utilisent le m-commerce afin de faire de la communication pour leur enseigne. Dès lors que le client entre dans la zone de chalandise du magasin, celui-ci va envoyer un SMS portant sur les promotions que fait le magasin afin d’attirer le consommateur. Ce procédé permet donc de faire de la communication à faible prix touchant grand nombre de consommateurs potentiels.

Le commerce mobile dans l’Union européenne[modifier | modifier le code]

L’évolution du contexte réglementaire en Europe et en France permet aux nouveaux entrants d’être opérateurs de paiements depuis 2010[8].

La réglementation du m-commerce n’est pas si différente du e-commerce car les paiements mobiles étant émis et traités électroniquement, ils font partie intégrante des paiements électroniques[9].

Alors que le m-commerce ne fait à ce jour l’objet d’aucune disposition spécifique en matière de régime juridique, les règles applicables aux moyens de paiement ainsi qu’à la monnaie électronique semble cependant combler cette zone d’incertitude (voir lien moyens de paiement ; monnaie électronique)[9].

L'attrait du m-commerce[modifier | modifier le code]

Afin de mieux comprendre cette attirance pour le commerce mobile, des études ont été réalisées.

Ainsi, une étude réalisée par la CCM Benchmark en 2011, nous indique les produits ou services les plus achetés sur mobile. Grâce à cette étude, on peut constater, d'une part que les billets de train, les biens culturels et l’habillement sont les produits les plus achetés sur mobile. Et d'autre part que l’achat sur mobile est dû en majeure partie au fait que le mobile soit le meilleur mode d’accès à Internet. En effet, l'avantage principal du m-commerce est de pouvoir acheter de n’importe où[10].

Produits et services disponibles[modifier | modifier le code]

Banques mobiles[modifier | modifier le code]

Les banques mobiles ou M-banking se développent doucement en France. Les services bancaires mobiles permettent d’effectuer des opérations bancaires avec son téléphone portable[11].

Comparateur de prix[modifier | modifier le code]

Le M-commerce permet d’obtenir un comparateur de prix sur smartphone à partir d’une situation géographique[12].

Billetterie mobile[modifier | modifier le code]

Le M-commerce permet de réserver, payer et annuler ses billets (trains, cinéma, …) sur son téléphone portable via une application. Exemple : la réservation de billets de train sur son téléphone portable en utilisant l’application Voyages-sncf.com[13].

Carte de fidélité[modifier | modifier le code]

La population, en règle générale, possède un certain nombre de cartes de fidélité. Cependant, elles tendent de plus en plus à être remplacées par une application sur les téléphones mobiles[14].

Coupons mobiles[modifier | modifier le code]

Le Coupon mobile désigne un titre électronique virtuel appelé M-Coupon ou Coupon sur mobile donnant droit à une réduction. Le Coupon mobile ou M-Coupon est délivré par l'enseigne émettrice, soit avec une personnalisation nominative, la diffusion est dite restreinte, car elle est réalisée à des fins de fidélisation, soit le M-Coupon est délivré en libre téléchargement, sur simple inscription sur le portail fixe ou mobile de l'éditeur du service, la diffusion est réalisée dans ce cas à des fins d'acquisition de clients. L'éditeur du service Mobile Couponing devra faire apparaitre sur le titre virtuel, la valeur faciale de réduction consentie au client, exprimée en ttc, le nombre de personnes maximum bénéficiaires, la date de validité du M-coupon, le numéro de Siret de l’enseigne émettrice et un numéro spécifique de sécurité encodé sous un code barre 1D ou 2D.

Les applications[modifier | modifier le code]

Tous les jours ou presque, une nouvelle marque lance une application pour iPhone et/ou Smartphones. Le but pour les marques est de faciliter la fidélisation des consommateurs[15].

M-commerce- un nouveau vecteur de communication[modifier | modifier le code]

Grâce au mobile commerce, les entreprises ont d’autres supports afin de véhiculer leur message : le smartphone et la tablette. Depuis que le m-commerce a décollé, plus d’un possesseur d’appareils mobiles sur quatre est influencé par ce qu’il voit s’afficher. Il passe donc plus facilement à l’acte d’achat sur ce support[6].

M-commerce, de nouveaux moyens de paiement sécurisé[modifier | modifier le code]

De nouveaux modes moyens de paiement se développent, le plus connu est Paypal.

Paypal[modifier | modifier le code]

C’est leader historique en matière de moyens de paiement en ligne, qui a été lancé en août 2001 en France. Actuellement, Paypal est présent sur 22000 sites et compte 5 millions d’utilisateurs actifs en France[16].

Buyster[modifier | modifier le code]

Un des nouveaux modes de paiement est Buyster. Il a été lancé le 30 septembre 2011 par Atos Origin et les trois opérateurs mobiles : Bouygues, SFR et Orange[16]. Grâce à ce service, l’internaute pourra payer depuis n’importe quel terminal connecté : ordinateur, smartphone, tablette, …[17] Pour effectuer son achat sur internet, l’utilisateur devra simplement saisir un code confidentiel buyster depuis son mobile[16].

Kwixo[modifier | modifier le code]

Un autre moyen de paiement a été lancé en juin 2011 et développé par le Crédit Agricole, Fia-Net et la banque LCL : Kwixo. Ce système permet de fournir un e-mail ou un numéro de téléphone comme identifiant du moyen de paiement. La transaction est ensuite réalisée sur la carte attachée(les comptes bancaires sont uniquement utilisés pour l’encaissement)[18].

Lemon Way[modifier | modifier le code]

Lemon Way est un autre mode de paiement qui a été lancé en novembre 2011 par Damien Guermonprez, l’ex-patron de Banque Accord, et Sébastien Burlet, son fondateur et dirigeant. L’utilisateur devra simplement ouvrir un compte sur le site lemonway.fr et l’approvisionner par le biais d’un virement avec sa carte bancaire. Son numéro de téléphone et un mot de passe lui suffisent ensuite pour régler ses achats ou faire des virements d’argent[19].

Les perspectives[modifier | modifier le code]

Le m-commerce devrait dépasser les 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France en 2015, contre 500 millions d'euros en 2010, selon une étude publiée par le cabinet conseil Xerfi. Cette étude a mis en évidence que le m-commerce connaitrait donc une croissance annuelle de 90 % par an, liée à la hausse du nombre de smartphones et de mobinautes. À noter que l'étude inclut dans le m-commerce les ventes d'applications mobiles[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition webmarketing. 2011 [consulté le 24 novembre 2011]. Disponible sur : http://www.definitions-webmarketing.com/Definition-M-commerce
  2. Malecot Dominique. Voyages-sncf.com vise une croissance à l’international. Les Echos 2011, n°20958, p25
  3. http://frenchweb.fr/atouts-majeurs-m-commerce/
  4. http://www.atelier.net/fr/articles/linternet-fil-predominant-aux-etats-unis
  5. http://www.scoop.it/t/m-market/p/495948536/avis-d-expert-le-m-commerce-deja-plus-important-que-le-e-commerce
  6. a et b Puget Yves. L’achat sur mobile et tablette devient monnaie courante en France. LSA 2011
  7. Puget Yves. La Révolution de m-commerce. LSA 2011
  8. Lavabre Sylvie. La bataille du paiement en ligne se durcit. LSA 2011, n°2204, p10-13
  9. a et b Université Robert Schuman. Le m-commerce et ses enjeux juridiques. 2005-2006, p23
  10. http://www.fevad.com/espace-presse/m-commerce-plus-de-3-millions-de-francais-ont-deja-achete-a-partir-de-leur-mobile
  11. Les chinois champion du shopping sur téléphone mobile. La tribune 2011,
  12. F.M. M-commerce : Géocompare invente le comparateur de prix géolocalisé. LSA 2010
  13. Voyages-sncf.com lance la réservation de billets de train sur téléphone portable. Les Echos 2007
  14. Snapp' fait entrer les cartes de fidélité dans le mobile, Les Echos 2011, n° 20949, p.13
  15. Les marques donnent de la voix sur mobile. Les Echos 2011, n°20904, p.13
  16. a, b et c Lavabre Sylvie. La bataille du paiement en ligne se durcit. LSA 2011, n°2204, p11
  17. Godeluck Solveig. Orange, SFR et Bouygues s’unissent dans l’e-paiement. Les Echos 2011, N° 20862, p27
  18. Lavabre Sylvie. La bataille du paiement en ligne se durcit. LSA 2011, n°2204, p12
  19. Lavabre Sylvie. La bataille du paiement en ligne se durcit. LSA 2011, n°2204, p13
  20. Bianchi Frédéric. Le commerce sur mobile en pleine explosion. LSA 14 juin 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • M-commerce plus de 3 millions de français ont déjà acheté à partir de leur mobile [1]
  • Le m-commerce selon Tesco ou comment apporter les magasins aux clients [2]