Luigi Calabresi

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Luigi Calabresi (Rome, 14 novembre 1937 - Milan, 17 mai 1972) était un commissaire de la police italienne, Médaille d'or de la Présidence de la République italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fut accusé par une partie de la gauche extra-parlementaire italienne (dont notamment l'organe du groupe révolutionnaire Lotta Continua[1]), d'avoir assassiné par défenestration le cheminot anarchiste Giuseppe Pinelli alors que celui-ci faisait l'objet d'une mesure de garde à vue dans le cadre de l'attentat de piazza Fontana le 12 décembre 1969). Le commissaire Luigi Calabresi fut abattu devant son domicile de la métropole lombarde le 17 mai 1972[2].

Le 27 octobre 1975, le juge d'instruction D'Ambrosio, au sujet de la mort de Pinelli[3], estima que cette mort était imputable à des causes accidentelles, et que, par ailleurs, le commissaire Calabresi n’était pas présent dans la pièce où se trouvait Pinelli au moment de sa chute.

En 1988, le témoignage de Leonardo Marino, ancien membre de Lotta Continua, permit l'arrestation de trois supposés commanditaires et/ou exécutants de l'assassinat de Calabresi. Ceux-ci étant Adriano Sofri, l'ancien chef de Lotta Continua, Giorgio Pietrostefani et Ovidio Bompressi, accusé d'avoir été l'auteur des coups de feu. Marino s’accusant lui d'avoir convoyé le tueur.

Reconnus coupables, ils furent en janvier 1997 condamnés à vingt-deux ans de prison, à l'exception de Leonardo Marino, qui bénéficia des mesures de réductions octroyées aux repentis (collaboratori di giustizia ou pentiti).

Luigi Calabresi est un Serviteur de Dieu pour l'Église catholique romaine reconnue par Paul VI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation du documentaire « L'Affaire Sofri » sur le site Arte Pro.
  2. (it) [PDF] http://www.repubblica.it/online/cronaca/calabresi/delitto/delitto.html
  3. (it) http://www.reti-invisibili.net/giuseppepinelli/docs/4-2635_sentenza_pinelli.pdf.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mario Calabresi, Sortir de la nuit - Une histoire des années de plomb, (traduit de l'italien par Anaïs Bokobza), Gallimard, 165 p.