Lotta continua

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Lotta continua était une formation politique maoïste, communiste et révolutionnaire, née à l'automne 1969 (le premier numéro du journal sort en novembre), suite à une scission (l'autre partie deviendra Potere Operaio (Pouvoir ouvrier), basé au nord-est de l'Italie) au sein du Mouvement ouvriers-étudiants de Turin qui avait déclenché les luttes à l'université et dans les usines de Fiat notamment celles de Mirafiori.

Dans la continuité idéologique et territoriale avec le Pouvoir ouvrier pisan, les dirigeants principaux étaient Adriano Sofri (chef de l'organisation), Mauro Rostagno, Guido Viale, Giorgio Pietrostefani, Paolo Brogi et Marco Boato et l'écrivain Erri De Luca. Au plus fort de son existence, le nombre de ses "militants" était proche de 30 000[1].

La première période, jusqu'en 1972, fut caractérisée par une forte connotation mouvementiste et spontanéiste. La forte réorganisation qui suivit porta à un remarquable recentrage de l'organisation jusqu'en 1974, quand l'ouverture aux nouveaux mouvements ne résista pas au changement de climat politique de la seconde moitié des années 1970.

Lotta Continua subit plusieurs scissions en 1974 et 1975 :

Lotta Continua s'auto-dissout en 1976 mais son journal continue à paraître jusqu'en 1982. De nombreux membres de Lotta Continua, au cours des années 1980, ont abandonné l'idéologie d'origine pour devenir sympathisants du Parti socialiste italien, soutenant en particulier les positions de son secrétaire Bettino Craxi, après avoir milité au Parti radical (Marco Boato et Mimmo Pinto), ou travaillé à la télévision (Rai ou Fininvest) ou dans divers journaux. Quelques-uns seulement, comme Marco Revelli ou Fulvio Grimaldi, ont adhéré au Parti de la refondation communiste.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la note 1, page 299 du livre La Fiat aux mains des ouvriers. L'automne chaud de 1969 à Turin Diego Giachetti et Marco Scavino. Éditions Les Nuits Rouges.