Les Mille et Une Vies d'Ali Baba

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Les Mille et Une Vies d'Ali Baba
Sources Ali Baba et les Quarante Voleurs
Lyrics Thibaut Chatel
Frédéric Doll
Musique Fabrice Aboulker
Alain Lanty
Mise en scène Joël Lauwers
Chorégraphie Bruno Agati
Décors Louis Désiré
Costumes Louis Désiré
Lumières Jacques Rouveyrollis
Producteur(s) Pierre-Alain Simon
Jean-Claude et Annette Camus
Première 15 septembre 2000
Zénith de Toulon Drapeau de la France
Dernière Zénith de Paris
Langue d’origine Français
Pays d’origine Drapeau de la France France

Les Mille et Une Vies d'Ali Baba, puis Ali Baba, la musicale comédie, est une comédie musicale française dont la première a lieu au Zénith de Toulon le 15 septembre 2000. Puis, le spectacle se joue au Zénith de Paris le 22 septembre 2000. Ce spectacle musical produit par Pierre-Alain Simon, Jean-Claude et Annette Camus est écrit et composé par Fabrice Aboulker, Thibaut Chatel, Frédéric Doll et Alain Lanty.

Argument[modifier | modifier le code]

L'action se déroule dans une cité perdue au milieu de sables. Cet endroit résolument moderne et semblant surgir de nulle part se transforme au fil du temps pour devenir la lumineuse scène de cette éternelle comédie humaine dont seul l’amour sortira vainqueur…

Tout commence à Nova-Manganor avant dirigée par les Princes mais depuis la disparition de leur fille Yasmina, qui portait un médaillon royal, ils sont tous morts de chagrin au fils du temps. Quel est cet endroit ? Une ville, un village, une cité ? Peu importe. Ce qui compte ce sont les gens qui vivent là : Ali Baba, un jeune homme généreux et solitaire et aussi un poète à la recherche de l'amour, son frère Cassim un imbécile qui accepte tous les caprices de sa femme et sa femme, Madame Cassim égoïste et pleine d'ambition, un couple de parvenus qui ne rêvent que de pouvoir et d’argent, un Génie, psychiatre glamour et égocentrique et une bande de Voleurs, aussi bêtes que méchants constitués d'un Capitaine autoritaire, de sa fille Fillasse, de Kartan l'imbécile heureux, de Perroquet le soumis et aussi Booster le costaud romantique et d'autres voleurs aussi méchant, qui traînent leur ennui d’un mauvais coup à l’autre. Rien ne semble pouvoir perturber cet endroit tranquille.

Pourtant, une belle jeune femme, Yasmina qui porte un médaillon au cou, va venir bouleverser l’ordre établi.

Elle débarque à Nova, achetée par Cassim pour le servir. Ali tombe immédiatement amoureux et elle ne reste pas insensible à son charme et sa gentillesse. Malheureusement, Madame Cassim qui souhaite posséder la rue entière, ordonne à son mari d’expulser son frère qui possède un tout petit bar constitué de deux bidons. Ali est jeté sur la route, où le destin lui tend la main. Il tombe par hasard sur le débordant et rutilant repaire des Voleurs, et en profite pour emprunter de quoi rentrer à Nova rendre sa liberté à Yasmina. Mais là où tout se complique c’est que Madame Cassim veut savoir où Ali a trouvé tout cet argent. Elle est décidée à racheter le palais des Princes disparus et prendre ainsi la place vacante. À force de ruses, elle fait parler Ali et envoie Cassim à la caverne. Ce dernier obéit, une fois de plus, et pénètre dans l’antre des Voleurs au péril de sa vie. Gagné par la fièvre de l’argent, il s’imagine un instant pouvoir tout garder pour lui. C’était sans compter sur les sauvages propriétaires de l’endroit qui l’attrapent et l’enferment. Mais Ali, courageux et malin, réussit à délivrer son frère pendant que l’abjecte Madame Cassim en profite pour s’emparer du butin. Les esprits s’échauffent. Les Voleurs déchaînés veulent retrouver leur magot. Ali et Yasmina veulent se retrouver. Cassim veut comprendre. Et Madame Cassim veut toujours devenir princesse.

Madame Cassim, exaltée par sa nouvelle fortune, sent s’approcher les parfums du pouvoir, dont elle rêve depuis si longtemps. Elle décide de s’entourer et propose au Génie de l’embaucher comme chambellan. Hélas, ce dernier a, comme tout le monde ici, une obsession : monter sur scène à Broadway. Il accepte tout de même le job, sentant que l’offre faite par l’odieuse femme peut lui permettre de « s’offrir » son caprice. Il aide donc Madame Cassim à organiser les fêtes de son sacre, mais alors que tout est prêt, la tigresse ferme les lourdes portes de Nova-Manganor et jette son « assistant » comme un malpropre. Ali, Cassim, les Voleurs et le Génie décident alors, chacun de leur côté, de se déguiser, de s’introduire dans la grande fête et de se venger. S’ensuit une nuit de folie et de quiproquos riche en surprises. Pourtant au petit matin, rien n’est réglé…

Ali et Yasmina arriveront-t-ils à sortir de ce piège et à s'aimer ? Cassim réussira-t-il à reconquérir sa « douce » ? Les Voleurs récupéreront-ils le fruit de leur funeste labeur ? Madame Cassim deviendra-t-elle princesse? Le Génie… Où est passé le Génie ?

Production[modifier | modifier le code]

Fabrice Aboulker a l'idée de faire une comédie musicale sur Ali Baba. Pierre-Alain Simon lui conseille d'obtenir le soutien de RTL, M6 et Jean-Claude Camus[1]. Ce dernier avait connu plusieurs échecs dans les années 1980 et 1990 avec des comédies musicales, lui faisant perdre 21 millions de francs[2]. Il décide néanmoins de produire le spectacle, avec Pierre-Alain Simon pour un budget s'élevant à 25 millions de francs[3]. Fabrice Aboulker et Alain Lanty composent la musique, tandis que Frédéric Doll et Thibaut Chatel écrivent les paroles[4].

Ali Baba sort en même temps que trois autres comédies musicales (Da Vinci, les Ailes de la Lumière, Les Dix Commandements et Roméo et Juliette), après le grand succès de Notre-Dame de Paris l'année précédente[3]. Contrairement aux autres comédies musicales, Ali Baba est « une vraie comédie »[1]. Cette originalité est mise en avant par la production, tout comme l'orchestre philharmonique sur scène[3].

L'album sort en début d'année 2000. Le producteur fait participer Sonia Lacen (Yasmina) aux tournées de Johnny Hallyday et Sébastien Lorca (Ali) à celles de Lara Fabian, pour que le public les identifie[4]. La première a lieu le 15 septembre au Zénith de Toulon. Du 23 septembre au 29 octobre, la comédie musicale monte au Zénith de Paris[3], avant une tournée en province puis un retour à Paris[5].

Accueil[modifier | modifier le code]

Du point de vue commercial, Les Mille et Une Vies d'Ali Baba est considéré comme un échec[6]. En juillet 2000, l'album de la comédie musicale ne s'est vendu qu'à 200 000, loin derrière les autres comédies musicales de l'époque Les Dix Commandements et Roméo et Juliette (avec respectivement 700 000 et 500 000 albums vendus)[4]. Après les premières représentations, le Zénith de Paris, « trop vaste et trop froid » pour la comédie musicale, participe à créer un mauvais bouche à oreille. Entre septembre et décembre, la pièce attire 55 000 spectateurs à Paris et 50 000 en province, en deçà des attentes des producteurs[3].

Selon Richard Cross, coach vocal de la troupe, cela s'explique par le genre d'Ali Baba, « plus proche des opérettes période Offenbach », et moins de publicité que ses rivales dans les médias[4]. Jean-Claude Camus explique en partie ces difficultés par la jeunesse la troupe, « composée uniquement de jeunes qui débutent ». Pour d'autres, la comédie musicale s'adresse au mauvais public, davantage aux adultes qu'aux jeunes, qui font pourtant le succès de Roméo et Juliette par exemple[3].

Équipe artistique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

  • Ouverture
  • Y’en aura pour tout le monde
  • Les mille et une vies d’Ali baba
  • C’est moi l’patron
  • Je lance un appel
  • C’est p’t-être ton frère
  • A quoi bon
  • Nous sommes les 40 voleurs
  • Signe du destin
  • Les combines
  • Ah, être ensemble
  • Qui suis-je ?
  • Je voulais être une autre
  • Je garde le blé
  • Coupons le en deux
  • Soit un homme, ma grande
  • Honte de toi
  • Et si (le temps venait tout nous reprendre)

Acte II[modifier | modifier le code]

  • Broadway
  • Signons
  • Tu me manques depuis longtemps
  • Oui, madame Cassim
  • Tout casser
  • La vie c’est comme cela
  • J’entends ton appel
  • Ouvrez, ouvrez-moi
  • Party at Cassim’s
  • Fifty-Fifty, cinquante-cinquante
  • Talisman
  • Je suis le plus génial
  • Princesse, une princesse
  • On s’est déjà vus…
  • Ainsi va la vie

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Titre Année Meilleure position Interprètes
Flag of France.svg[7] Flag of Belgium.svg (Fr)[8]
Tu me manques depuis longtemps 2000 10 5 Sonia Lacen et Sébastien Lorca
À quoi bon ? 2000 19 8 Sonia Lacen, Sébastien Lorca et Steeve De Paz
Ainsi va la vie 2001 93 3 (tip) Sonia Lacen, Sinan, Sébastien Lorca, Ann'so et Steeve De Paz

Album[modifier | modifier le code]

Toutes les paroles sont écrites par Thibaut Chatel et Frédéric Doll, toute la musique est composée par Fabrice Aboulker et Alain Lanty.

Les Mille et Une Vies d'Ali Baba
No Titre Personnage(s) interprète(s) Durée
1. Ouverture (instrumental) 2:24
2. Y’en aura pour tout le monde Le Marchand, Cassim, Madame Cassim, Ali 3:09
3. Les mille vies d'Ali Ali, tous 3:21
4. C'est moi le patron Yasmina, Cassim, Madame Cassim 3:40
5. Je lance un appel Yasmina, Ali 2:24
6. À quoi bon ? Ali, Cassim, Yasmina 3:45
7. Nous sommes les 40 Voleurs Le Capitaine, Fillasse et les Voleurs 2:31
8. Les combines Madame Cassim 2:33
9. Qui suis-je ? Yasmina 3:14
10. Je voulais être une autre Madame Cassim 1:38
11. Je garde le blé Cassim 2:15
12. Honte sur toi Cassim, Madame Cassim 2:54
13. Et si (le temps venait tout reprendre) Yasmina, tous 3:18
14. Je suis fait pour Broadway Le Génie, les Voleurs 3:44
15. Signons, signons Le Génie, Madame Cassim 2:41
16. Tu me manques depuis longtemps Ali, Yasmina 2:31
17. Oui, madame Cassim Le Génie, Madame Cassim 2:20
18. La vie c’est comme ça Ali, Cassim 3:02
19. Fifty-Fifty Cinquante-Cinquante Le Capitaine, Madame Cassim 2:45
20. Talisman Ali, Yasmina 3:23
21. Je suis le plus génial Le Génie, Le Capitaine, Madame Cassim 2:49
22. Princesse Le Génie, Madame Cassim, Ali, Yasmina 8:58
23. On s'est déjà vus Tous 3:12

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bruno Masi, « D'amour et de marketing. La recette des créateurs et des producteurs en vue du jackpot. », Libération,‎ 4 mars 2000 (lire en ligne)
  2. Gilles Médioni, « Le grand retour du théâtre en chanté », L'Express,‎ 1er juin 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e et f Bruno Masi, « Une comédie musicale sur deux cale », Libération,‎ 27 janvier 2001 (lire en ligne)
  4. a, b, c et d Frédéric Garat, « L'Ali Babazar des comédies musicales », Radio France International,‎ 14 septembre 2000 (lire en ligne)
  5. « L'ordre de bataille », Libération,‎ 4 mars 2000 (lire en ligne)
  6. Valérie Sasportas, « Comédies musicales : l'heure française », Le Figaro,‎ 8 septembre 2008 (lire en ligne)
  7. « Sonia Lacen & Sébastien Lorca - Tu me manques depuis longtemps », sur LesCharts.com (consulté le 15 décembre 2013).
  8. « Sonia Lacen & Sébastien Lorca - Tu me manques depuis longtemps », sur Ultratop.be (consulté le 15 décembre 2013).

Liens externes[modifier | modifier le code]