Lee Rogers Berger

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Lee Berger et le crâne d'Australopithecus sediba

Lee Rogers Berger, né le 22 décembre 1965, est un paléoanthropologue et archéologue américain connu pour ses travaux sur l'Australopithecus africanus et pour la découverte et la définition d'Australopithecus sediba.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir reçu un baccalauréat ès arts en anthropologie de l'université de Géorgie du Sud en 1989, Lee Berger étudie la paléoanthropologie en Afrique du Sud sous la direction de Phillip V. Tobias à l'université du Witwatersrand de Johannesburg. Berger obtient en 1994 un doctorat en paléoanthropologie de l'université du Witwatersrand et devient chercheur postdoctoral au département de l'université d'anatomie et biologie humaine en 1995. Entre 1996 et 1997, il travaille comme directeur du groupe de recherche en paléoanthropologie de l'université de la Faculté des Sciences anatomiques.

À la fin des années 1990, il retourne brièvement aux États-Unis, acceptant des postes de professeur auxiliaire dans les départements d'anthropologie de l'université Duke (1997) puis à l'université de l'Arkansas (1998). En 1999, il devient le directeur de l'unité de paléoanthropologie à l'Institut de paléontologie de l'université du Witwatersrand. Il est depuis 2004 un acteur important dans la compréhension de l'étude de l'évolution humaine ainsi que de l'enseignement des sciences de la terre à l'Université et de l'évolution du genre humain.

Il fait partie de l'équipe ayant fait la première découverte, en 1992, d'un fossile d'Australopithecus africanus dans la grotte de Gladysvale près de Sterkfontein en Afrique du Sud[1]. En 1995, avec un collègue il publie un article dans lequel il défend l'hypothèse selon laquelle l'individu surnommé « l'enfant de Taung », datant de 2,5 millions d'années, a été tué par un oiseau de proie.

En 2006, lors de vacances avec sa famille, Lee R. Berger explore la grotte de Ucheliungs à Palau en Micronésie et découvre des ossements fossiles d'un groupe d'hommes de petite taille[2], désignés comme l'« homme de Palau ».

En 2008, lors d'une mission dans le berceau de l'humanité, un ensemble de sites inscrit au patrimoine mondial, près de Johannesburg, il découvre dans la grotte de Malapa, avec son fils de 9 ans Matthew Berger, une mâchoire fossile ainsi qu'une clavicule appartenant à un hominidé mâle juvénile ; l'étude d'une canine révèle une combinaison de caractères primitifs et modernes.

Peu de temps après, Berger découvre le squelette partiel d'un individu adulte femelle de la même espèce, et probablement du même clan. Le squelette Mh2 est reconnu actuellement comme étant l'un des squelettes les plus complets d'hominidé ancien. Les os remarquablement préservés sur le site incluaient un bassin, un pied, une main droite complète et deux crânes.

Un examen plus approfondi des restes révèle qu'ils possédaient une combinaison de caractères des genres Australopithecus et Homo. Berger et ses collègues ont nommé cette nouvelle espèce Australopithecus sediba[3], sediba signifiant « source » en langue Sesotho. La datation par l'uranium a permis de déterminer que les restes avaient un âge compris entre 1,78 et 1,95 millions d'années. Cette technique a été combinée à la technique du paléomagnétisme ; les spécimens ont été datés plus précisément d'environ 1,977 millions années. Les résultats ont soulevé l'hypothèse selon laquelle Australopithecus sediba pourrait être un ancêtre de Homo erectus. En outre, l'âge des spécimens et la combinaison de caractère partagée avec le genre Homo indiqueraient que A. sediba pourrait représenter une forme intermédiaire entre les premiers australopithèques et le genre Homo.

Récompenses et instances scientifiques[modifier | modifier le code]

Berger a reçu le premier prix annuel de la National Geographic Society pour ses recherches en 1997. Il fut le secrétaire de la Royal Society of South Africa en 1996 et 1997 et administrateur fondateur de la fondation Jane Goodall en Afrique du Sud.

Il devient membre de l'American Association for the Advancement of Science en 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lee R. Berger, André W. Keyser et Phillip V. Tobias, « Brief Communication: Gladysvale: First Early Hominid Site Discorered in South Africa Since 1948 », American Journal of Physical Anthropology, vol. 92, no 1,‎ 1993, p. 107-111 (lien DOI?).
  2. (en) Lee R. Berger, Steven E. Churchill, Bonita De Klerk et Rhonda L. Quinn, « Small-Bodied Human from Palau, Micronesia », PLoS One, vol. 3, no 3,‎ 2008 (lien DOI?).
  3. (en) Lee R. Berger, Darryl J. de Ruiter, Steven E. Churchill, Peter Schmid, Kristian J. Carlson, Paul H. G. M. Dirks et Job M. Kibii, « Australopithecus sediba : A New Species of Homo-Like Australopith from South Africa », Science, vol. 328, no 328,‎ 2010, p. 195-204 (lien DOI?).

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