Le Vol du bourdon

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Le Vol du bourdon est un interlude orchestral écrit en 1899-1900 par Nikolaï Rimski-Korsakov pour son opéra Le Conte du tsar Saltan.

Cette œuvre clôt le premier tableau de l'acte III, juste après que le cygne magique a donné au fils du tsar, le prince Gvidon Saltanovich, les instructions pour se métamorphoser en insecte afin de rejoindre son père. Bien que dans l'opéra le cygne chante durant la première partie du Vol, sa partie est mélodique et facilement omise lors de l'interprétation hors opéra du Vol du bourdon.

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Le Vol du bourdon
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Analyse[modifier | modifier le code]

Bien que le Vol n'ait pas de titre authentique sur la partition de l'opéra, son titre usuel en français est traduit du titre russe (Полёт шмеля). Cette œuvre ne fait pas partie de la suite orchestrale que le compositeur a, par la suite, tirée de l'opéra pour des concerts.

Le Vol du bourdon utilise deux leitmotivs tirés du reste de l'opéra et associés au Prince Gvidon :


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Le thème du Vol réapparait, modifié, plus tard dans l'opéra, lors de l'apparition du bourdon.

Un défi[modifier | modifier le code]

Le Vol du bourdon est reconnaissable à son rythme effréné lorsqu'il est joué au tempo, avec des montées et descentes chromatiques de doubles croches presque ininterrompues. La difficulté de l'interprétation ne vient pas de la hauteur ou de la gamme des notes jouées mais de l'habileté du musicien à les enchaîner rapidement.

À l'origine pièce pour violon, il est également considéré — à juste titre — comme pièce de virtuosité technique pour beaucoup d'instruments : de la trompette jouée par les plus grands trompettistes du XXe siècle (Timofei Dokchitser et Maurice André, notamment), en passant par la clarinette, la flûte à bec, l'harmonica, le marimba, le piano, on trouve aussi des performances plus exotiques comme l'orgue, l'erhu, le dizi, le pipa et le liuqin, le yangqin ou encore à la guitare électrique.

Sans être un accomplissement, être capable de jouer ce morceau sur son instrument semble être une étape importante pour qui veut démontrer la virtuosité de sa maîtrise musicale. Le morceau est d'ailleurs entré dans le Guinness des records comme morceau le plus rapide au violon où le violoniste doit le jouer le plus rapidement possible, le record actuel étant aux alentours d'une minute, soit 20 secondes de moins que le temps normal, quoique très rapide, au rythme de la partition.

Texte[modifier | modifier le code]

Voici le texte que le cygne chante :

Russe Français
(Гвидон спускается с берега в море. Из моря вылетает шмель, кружась около Лебедь-Птицы.)

ЛЕБЕДЬ-ПТИЦА:
Ну, теперь, мой шмель, гуляй,
судно в море догоняй,
потихоньку опускайся,
в щель подальше забивайся.
Будь здоров, Гвидон, лети,
только долго не гости!
(Шмель улетает.)

(Gvidon descend de la côte vers la mer. Hors de l'eau vole un bourdon, tourbillonnant autour du cygne.)

Le cygne:
Eh bien, maintenant, mon bourdon, en avant,
rattrape le navire sur la mer,
ralentis doucement,
pénètre dans la fissure un peu plus loin.
Bonne chance, Gvidon, vole,
mais ne reste pas longtemps!
(Le bourdon s'en va en volant.)

Adaptations[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]