Le Grand Paysage d'Alexis Droeven

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Le Grand Paysage d'Alexis Droeven est un film belge réalisé par Jean-Jacques Andrien, avec comme acteur Jerzy Radziwilowicz, Nicole Garcia et Maurice Garrel.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’est de la Belgique, au pays de Herve, à quelques kilomètres de la commune des Fourons prise dans la violence des affrontements linguistiques, le monde agricole en période de mutation – s’industrialiser ou disparaître, s’adapter aux normes de la CEE ou se marginaliser –, voila pour le paysage historique. Le paysage affectif est tout aussi dramatique, c’est la mort du père. Ces événements tragiques vont peser en même temps dans la vie d’un jeune agriculteur. Va-t-il reprendre la ferme ou décider de s’exiler en ville, s’inventer une nouvelle vie loin de ces problèmes et ces conflits, quitter le grand paysage d’Alexis, le mort, comme lui suggère sa tante, la belle Nicole Garcia, avocate à Liège ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film traite la difficulté de la transmission entre deux générations, celle d'Alexis, le père, et celle de Jean Pierre, son fils, dans une situation de crise sociale (autour de la politique agricole commune). Ce film a reçu notamment une mention spéciale au festival de Berlin en 1981, ainsi que le grand prix du festival d'Aurillac et le prix André-Cavens par l’Union de la critique de cinéma (UCC) en 1981.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Dans les colonnes du Monde, d’aucuns voudront voir dans Le Grand Paysage d’Alexis Droeven (1981) « le premier grand film d’un cinéma wallon ». Avec ce film, Andrien réimplante son questionnement identitaire dans la terre (excentrée, profondément paysanne) de ses origines. Mais c’est une terre vue sous l’angle d’une incommunicabilité, en porte-à-faux temporel plus que géographique. Une terre qui porte un sentiment de dépossession, aggravé par la dépossession culturelle (la région des Fourons est en proie à de violentes et complexes querelles communautaires, linguistiques, politiques). S’y greffe la difficulté à transmettre en temps de crise : à la mort d’Alexis Droeven (Maurice Garrel), syndicaliste, agriculteur et personnage autoritaire, le fils Jean-Pierre (interprété par Jerzy Radziwilowicz, alors récemment révélé par Wajda) doit décider de reprendre ou non l’exploitation, d’opter pour la vie d’agriculteur et d’assumer le passé familial, jusque dans les zones d’ombre dont témoigne le rapport trouble qui l’unit à la tante (Nicole Garcia). Sur fond de crise qui couve, le film se fait allusif, tout en silences et en bruissements, serpentant entre le deuil du père et les hésitations du fils. L’approche d’Andrien s’y affirme dans son ambivalence, s’y raffermit : c’est probablement au Grand Paysage qu’il doit cette image d’un auteur qui mettrait en intrigue ce que l’on qualifiera de « documentaires poétisés ».[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]