À perdre la raison

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À perdre la raison

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Émilie Dequenne et Tahar Rahim à l'avant-première parisienne du film.

Réalisation Joachim Lafosse
Scénario Thomas Bidegain
Joachim Lafosse
Matthieu Reynaert
Acteurs principaux
Sociétés de production Jacques-Henri Bronckart
Pays d’origine Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Film dramatique
Sortie 2012
Durée 111 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

À perdre la raison est un film belge réalisé par Joachim Lafosse sorti en 2012.

Le film est librement inspiré de l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère de famille nivelloise ayant assassiné ses cinq enfants en février 2007.

Projeté au Festival de Cannes 2012, le film vaut à Émilie Dequenne le prix d'interprétation féminine dans la catégorie Un certain regard[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Murielle et Mounir, un couple heureux, vont se marier et avoir des enfants sous le toit du bienveillant Docteur Pinget. Petit à petit, les relations deviennent complexes, étouffent le couple et la famille, qui ne se doutent pas de la fin tragique vers laquelle ils tendent.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Inspiration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Lhermitte.

Le 28 février 2007, dans la ville belge de Nivelles (province de Brabant wallon), une mère de famille de 42 ans, Geneviève Lhermitte, égorge ses cinq enfants âgés de 3 à 14 ans, Yasmine, Nora, Myriam, Mina et Medhi[2].

Il est précisé dans le générique de fin :

« Cette œuvre de fiction n'a pas pour objet de relater avec exactitude le fait divers dont elle est librement inspirée. »

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné en Belgique, au Luxembourg et au Maroc[3].

Musique[modifier | modifier le code]

Le réalisateur indique : « J'utilise la musique chaque fois qu'il se produit une transgression. Scarlatti souligne ce lien. La musique baroque est parfaite car elle nous embarque au-delà de la psychologie. »[4]

Accueil[modifier | modifier le code]

Les membres de l’Union de la critique de cinéma (UCC) considèrent le film comme une « expression majeure de ce que la subjectivité d’un cinéaste peut et doit apporter à un sujet de société, en osant faire d’un fait divers une fiction, et en donnant à Emilie Dequenne un personnage qu’elle interprète de façon prodigieuse »[5].

Avis des intéressés[modifier | modifier le code]

Bien qu'il n'ait pas vu le film, Bouchaïb Moqadem, le père des enfants de Geneviève Lhermittte, l'a critiqué en le décrivant comme « insulte à la mémoire de mes enfants ». Il a ajouté : « j'ai le droit à l'oubli. Cet assassinat et ce massacre gratuit sont inexplicables. Comment peut-on alors l'expliquer avec un artiste ? »[6].

Le Dr. Schaar qui a inspiré le personnage joué par Niels Arestrup s'est également indigné par rapport au film, « c'est faire du fric sur cinq cadavres d'enfants »[6]. Il estime que Joachim Lafosse « a fait preuve d’un manque d’empathie vis-à-vis des enfants morts et se fout complètement des protagonistes vivants »[7]. En mai 2010, les deux intéressés s'étaient déjà vivement opposés à la réalisation du projet[8] et avaient par la suite réclamé un droit de regard sur l'œuvre qui leur a été refusé[7],[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Emilie Dequenne récompensée à Cannes pour son rôle dans "À perdre la raison" », RTBF,‎ 26 mai 2012 (consulté le 27 mai 2012)
  2. Le scénario de « À perdre la raison » a dû être atténué Marc Metdepenningen, lesoir.be, 30 mai 2012
  3. Source : générique de fin de film
  4. Interview du cinéaste sur le film, site Comme au cinéma, consulté le 7 décembre 2013.
  5. « "À perdre la raison", le film inspiré de l’affaire Lhermitte, reçoit le Prix Cavens », L'Avenir,‎ 19 décembre 2012 (consulté le 20 décembre 2012)
  6. a et b « "À perdre la raison" est une "insulte à la mémoire de mes enfants" », sur RTL.be,‎ 22 mai 2012 (consulté le 27 mai 2012)
  7. a et b « Le Docteur Schaar au sujet du film sur l'affaire Lhermitte: «Lafosse se fout des protagonistes vivants» », L'Avenir,‎ 23 mai 2012 (consulté le 27 mai 2012)
  8. « Moqadem et Schaar disent non au film de Lafosse », L'Avenir,‎ 21 mai 2010 (consulté le 27 mai 2012)
  9. Déborah Laurent, « "Ce film, c'est faire du fric sur cinq cadavres d'enfants" », sur 7sur7.be,‎ 26 mai 2012 (consulté le 27 mai 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]