Jean-Jacques Andrien

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Jean-Jacques Andrien est un cinéaste né à Verviers le 1er juin 1944.

Il a réalisé des films comme Le fils d'Amr est mort (1975) Grand Prix du Festival de Locarno et Prix André-Cavens, Le Grand Paysage d'Alexis Droeven (1981) Prix André-Cavens, Mémoires (1984) Grand Prix du festival de Mannheim, Australia (1989), avec Jeremy Irons, Fanny Ardant et Tcheky Karyo. ainsi que des courts-métrages. Notamment La pierre qui flotte qu'on dira surréaliste, et dont l'auteur raconte ici le point de départ tiré d'un récit populaire : « J'étais à Liège sur le pont des Arches et je vis sur le fleuve flotter une meule de moulin sur laquelle il y avait quatre hommes : le premier avait perdu les deux yeux, le deuxième les deux bras, le troisième les deux jambes, le quatrième ses habits... Un oiseau passa au-dessus d'eux : l'aveugle le vit, le cul de jatte courut après, l'homme sans bras le saisit et l'homme nu le mis dans sa poche...[1] »

Des documentaires poétisés[modifier | modifier le code]

On a parfois dit que l'auteur mettait en intrigue des documentaires poétisés. C'est surtout vrai, sans doute, du film sorti en 1981, Le grand paysage d'Alexis Droeven, qui met en scène la paysannerie du Pays de Herve en proie aux difficultés des rapports avec la politique agricole commune. La manière dont le réel y apparaît parfois comme une fiction ou dont le réel s'y introduit sous les habits de la fiction donne à l'ensemble du film une atmosphère étrange. On peut songer, notamment, à la scène de la décapitation de l'oie, coutume locale au cours de laquelle un individu bandé doit séparer la tête de l'oie (suspendue à une corde et dont la position peut varier dans l'espace pour l'homme aux yeux bandés) de son corps à l'aide d'un sabre. Dans Le grand paysage d'Alexis Droeven, c'est à un ouvrier agricole flamand que le personnage éponyme impose cette épreuve. Le Flamand échoue et s'empare finalement de l'oie qu'il n'a pas pu décapiter, enfreignant ainsi la règle du jeu. Il s'ensuit une course poursuite qui fait s'enfoncer les deux hommes dans le paysage de la nature, dont le paysan moderne (Alexis) s'est éloigné, contrairement à l'ouvrier agricole, qui en demeure proche. Andrien a beaucoup réfléchi sur la question de l'identité.

Peu avant sa sortie officielle, Le Monde écrivait qu'il s'agissait là du « premier grand film du cinéma wallon ».

Jean-Jacques Andrien fut l'un des signataires du Manifeste pour la culture wallonne en 1983, avec Julos Beaucarne, Jean-Marie Klinkenberg, Jean Louvet, Jacques Dubois, Michel Quévit, José Fontaine, etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean-Jacques Andrien », sur wallonie-en-ligne.net

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]