La Gorgone

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La Gorgone (titre de festival) ou en Belgique, Gorgone : Déesse de la terreur (The Gorgon) est un film fantastique anglais inédit en France, et réalisé en 1964 par Terence Fisher.

Il s'agit d'une production Hammer regroupant ses deux plus grandes vedettes masculines: Christopher Lee (Prof. Karl Meister) et Peter Cushing (Dr. Namaroff), ainsi que la plus notable de ses actrices, Barbara Shelley (Carla Hoffman).

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1910, le village fictif de Vandorf est depuis 5 ans le témoin d'une bien étrange série de meurtres dont les cadavres sont devenus des statues de pierre. La découverte de la dernière victime, la fiancée de l'artiste Bruno Heitz, pousse ce dernier au suicide, laissant ainsi croire aux autorités qu'il était le coupable. Son père, persuadé de son innocence, se heurte à l'hostilité des habitants au point qu'on tente de mettre le feu à sa maison. Il se rend dans les ruines du château Borski et, confronté à la gorgone Megaera, sent qu'il se change progressivement en pierre. Avant de mourir, il parvient à écrire un ultime message à son aîné Paul, qui, aidé de son mentor, le prof. Meister, tentera de percer ce mystère au péril de sa vie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteur Rôle
Christopher Lee Prof. Karl Meister
Peter Cushing Peter Cushing
Richard Pasco Paul Heitz
Barbara Shelley Carla Hoffman
Michael Goodliffe Professeur Jules Heitz
Patrick Troughton Inspecteur Kanof
Jack Watson Ratoff
Joseph O'Conor Coroner
Redmond Phillips Hans, le valet
Jeremy Longhurst Bruno Heitz
Toni Gilpin Sascha Cass
Joyce Hemson Martha, la femme démente
Alister Williamson Janus Cass
Michael Peakel Constable
Sally Nesbitt infermirière
Prudence Hyman la Gorgone

Analyse[modifier | modifier le code]

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Avec ce titre, les studios Hammer choisissent d'exploiter un personnage relativement inédit à l'écran, et, pour une fois, non pas emprunté à la littérature anglaise du XIXe siècle, mais bien à la mythologie antique: la gorgone. On notera d'ailleurs que les mythes grecs mentionnent les trois sœurs comme étant Méduse , Euryale et Sthéno , Megaera étant l'une des féroces Érynnies , déesses de la vengeance , et non une gorgone . Les raisons derrière le choix de ce nom ne sont pas claires .

Pour autant, ils ne s'éloignent guère de leur esthétique habituelle, transposant cette créature mythologique dans un cadre gothique très conforme à leurs précédents succès. Aussi ne s'étonnera-t-on pas de redécouvrir, pour ce film, des décors ayant déjà servi aux expériences scientifiques du baron Frankenstein, ou aux méfaits vampiriques du Comte Dracula, auxquelles des tentures déchirés, et d'impressionnants éclairages bariolés tenteront de donner un air de nouveauté.

On imputa, peut-être un peu hâtivement, le manque de succès de ce film aux effets spéciaux hasardeux de la curieuse créature, qui, avec le recul, n'apparaissent pourtant pas aussi désastreux que Christopher Lee, lui-même, avait pu l'affirmer à maintes occasions: "le maquillage (...) était une catastrophe (...) Lorsque je tranche la tête de la Gorgone, la tête rebondit sur les marches de l'escalier. Elle rebondit comme un ballon de football! Et je peux vous assurer que cela se remarquait. Tout le monde a demandé à ce que cette scène soit retournée (...) Les neuf dixièmes du film étaient excellents, tout est parfait jusqu'au climax et là, tout s'effondre!" (extraits d'entretien dans la revue Midi Minuit Fantastique n°14 juin 1966).

On notera, à ce propos, que c'est à ce dernier qu'il appartiendra, pour une fois, d'abattre le monstre, tandis que son partenaire de nombreux films, Peter Cushing, dans un rôle pourtant très familier de scientifique, adoptera ici une position pour le moins ambiguë.

Mais la particularité véritable du film résidera certainement dans ce portrait tout en retenue de femme en lutte avec son propre pouvoir démoniaque, et à la vulnérabilité d'autant plus touchante qu'elle en ignore l'étendue.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Sur une trame relativement proche, un autre monstre illustrant l'ambivalence féminine sera exploité par les studios Hammer en 1966 : La Femme reptile (The Reptile) de John Gilling, justement scénariste de La Gorgone.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]