La Fontaine de Bakhtchisaraï (poème)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Fontaine de Bakhtchisaraï.
Statue de Pouchkine à Moscou

La Fontaine de Bakhtchisaraï est un poème d'Alexandre Pouchkine publié en 1824.

Historique[modifier | modifier le code]

Pouchkine, exilé dans le sud de l'empire par les autorités tsaristes, en raison de poèmes jugés trop libéraux, visite Bakhtchyssaraï en 1820, lors d'un voyage en Crimée effectué en compagnie de la famille Raïevski. Ce palais des khans de Crimée était déjà célèbre pour sa fontaine qui, selon la légende, "pleurait" (un système de conques superposées, se déversant lentement l'une dans l'autre) l'amour d'un prince musulman pour l'une des esclaves chrétiennes de son harem. Pouchkine débute la composition du poème en 1821, et l'achève en 1823.

Résumé[modifier | modifier le code]

Marie, une belle polonaise, est enfermée dans le harem du khan Guireï. Triste, elle se refuse à son maître, qui est tombé follement amoureux d'elle. Cette passion cause la jalousie d'une autre esclave, la géorgienne Zarema. Malgré la surveillance des eunuques, Zarema menace de mort Marie. Celle-ci meurt mystérieusement, peu après. Zarema est immédiatement noyée par les eunuques. Le prince, inconsolable, construit une fontaine qui pleurera éternellement en souvenir de l'aimée.

Critique[modifier | modifier le code]

La Fontaine de Bakhtchisaraï est une des premières œuvres poétiques de Pouchkine. D'inspiration romantique, en particulier byronienne, sa composition est encore imparfaite (ainsi l'analyse de la psychologie des personnages est rudimentaire). Elle contient cependant déjà, dans la description du harem, tous les éléments du génie de Pouchkine : précision, harmonie, simplicité[1].

Elle a été préfacée par le prince Wiazemsky qui en a dégagé les lignes romantiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Pages du site Eurocrimea consacrées à Bakhtchisaray et au palais des khans

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Troyat, Pouchkine, Perrin, 1976, p. 253