L'Immoraliste

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Immoraliste (homonymie).
L'Immoraliste
Auteur André Gide
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Mercure de France
Date de parution 1902
Nombre de pages 258 p.
Chronologie
La Porte étroite Suivant

L'Immoraliste est un récit d'André Gide publié en 1902. Il raconte l'inversion de la conscience morale survenue chez le héros à la suite d'une maladie et d'un retour à la santé qui bouleverse sa physiologie.

L'auteur l'a conçu comme le pendant d’un autre récit, La Porte étroite, qu’il a rédigé concurremment.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un personnage rapporte la longue confidence que Michel, « l'immoraliste », a faite devant quelques amis. Érudit peu concerné par la chair, celui-ci a jadis épousé, sans réel amour, une femme dévouée, Marceline, qui éprouve pour lui des sentiments plus vifs.

Au cours de leur voyage de noces en Afrique du Nord, il tombe gravement malade et lutte contre la mort à Biskra, en Algérie. La contemplation des jeunes garçons pleins de santé lui redonne le goût de la vie et il met toute sa volonté à guérir. Le convalescent est bientôt un homme neuf, attentif à son corps, au monde présent et sensuel qui l'entoure.

Dans un premier temps, en partie par reconnaissance pour les soins qu’elle lui a prodigués, Michel entoure Marceline d’affection et le couple file en Italie le parfait amour. Puis ils rentrent en France pour vivre en Normandie et à Paris, où Michel obtient une chaire au Collège de France. Il rencontre alors Ménalque, dont la philosophie, proche de ce qui est devenue la sienne, lui procure à la fois exaltation et irritation.

Marceline, enceinte, fait une fausse couche et demeure maladive. Au lieu de lui laisser le temps de guérir en Suisse, où ils se sont installés, Michel l’entraîne dans une fuite en avant qui les ramène à Biskra, avant un dernier voyage vers Touggourt. Là, Marceline meurt, d’épuisement, de délaissement et d’amertume. Michel y mène une vie désœuvrée, avant de demander à ses amis de l’en arracher.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :