Léon Koelin-Leenhoff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Portrait de Léon Leenhoff (Édouard Manet)
1868 (85 × 71 cm)
Musée national, Stockholm

Léon Koelin-Leenhoff, enregistré à l’État civil Léon Édouard Koëlla, né à Paris 6e le 28 janvier 1852[1] - mort en 1927) est un agent de change[2] et musicien français. On se souvient de lui comme le fils biologique du peintre Édouard Manet et de Suzanne Leenhoff, à l'époque sa concubine.

Les raisons ayant poussé le peintre à ne jamais reconnaître sa paternité, même après son mariage en octobre 1863, restent assez énigmatiques, de même que la nature exacte des relations qu’il entretenait avec le jeune garçon. Ce dernier, jusqu’à un âge avancé, l’appelait « parrain », d’où une certaine ambiguïté.Certains historiens considèrent que ce n'est pas son fils caché mais son demi-frère, Suzanne ayant eu une relation avec Auguste Manet,

Il est possible de suivre le mûrissement progressif de Léon à travers les portraits que Manet fit de lui, depuis l’enfance jusqu’à l’adolescence. C’est encore un tout jeune enfant qui pose, déguisé en page espagnol, dans L’Enfant à l’épée, à l’époque où le peintre accumulait les sujets espagnols. Plus tard, dans Les Bulles de savon, un Léon âgé de quinze ans s’amuse à faire des bulles de savon dans un bol de savon, peut-être afin de symboliser la brièveté de la vie. Mais surtout, on retient de Léon Leenhoff le visage d’un adolescent rêveur et mystérieux, tel qu’il apparaît dans le célèbre Déjeuner dans l'atelier, réalisé à l’appartement familial de Boulogne-sur-Mer, où les Manet passaient l’été.

Après la mort de Manet, Léon Leenhoff a tenté de garder le souvenir de la vie et de l’œuvre de Manet, d’abord en établissant un inventaire détaillé des œuvres restées dans l’atelier de l'artiste, et en les faisant photographier. Bien plus tard, et avec l’aide de sa mère, il a rassemblé tout ce qui restait des papiers et documents de l’artiste : ses agendas, sa correspondance, ses carnets de comptes, la documentation concernant ses différentes propriétés, ses baux et locations. Il a copié ces documents à la main, dans des cahiers auxquels il ajouta des listes, des notes diverses, et ses propres souvenirs. La plupart de cette documentation est gardée à Bibliothèque nationale de France, site Richelieu[3].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Consultation des Archives numérisées de Paris
  2. Beth Archer Brombert : Manet - Un rebelle en redingote, Paris 2011
  3. Juliet Wilson-Bareau : « Édouard Manet dans ses ateliers », Ironie n°161 - Janvier/Février 2012 (texte paru, en français, dans le catalogue de l’exposition Manet et le Paris moderne, Tokyo, 2010, pages 304-312)