Suzanne Manet

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Madame Manet au piano (Édouard Manet)
1867 - 1868 (36 × 46 cm)
Musée d'Orsay, Paris

Suzanne Manet, née Suzanne Leenhoff (1830 - 1906) est la concubine puis l'épouse du peintre Édouard Manet.

Elle fut sans aucun doute la femme la plus déterminante dans la vie de l'artiste, bien qu'elle ne fût pas celle qui l'inspira le plus, ce privilège revenant à Victorine Meurent. Cette Néerlandaise corpulente et placide, que Berthe Morisot appelait affectueusement « la grosse Suzanne », avait en effet le tempérament adéquat pour vivre aux côtés du peintre et supporter avec le sourire ses nombreuses infidélités. Édouard Manet, attaché à Suzanne pour l'équilibre qu'elle lui apportait, finit par l'épouser en octobre 1863, soit un an après la mort de son père.

La silhouette tranquille et apaisante de Suzanne figure à de nombreuses reprises dans l'œuvre de Manet. On compte plusieurs portraits restés célèbres, notamment La Lecture, où Mme Manet écoute avec attention les paroles de son fils Léon, ainsi que la toile impressionniste Madame Édouard Manet. Dans Madame Manet au piano, l'époux de la jeune femme met en valeur le grand talent qu'elle avait pour jouer cet instrument, au point qu'elle put apaiser les derniers jours de Baudelaire en jouant du Wagner. Il est aussi connu que Suzanne Manet, avant de rencontrer Édouard Manet, connut intimement le père de l'artiste. Cette double relation entre le père et le fils a posé de nombreux problèmes, au sein de la communauté bourgeoise que la famille Manet fréquentait. L'identité de père de Léon fut l'un de ces problèmes car il fut difficile, en effet, de déterminer lequel de Édouard ou de Auguste Manet était le géniteur de l'enfant[1].

Enfin, c'est également la fidèle compagne du peintre qui sert de modèle au nu féminin de La Nymphe surprise[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Frédéric Vitoux. Extrait de : Voir Manet »,‎ 2013 (consulté le 13/01/2015)