Karan Johar

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Karan Johar

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Karan Johar en 2011.

Naissance 25 mai 1972 (42 ans)
Bombay (Inde)
Nationalité Drapeau de l'Inde Indienne
Profession Producteur
Réalisateur
Scénariste
Films notables Kuch Kuch Hota Hai
La Famille indienne
My Name Is Khan

Karan Johar (hindi : करण जौहर) est un réalisateur, scénariste et producteur indien, né le 25 mai 1972. Directeur de Dharma Productions, fondé par son père, et réalisateur de blockbusters tels que Kuch Kuch Hota Hai et La Famille indienne, c'est l'un des jeunes cinéastes les plus en vue de Bollywood.

Carrière[modifier | modifier le code]

Karan Johar est né le 25 mai 1972 à Bombay. Son père, le réalisateur Yash Johar, crée Dharma Productions en 1976 auquel il associe son unique héritier à partir de 1996. Karan Johar étudie à la Greenlawns High School et au H.R. College of Commerce and Economics, il est en outre titulaire d'un diplôme universitaire de français[1]. Très tôt passionné de cinéma hindi, il se lie d'amitié avec Aditya Chopra avec lequel il collabore au scénario de Dilwale Dulhania Le Jayenge, film dans lequel il est assistant réalisateur et joue un petit rôle, Rocky, l'ami de Raj interprété par Shahrukh Khan[2].

Réalisateur

Encouragé par Aditya Chopra, il écrit le scénario et réalise Kuch Kuch Hota Hai en 1998 alors qu'il n'a que 25 ans. Dans cette comédie romantique, Rahul (Shahrukh Khan) devenu veuf, retrouve son amie d'université (Kajol) qui, de garçon manqué toujours en jogging, s'est transformée en une ravissante jeune femme portant le sari. Le film n'innove guère par son scénario mais par les moyens mis en œuvre : qualité de la photographie, décors et costumes[3]. C'est un triomphe populaire, premier au box officie indien[4], qui remporte huit Filmfare Awards dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario. Il connaît également un large succès à l'étranger et rentre dans le Top dix du box office britannique[3].

En 2001 Karan Johar réalise une brillante comédie familiale, La Famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham), dans laquelle Rahul (Shahrukh Khan), fils adoptif d'une riche famille, rompt avec ses parents (Amitabh et Jaya Bachchan) car son père rejette la femme qu'il a choisie (Kajol) ; mais grâce à l'intervention de son frère cadet (Hrithik Roshan) aidé de sa belle-sœur (Kareena Kapoor), la famille se réconcilie. Le scénario est conventionnel (amour, séparation et retrouvailles) et met en avant les valeurs traditionnelles indiennes (famille, rituels et mode de vie)[1] tout en souhaitant les moderniser. La réalisation porte la patte de Karan Johar[5] : distribution prestigieuse, décors somptueux (Blenheim Palace) ou inattendus (Pyramides d'Égypte), moyens techniques importants, musiques et chorégraphies soignées, costumes superbes, milieu social aisé[2]. Cette super production -c'est le film indien le plus cher au moment de son tournage- bénéficie d'une communication et d'une distribution imposante en Inde et à l'étranger ce qui lui permet d'occuper la deuxième place au box office indien[6], de se hisser dès la première semaine à la troisième place du box office britannique et d'être le premier film indien à entrer dans l’USA Top Ten Chart[7]. Il reçoit quatre Filmfare Awards et quatre IIFA Awards. Le succès de La Famille indienne établit un nouveau standard de qualité pour les films indiens[8].

Situé dans le milieu de la diaspora indienne de New-York, Kabhi Alvida Naa Kehna (2006) raconte l'histoire de deux couples mal assortis, Dev (Shahrukh Khan) et Rhea (Preity Zinta) d'une part, Maya (Rani Mukherjee) et Rishi (Abhishek Bachchan) d'autre part. Dev et Maya se rencontrent, sympathisent, tombent amoureux, ont une relation extra conjugale et les deux couples divorcent. Même si l'action se situe aux États-Unis, le choix de traiter de la situation des couples malheureux et du divorce est audacieux dans le cinéma populaire indien, d'autant plus que la super star Shahrukh Khan interprète un personnage le plus souvent odieux. Malgré cela, le film connaît un certain succès en Inde où il se classe neuvième au box office[9] et il remporte une véritable triomphe à l'étranger[10].

My Name Is Khan avec Shahrukh Khan, acteur fétiche de Karan Johar[2], et Kajol, reforme le couple cinématographie le plus célèbre de Bollywood de ces quinze dernières années. Le film raconte l'histoire de Rizvan Khan, Indien émigré aux USA, qui souffre du syndrome d'Asperger. Son comportement différent amène la police américaine à le soupçonner de terrorisme. Le film sort le 12 février 2010 et connaît un énorme succès à l'étranger et pendant les premières semaines en Inde où il s'essouffle rapidement[11]. Il est sans doute victime d'une date de sortie peu favorable, de son sujet "sérieux" qui déroute le grand public indien et d'une sortie limitée à Mumbai où le Shiv Sena, parti politique hindou ultra nationaliste, intimide les distributeurs en représailles aux propos de Shahrukh Khan[12].

Avec Student of the Year Karan Johar retrouve la jeunesse des campus : deux étudiants liés par l'amitié, s'affrontent pour l'obtention du titre d'« Étudiant de l'année » et les beaux yeux de l'héroïne. Dans cette première réalisation sans Shahrukh Khan, il lance trois jeunes acteurs, Siddharth Malhotra, Alia Bhatt, fille du réalisateur Mahesh Bhatt et Varun Dhawan, fils du réalisateur David Dhawan, dont la prestation est accueillie favorablement par la critique[13]. Celle-ci juge plus durement le scénario de Rensil D'Silva, deux garçons pour une fille, qu'elle estime bien mince et conventionnel[14] mais convient de l'habileté de Karan Johar à le mettre en scène[15].

Producteur et scénariste
Madhuri Dixit, Karan Johar et Abhishek Bachchan dans l'émission de télé crochet 'Jhalak Dikhhlaa Jaa 5'(5)

Bien qu'associé à la direction de Dharma Production dès 1996, Karan Johar ne produit pas ses trois premiers films, ce sont ses parents qui s'en chargent. Sa première production notable est New-York Masala (Nikhil Advani, 2003) dont il est également le scénariste et qui remporte un franc succès, puis viennent Kaal (Soham Shah, 2005) qui est un échec relatif, Dostana (Tarun Mansukhani, 2008) qui traite de l'homosexualité sur un mode humoristique, Wake Up Sid (Ayan Mukerji, 2009) sur les problèmes de la jeunesse urbaine indienne et enfin Kurbaan (Rensil D'Silva, 2009) dont Karan Johar écrit également l'histoire. My Name Is Khan est le premier film qu'il réalise et produit lui-même.

Animateur

Très jeune, Karan Johar fait preuve de talents d'orateur ce qui l'amène tout naturellement plus tard à présenter de nombreuses cérémonies de remise de prix[1]. De 2004 à 2007 il anime Koffee with Karan, talk show très populaire dans lequel il reçoit des célébrités de Bollywood[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Année Titre Fonction(s) Commentaire
1995 Dilwale Dulhania Le Jayenge Acteur et assistant réalisateur Réalisateur : Aditya Chopra
1997 Dil To Pagal Hai Costumier de Shahrukh Khan Réalisateur : Yash Chopra
1998 Kuch Kuch Hota Hai Réalisateur et scénariste
1998 Duplicate Coproducteur Réalisateur : Mahesh Bhatt
2000 Mohabbatein Costumier Réalisateur : Aditya Chopra
2001 La Famille indienne Réalisateur et scénariste
2003 New-York Masala Producteur et scénariste Réalisateur : Nikhil Advani
2004 Main Hoon Na Acteur (caméo) et costumier de Shahrukh Khan Réalisatrice : Farah Khan
2004 Veer-Zaara Costumier de Shahrukh Khan Réalisateur : Yash Chopra
2005 Kaal Coproducteur Réalisateur : Soham Shah
2005 Home Delivery: Aapko... Ghar Tak Acteur (caméo) Réalisateur : Sujoy Ghosh
2006 Kabhi Alvida Naa Kehna Réalisateur et scénariste
2007 Om Shanti Om Acteur : lui-même (caméo) Réalisatrice : Farah Khan
2008 Dostana Producteur Réalisateur : Tarun Mansukhani
2008 C Kkompany Acteur (caméo) Réalisateur : Sachin Yardi
2005 Fashion Acteur : lui-même (caméo) Réalsiateur : Madhur Bhandarkar
2009 Wake Up Sid Producteur Réalisateur : Ayan Mukerji
2009 Kurbaan Producteur Réalisateur : Rensil D'Silva
2009 Luck by Chance Acteur : lui-même (caméo) Réalisatrice : Zoya Akhtar
2010 My Name is Khan Réalisateur, scénariste et producteur
2012 Student of the Year Réalisateur et producteur
2013 Bombay Talkies Réalisateur d'un segment Film à sketchs
Projet Koochie Koochie Hota Hain Scénariste et producteur Dessin animé adapté de Kuch Kuch Hota Hai

Récompenses[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Nikita C Fernandes, « Drama King : Karan Johar », sur Oneindia,‎ 19 juillet 2006 (consulté le 17 janvier 2010)
  2. a, b et c (en) Shoma Chaudhury, « I wish I could call myself Karan Saxena, not Karan Johar », sur Tehelka,‎ 6 octobre 2007 (consulté le 17 janvier 2010)
  3. a et b Ganesh, « Kuch Kuch Hota Hai », sur Fantastikindia,‎ 1er juillet 2009 (consulté le 17 janvier 2010)
  4. (en) « Box Office 1998 », sur Boxofficeindia,‎ 1998 (consulté le 17 janvier 2010)
  5. Ganesh, « La Famille indienne », sur Fantastikindia,‎ 26 février 2009 (consulté le 18 janvier 2010)
  6. (en) « Box Office 2001 », sur Boxofficeindia,‎ 2001 (consulté le 18 janvier 2010)
  7. a et b Maya, « Karan Johar », sur Fantastikindia,‎ 8 décembre 2009 (consulté le 18 janvier 2010)
  8. « La Famille indienne, la nouvelle vague de Bollywood (Notes de Prod.) », sur Commeaucinema (consulté le 18 janvier 2010)
  9. (en) « Box Office 2006 », sur Boxofficeindia,‎ 2006 (consulté le 18 janvier 2010)
  10. (en) « Overseas Earnings », sur Boxofficeindia,‎ 2010 (consulté le 18 janvier 2010)
  11. (en) « My Name is Khan' will fail to reach '3 Idiots' » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-06 sur newsofap.com, 24 février 2010. Consulté le 28 avril 2010
  12. « Antoine Guinard, Les cinémas de Bombay se plient au diktat du Shiv Sena » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-08-18 sur Aujourd'hui l'Inde, 12 février 2010. Consulté le 28 avril 2010
  13. Critique d'Anupama Chopra sur Hindustantimes.com, 19 octobre 2012
  14. Critique de Shubhra Gupta sur Indianexpress.com, 19 octobre 2012
  15. Critique de Vinayak Chakravorty sur Indiatoday.in, 19 octobre 2012
    Critique de Madhureeta Mukherjee sur Thetimesofindia.com, 16 octobre 2012