John Jacob Astor
John Jacob Astor
John Jacob Astor, détail d'une peinture à l'huile de Gilbert Stuart, 1794
| Naissance | 17 juillet 1763 Walldorf, Allemagne |
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| Décès | 29 mars 1848 (à 85 ans) New York, États-Unis |
| Nationalité | |
| Pays de résidence | |
| Profession | Négociant |
John Jacob Astor, né à Walldorf (Allemagne) le 17 juillet 1763 et mort à New York (États-Unis) le 29 mars 1848, est un négociant qui fit fortune dans le commerce de la fourrure, l'opium et l'immobilier. Il devint le premier milliardaire de l'histoire des États-Unis[1]. Il est le fondateur de la dynastie des Astor, dont est issu le colonel John Jacob Astor IV.
John Jacob Astor épouse Sara Todd à l'automne 1785. Il aura cinq enfants[1].
Sommaire |
Éléments de Biographie [modifier]
Enfance en Allemagne et émigration vers les États-Unis [modifier]
Allemand de naissance, John Jacob Astor est né le 17 juillet 1763 à Walldorf, près de Heidelberg dans une famille protestante réformée modeste. C'est le troisième et dernier fils d'un boucher. Âgé de 16 ans, John Jacob Astor émigre à Londres et y travaille comme marchand ambulant dans une fabrique d'instruments de musique. Quatre ans plus tard, il part pour les États-Unis en embarquant sur un bateau à destination de Baltimore[1].
Carrière [modifier]
En 1783, John Jacob Astor travaille à New York chez un négociant en fourrures. Il créera sa propre entreprise de négoce en 1784. Durant plusieurs années, il exerce deux activités en parallèle : trappeur (partant durant des semaines dans la vallée de l'Hudson) et négociant en fourrures. Il s'enrichit rapidement dans la traite des fourrures. Au bout d'une quinzaine d'années, John Jacob Astor deviendra le principal négociant en fourrures de New York[1].
À partir de l'année 1800, John Jacob Astor débute son commerce avec la Chine, échangeant des peaux, qu'il revend ensuite à New York[1], contre d'autres marchandises (thé, opium, satin, soieries...). Souhaitant développer son activité sur la côte Ouest des États-Unis, il créera deux entreprises : l'American Fur Company et la Pacific Fur Company[1].
En 1808, il réussit à obtenir du président Jefferson une charte du gouvernement fédéral qui lui assure le monopole du commerce de peaux sur la côte Est des États-Unis[1].
Il établit un comptoir à Astoria en 1812. Mais c'est cette année, qu'éclate la guerre anglo-américaine. Les navires de la Pacific Fur Company, bloqués par les Anglais, sont obligés de rester à quai. En 1813, John Jacob Astor vend Astoria à la North West Company[1].
Il continuera le négoce de fourrures durant encore 20 ans, en assurant des liaisons régulières entre New York, la Chine et l'Europe[1].
En 1834, il vend toutes les parts qu'il détient dans l'American Fur Company à l'Hudson Bay Company. Il démarre alors une activité de spéculateur immobilier[1].
Décès [modifier]
Lorsqu'il meurt, en 1848, sa fortune est estimée à plus de 20 millions de dollars (soit environ 150 millions de dollars actuels)[1].
La bibliothèque publique de New York (Astor library) est édifiée grâce à l'un de ses legs testamentaires.
Travaux [modifier]
Bibliographie [modifier]
Liste des œuvres [modifier]
Notes et références [modifier]
- Tristan Gaston-Breton, « John Jacob Astor, l'empereur des fourrures », Les Échos, 16 juillet 2008, page 11.
Voir aussi [modifier]
- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « John Jacob Astor » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 (Wikisource)
- John D. Haeger: John Jacob Astor. Business and finance in the early republic. Wayne State University Press, Detroit 1991, ISBN 0-8143-1876-2
- Axel Madsen: John Jacob Astor. America's first multimillionaire. Wiley, New York 2001, ISBN 0-471-38503-4
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Tristan Gaston-Breton, « John Jacob Astor, l'empereur des fourrures », Les Échos, 16 juillet 2008, page 11.