Johann Christoph Pez

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Johann Christoph Pez

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Naissance 9 septembre 1664
Munich, Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Décès 25 septembre 1716 (à 52 ans)
Stuttgart, Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Activité principale Compositeur, maître de chapelle

Johann Christoph Pez[note 1] est un maître de chapelle est compositeur allemand, né à Munich le 9 septembre 1664 et mort à Stuttgart le 25 septembre 1716. En 1725, dans une poésie lyrique publiée par le compositeur Telemann le place dans une liste de compositeurs qu'il considère comme les plus importants avec Kuhnau, Keiser, Haendel, Pepush et Hebenstreit[1]. Il mentionnait surtout la qualité de ses sonates en trio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa formation commence à Munich où il s'initie au luth et à la viole de gambe[1]. À partir de 1676, Pez est gardien de tour, plus tard régent de chorale à l'église Saint-Pierre à Munich.

En 1688 il devient musicien de cour du prince Maximilien-Emmanuel de Bavière. Celui-ci lui donne la possibilité de poursuivre ses études musicales à Rome (jusqu'en 1692). En 1694, on trouve Pez au service du prince-électeur de Cologne dans sa résidence à Bonn, avec l'ordre de réformer la chapelle princière. En 1696, il devient maître de chapelle et conseiller du prince.

De retour à Munich en 1701 (en raison de la guerre de succession d'Espagne[1]), il reste durant cinq années à la chapelle de la cour. En 1706, il est maître de chapelle en chef (Oberkapellmeister) du duc de Württemberg, à Stuttgart, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de ses contemporains allemands, dont certains sont allés en France comme par exemple Fischer, Kusser et Muffat ou d'autres qui n'y sont jamais allés tels Erlebach et Rupert Ignaz Mayr un collègue de Munich[2], Pez affectionnait le style français, et on le comptait parmi les lullystes, les imitateurs de Jean-Baptiste Lully.

Il est populaire pour ses sonates en trio qui sont publiées un peu partout en Europe ou circulent en manuscrits. Sa musique vocale (cantates, messe) semble aussi attirer Johann Gottfried Walther qui le place en 1732 dans son Musicalisches Lexicon[1].

Il laisse une trentaine de concerti et ouvertures répartis sur deux fonds de bibliothèques, à Dresde (œuvres de la période de Munich) et Rostock (œuvres de Württemberg).

  • Pièces pour la Musique de Table
  • Concerto Sinfonia
  • Concert Sonata
  • Concert Pastoral
  • Trajano, opéra (1696)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Ouvertures - Concerti. Les Muffatti & Peter Van Heyghen (décembre 2006, Ramée RAM 0705).

Liens contextuels[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ou Petz

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (fr) Peter Van Heyghen, « Ouvertures - Concerti (Les Muffatti) », RAM 0705, p. 19-24, Ramée, 2007 (Lire en ligne).
  2. Peter Van Heyghen 2007, p. 21