Jean-Baptiste Chollet

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Jean-Baptiste Marie Chollet, né à Paris le , mort en 1892 est un musicien et chanteur lyrique français, baryton-ténor (baryton Martin).

Jean-Baptiste Chollet

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études au Conservatoire, où il apprend dès l’âge de 8 ans le solfège et le violon. Il en sort avec un prix de solfège en 1814. Il avait commencé à chanter dans la chorale de Saint-Eustache où son père était maître de chapelle et comme il avait une voix intéressante de baryton, il entre, en 1815, comme choriste à l’Opéra, puis au Théâtre-Italien, et enfin au Théâtre Feydeau qui le retient 2 ans.

En 1818, il tente l’aventure avec une troupe de comédiens, sous le nom d’artiste de Dôme-Chollet. En 1823, on le retrouve au Théâtre du Havre, puis, en 1825, au Théâtre de La Monnaie à Bruxelles où cette fois il reste un an. Il y fit un triomphe dans La Fête au village voisin[1]. En 1826, il entre à nouveau au Théâtre Feydeau.

Il avait été apprécié jusqu’ici dans divers rôles de baryton aigu, et vraisemblablement de baryton-Martin car il avait joué au Havre, selon le tableau de la troupe, les rôles de Martin, de Lays et de Soulié, rôles qu’il continua à jouer lors de son premier séjour à Bruxelles. Puis, afin de s’approprier d’autres emplois, il commença, par l’exercice, à hausser sa voix et c’est comme ténor qu’il va chanter dans les plus grandes réussites lyriques :

et avec la création de rôles qui furent écrits pour lui :

  • Marie (dans le rôle de l’officier Henri), de Hérold (1826) ;
  • La Fiancée, de Hérold, (1829) ;
  • Fra Diavolo, d’Auber, dans le rôle titre, (1830) ;
  • Zampa (qui sera son rôle de prédilection), de Hérold, (1831).

Malheureusement, le Théâtre Feydeau dont il était sociétaire depuis 1827, périclite à partir de 1828 et bien que le théâtre ait plusieurs directions qui se succèdent, il ferme une seconde fois en . La société gérante fut dissoute en 1829 par la Chambre du Roi, et le théâtre sera transféré à la salle Ventadour, la salle Feydeau menaçant ruine.

Chollet devenu libre, choisit de repartir à travers la France. Il passe au mois d’avril 1832 en Belgique où il débute à Bruxelles, théâtre où il est déjà connu. Il aura aussi l’occasion de chanter, toujours comme premier ténor, à La Haye. Revenu à Paris après 4 ans d’absence, il revient au Théâtre Feydeau en 1835, pour quelques succès :

Chollet dans le rôle de Gasparillo

Il reprend le chemin de La Haye pour y être un directeur du Théâtre très apprécié. Puis il revient à Paris pour reparaître tardivement en 1854 dans Le Postillon de Longjumeau au Théâtre-Lyrique, qui était ouvert boulevard du Temple depuis le . Mais le résultat ne fut pas assez probant pour l’inciter à continuer une carrière. Il semblait désormais avoir été davantage applaudi à l’étranger qu’à Paris où il conservait pourtant des admirateurs car son timbre était agréable, sa voix « forte et douce » à la fois. Sans doute son chant trop racoleur, ayant sacrifié sans cesse à la facilité sans jamais se perfectionner, et maintenant sur le déclin, y montrait davantage ses défauts, à peu près les mêmes que son modèle Martin : abus des points d’orgue, roulades saccadées, voix tirée, etc. Dépité, il se retira définitivement de la scène et ne fit plus parler de lui.

Habile musicien, il a laissé des romances et des nocturnes qui ont été de son temps bien accueillis.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Jules Faber, Histoire du théâtre français en Belgique des origines jusqu’à nos jours, 1879.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Olivier Bara : Le théâtre de l'opéra-Comique sous la Restauration, p.58, (2001)
  • François-Joseph Fétis : Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, (1866)
  • Gustave Vapereau, Louis Gustave Vapereau : Dictionnaire universel des contemporains, 1858