Jaune de Naples

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Jaune de Naples synthétique (PBr24)

Le jaune de Naples est un jaune d'une grande variété de nuances, entre le jaune soufre et le jaune rosé.

Composition[modifier | modifier le code]

Le jaune de Naples véritable (PY41) ou jaune antimoine est un antimoniate de plomb.

À l'origine, le minerai brut aurait été extrait du tuf volcanique napolitain (Mont Vésuve), d'où son nom, mais rapidement la couleur fut fabriquée artificiellement à partir d'antimoniate de plomb associé à du sulfate de chaux, un mélange doublement toxique.

Charles Coffignier donne comme éléments constituants du jaune de Naples : la céruse, le sulfate d'antimoine, l'alun calciné et le chlorure d'ammonium[1].

À cause de sa toxicité, le jaune de Naples est aujourd'hui un pigment marginal. Les fabricants de couleurs le remplacent par des mélanges de pigments (jaune de cadmium, oxyde de fer, blanc de zinc) aboutissant à des teintes variées. Aujourd'hui, cette appellation du XVIIe siècle désigne plutôt une teinte qu'une composition chimique[2]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le jaune de Naples est à l'origine un jaune semi couvrant et siccatif, allant du jaune pâle à un ocre jaune orangé.

Comme toutes les couleurs à base de plomb et de soufre, elle était réputée relativement stable[3], pouvant noircir en réaction avec certains métaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philip Ball (trad. Jacques Bonnet), Histoire vivante des couleurs : 5000 ans de peinture racontée par les pigments [« Bright Earth: The Invention of Colour »], Paris, Hazan,‎ 2010
  • Charles Coffignier, Nouveau manuel du fabricant de couleurs , B. Tignol Paris 1908
  • Xavier de Langlais, La Technique de la peinture à l'huile : histoire du procédé... éléments, recettes et manipulations, pratique du métier, Paris, Flammarion,‎ 1959, p. 225.
  • Jean-François-Léonor Mérimée, De la peinture à l'huile : ou, Des procédés matériels employés dans ce genre de peinture, depuis Hubert et Jean Van-Eyck jusqu'à nos jours, Paris, Huzard,‎ 1830 (lire en ligne)
  • Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 3, Puteaux, EREC,‎ 2005, p. 46

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Coffignier (1908) Nouveau manuel du fabricant de couleurs cité par de Langlais 1959.
  2. Ball 2010, p. 83.
  3. Ball 2010, p. 210 ; de Langlais 1959.