Henry Howard (comte de Surrey)

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Henry Howard

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Portrait de 1546, attribué à William Scrots.

Alias
comte de Surrey
Naissance 1516/1517
Hunsdon, Hertfordshire
Décès 19 janvier 1547 (à 29-30 ans)
Tower Hill
Nationalité Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Profession soldat, poète, traducteur
Activité principale officier de cavalerie
Ascendants
Conjoint
Descendants
Famille
Maison Howard

Henry Howard, chevalier de la Jarretière (1516 ou 1517 – 19 janvier 1547), connu, en tant que poète, sous le surnom de « comte de Surrey », bien qu'il n'ait jamais été pair, est un soldat et aristocrate anglais, l’un des pères de la poésie anglaise de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Henry est le fils aîné de Thomas Howard, 3e duc de Norfolk, et de sa seconde épouse, Lady Elizabeth Stafford (fille d’Edward Stafford, 3e duc de Buckingham). Il est un descendant, par ses deux parents, des rois d'Angleterre de la maison d'York.

Il est élevé à la cour de Windsor avec le duc de Richmond, bâtard d’Henri VIII, dont il devient le beau-frère. Il hérite du titre de comte de Surrey à la mort de son grand-père, en 1524, et son propre père est élevé duc de Norfolk.

En 1532, Howard accompagne en France sa cousine Anne Boleyn, le roi et le duc de Richmond, et demeure plus d'une année à la cour de François Ier.

L'année 1536 est riche en événements, heureux comme la naissance de son fils aîné, Thomas (le futur 4e duc de Norfolk), ou dramatiques comme l'exécution de sa cousine Anne, jugée coupable d’adultère et de trahison, ou encore la mort de son plus proche ami à la cour, Henry Fitzroy, âgé de seulement 17 ans ; Henry est d'ailleurs enterré à l’abbaye de Thetford, propriété de la famille Howard.

Howard (qui entendait suivre l'exemple de son père et de son grand-père dans la carrière des armes) sert aux côtés de son père dans la répression du pèlerinage de Grâce, insurrection populaire contre la dissolution des monastères.

Condamnation[modifier | modifier le code]

Gisant du comte de Surrey, dans l’église de l’Archange Saint-Michel de Framlingham.

Henri VIII, pris de paranoïa, s’imagine qu'Henry Howard envisage d'usurper la couronne d’Angleterre aux dépens de son fils Édouard : il fait emprisonner le poète et son père à la tour de Londres. Ils sont condamnés à mort pour haute trahison le 13 janvier 1547. Henry est décapité le 19 janvier ; son père n’a la vie sauve que parce que le roi meurt à la date prévue pour son exécution.

Henry Howard fut inhumé dans un spectaculaire tombeau d’albâtre en l’église de l’archange Saint-Michel de Framlingham.

Descendance[modifier | modifier le code]

Frances de Vere ; portrait de Hans Holbein le Jeune, vers 1535.

Henry Howard épousa la très belle Frances de Vere († 1577), fille de John de Vere, 15e comte d'Oxford et d’Elizabeth Trussell. Ils eurent cinq enfants :

Postérité littéraire[modifier | modifier le code]

Hans Holbein, Henry Howard, comte de Surrey, c. 1542

Avec son ami Thomas Wyatt, Henry Howard, le « comte de Surrey », est l'un des premiers poètes anglais à s'essayer à la forme poétique du sonnet en langue vernaculaire : leurs compositions dans ce genre inspireront Shakespeare. Henry est le promoteur de la technique spécifiquement anglaise du blank verse, mètre ïambique sans rime, qu'il utilise pour sa traduction des second et quatrième chants de l’Énéide de Virgile.

Wyatt et Surrey, par leur excellente traduction des sonnets de Pétrarque, sont reconnus comme les « pères du sonnet anglais ». Si Wyatt a adapté le sonnet à la langue anglaise, c'est le comte de Surrey qui lui a donné sa métrique propre ainsi que la division en quatrains, caractéristique des sonnets dits indifféremment « anglais », « élisabéthains » ou « shakespeariens[2],[3] ».

Henry Howard dans la fiction[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Édition des sonnets[modifier | modifier le code]

  • Dennis Keene Selected Poems by Henry Howard, Earl of Surrey, (Fyfield Books)
  • James Yeowell, The Poems of Henry Howard, Earl of Surrey

Études[modifier | modifier le code]

  • Robert Hutchinson, House of Treason: the Rise and Fall of a Tudor Dynasty, 2009
  • Neville Williams, A Tudor Tragedy: Thomas Howard, Duke of Norfolk, 1989
  • David M. Head, The Ebbs and Flows of Fortune: Life of Thomas Howard, the Duke of Norfolk, 1995
  • Jessie Childs, Henry VIII's Last Victim: The Life and Times..., 2008
  • S. Brigden, « Henry Howard, earl of Surrey, and the “conjured league” », Historical Journal, vol. 37 (1994), p. 507-537
  • W. A. Sessions, Henry Howard, the poet earl of Surrey: a life, 1999

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la mort de son père, Thomas devient directement l'héritier du titre de duc de Norfolk ; il est fait duc en 1554.
  2. The Shakespearean Sonnet
  3. Sonnets

Voir également[modifier | modifier le code]