Héronéus

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Dans l'univers imaginaire de Faucongris (utilisé pour le jeu de rôle Donjons et Dragons), Héronéus est le dieu œridien de la Chevalerie, de la Justice, de l'Honneur, de la Guerre, de l'Audace et de la Bravoure; il fait aussi partie du panthéon par défaut de la 3e édition de Donjons et Dragons. Son symbole est un éclair de foudre argenté, souvent brandi par un poing.

Histoire éditoriale[modifier | modifier le code]

Héronéus fut créé par E. Gary Gygax pour son décor de campagne, le Monde de Faucongris. Héronéus, avec sa peau invulnérable aux armes (cf. infra Description), est sans nul doute inspiré de l'Achille de la Mythologie grecque; il semblerait alors que le nom de son frère Hextor soit inspiré de l'Hector de l'Iliade, même si seule reste dans l'univers imaginaire de Faucongris leur opposition irréductible.

Règles avancées de Donjons & Dragons, 1re édition (1977-1988)[modifier | modifier le code]

Héronéus fut décrit pour la première fois en 1982 dans l'article de Gary Gygax, "The Deities and Demigods of the World of Greyhawk", paru dans le numéro 67 du magazine Dragon[1]. Héronéus fut par la suite détaillé dans le supplément "World of Greyhawk Fantasy Game Setting"[2].

Règles avancées de Donjons & Dragons, 2e édition (1989-1999)[modifier | modifier le code]

Héronéus fait partie des divinités décrites dans la boîte de jeu "From the Ashes" pour la campagne de Faucongris[3] et apparaît à nouveau dans le supplément "Greyhawk: L'Aventure Commence"[4].

Son rôle dans la cosmologie de Planescape est décrit dans le supplément "On Hallowed Ground"[5]; dans le supplément "Warriors of Heaven"[6], il est l'une des divinités du Bien que peuvent servir les célestes.

Donjons & Dragons, édition 3.0 (2000-2002)[modifier | modifier le code]

Héronéus est l'une des divinités décrites dans le "Manuel des Joueurs" de cette 3e édition [7] et est donc incorporé à ce moment-là au panthéon par défaut de Donjons et Dragons. Pour ce qui est du monde de Faucongris, son rôle est défini dans le supplément l'Atlas de Greyhawk[8].

Héronéus est également décrit dans le supplément "Dieux et Demi-dieux"[9].

Donjons & Dragons, édition 3.5 (2003-2007)[modifier | modifier le code]

Héronéus est à nouveau présenté dans l'édition révisée du "Manuel des Joueurs"[10]. À l'occasion de cette nouvelle édition, son clergé est détaillé dans le "Codex Divin"[11].

Héronéus et son clergé sont également développés dans le numéro 354 de Dragon magazine, dans une rubrique intitulée "Core Beliefs"[12].

Description[modifier | modifier le code]

Héronéus apparaît sous la forme d'un homme de haute taille portant une cotte de mailles complète tellement fine qu'elle s'adapte à lui comme du tissu. Il a des cheveux auburns et la peau cuivrée, et, grâce à un onguent secret connu sous le nom de "meersalm", sa peau est invulnérable à toutes les armes, à l'exception des plus puissantes. Son arme favorite est une grande hache de bataille magique, bien qu'il semble s'être récemment mis à l'épée longue.

Relations[modifier | modifier le code]

Demi-frère et ennemi juré d'Hextor, Héronéus est le fils d'Alia la Sévère, la déesse œridienne de la Culture, de la Maternité et de la Loi. Un autre frère, Stratis, est mentionné dans la littérature pour le jeu de figurines Chainmail dans le n°285 de Dragon Magazine, mais il est décédé. Héronéus a soutenu l'apothéose du paladin Murlynd et reste en très bons termes avec lui.

De manière générale, Héronéus considère tous les dieux qui s'opposent au Mal comme des alliés et les divinités qui promeuvent la souffrance et le Mal comme des ennemies. Plus précisément, c'est un allié loyal d'Al'Akbar, Allitur, Bahamut, Daern, Delleb, Fortubo, Johydée, Mayaheine, Murlynd, Pélor, Pholtus, Rao, Saint Cuthbert, Zilchus et Zodal.

Sa forte adhésion à la Loi amène parfois Héronéus à entrer en conflit avec Trithéréon. Il trouve parfois Olidammara agaçant, mais le supporte à cause de son charme et de son humour.

Héronéus se considère comme l'ennemi de Beltar, Bralm, Damaran, Érythnul, Hextor, Iuz, Kyuss, Kurell, Llerg, Méyanok, Pyrémius, Ralishaz, Raxivort, Syrul, Tezcatlipoca, Tharizdun, Tiamat, Tlaloc, Vara, Vecna et Wastri.

Royaume[modifier | modifier le code]

Le royaume d'Héronéus, qui porte le nom de Champs Glorieux, est situé sur Venya, la troisième strate des Mont Céleste.

Dogme[modifier | modifier le code]

Héronéus considère le monde comme un endroit mortel, plein d'épreuves et de défis perpétuels pour ceux qui défendent les faibles et les innocents et qui se battent pour la justice. Ses adeptes doivent toujours faire respecter la justice et agir conformément à l'honneur et au code de la chevalerie. Le danger doit être affronté, avec calme et détermination. Ceux qui vainquent le mal sont récompensés par la Gloire et ceux qui respectent les principes de l'Archi-paladin par la Vertu. Les enseignements de l'Archi-paladin ont été codifiés in dans un code de chevalerie qui porte le nom de Code Héronéen.

Le Code Héronéen[modifier | modifier le code]

Le Code Héronéen consiste en trois ensembles d'obligations:

  • Devoir envers le Peuple. Ce devoir met l'accent sur le courage, la justice, la miséricorde, la bravoure, la protection des faibles et la fidélité envers les supérieurs ecclésiastiques et les vertueux représentants de la loi.
  • Devoir envers l'Archi-paladin. Ce devoir met l'accent sur l'obéissance à Héronéus lui-même, sur la dévotion envers l’Église, la générosité, la défense du bien face au mal, sur la nécessité de faire passer les besoins de l’Église et de la Foi avant ceux des mortels.
  • Devoir envers les Dames. Ce devoir se rapporte au concept d'amour courtois, de dévotion à l'être aimé et de respect envers toutes les femmes en général.

Textes sacrés[modifier | modifier le code]

Le culte d'Héronéus considère un certain nombre de textes comme sacrés. L'œuvre la plus connue est probablement le Livre du Code, un recueil en quatre chapitres qui résume le Code Héronéen et fournit des exemples de la manière de s'y conformer. Un autre livre bien connu est le Livre des Pénitences (également nommé le Livre du Juste), qui décrit les prouesses de Ferrante, un paladin légendaire qui est aujourd'hui vénéré comme un saint par certaines sectes héronéennes.

Adorateurs[modifier | modifier le code]

Le culte d'Héronéus est un culte très militariste, qui lance des croisades contre le mal et qui soutient des causes. Comme on peut s'y attendre, nombre de soldats, sergents du guet, mercenaires et autres personnes vivant de leur épée honorent l'Archi-paladin.

Clergé[modifier | modifier le code]

Les prêtres d'Héronéus parcourent souvent le monde sur ordre de leurs supérieurs pour débusquer et détruire le Mal. Les plus âgés d'entre eux font généralement office de stratèges, d'instructeurs militaires ou de juges. Plusieurs des clercs les plus puissants du culte, en cherchant à tirer profit du meersalm, se sont embaumés vivants dans cette substance et certains n'ont pas survécu au rituel. Leurs armes de prédilection sont l'épée longue et la hache de bataille.

Les novices d'Héronéus portent le titre de Bienheureux, les prêtres confirmés celui Glorieux ou, collectivement, l'Ost des Braves. Les autres titres utilisés par les prêtres héronéens sont: Héros du Troisième Rang, Héros du Second Rang, Héros du Premier Rang, Champion de Gloire, Chevalier Galant, Chevalier Courageux, Chevalier Vaillant et Chevalier Champion. Les prêtres les plus anciens sont appelés Parangons et ceux qui commandent les armées Parangons-Généraux. Ces titres sont indépendants des titres d'ordination comme postulant, novice, prêtre profès, clerc régulier, prêtre confirmé et templier; ils sont également indépendants des titres de la hiérarchie ecclésiastique tels qu'abbé et hiérodiacre. Au quotidien, les prêtres supérieurs sont appelés Père ou Mère et les prêtres mineurs Frère ou Sœur. Il existe également un ordre de prêtres d'élite connus sous le nom de Glorieuses Haches.

Les vêtements sacerdotaux comprennent une cotte de mailles et des robes bleues bordées d'argent.

Paladins[modifier | modifier le code]

Nombre de paladins de Flannesse vénèrent Héronéus, car il en est un lui-même. Pour cette raison, et à cause de son dévouement absolu à la cause de la Loi et du Bien, les paladins d'Héronéus peuvent se révéler parmi les plus pieux, quoique autoritaires, du Plan matériel. C'est au héros œridien de l'antiquité Arnd de Tdon que l'on attribue généralement la création du premier ordre de paladins au sein des tribus œridiennes avant les Grandes Migrations. Le héros divin Murlynd également était paladin d'Héronéus et son ordre des Paladins Blancs fait partie intégrante de la hiérarchie ecclésiastique du culte d'Héronéus. Saint Handraleo le Vif, un autre paladin, est honoré par un groupe d'Héronéens appelé l'Ordre de la Frappe Juste.

Au nombre des paladins célèbres d'Héronéus, on compte Artur Jakartai, Belvor IV et Karistyne.

Ordres affiliés[modifier | modifier le code]

L'Église d'Héronéus est soutenue par de nombreux ordres religieux et militaires, dont certains trouvent leurs origines dans les armées ecclésiastiques du Grand-Royaume (bien qu'aucun d'entre eux n'ait jamais juré allégeance au Trône de Malachite, ni à ses successeurs actuels). Les exemples les plus célèbres sont l'Ordre de l’Épée Étincelante, la Fraternité de la Lance Infrangible et les Croisés d'Airain.

L’Ordre Sacré des Défenseurs du Topaze Céleste (ou, en bref, Ordre du Topaze) est une organisation de guerriers, de moines, de clercs et de paladins d'Héronéus qui se consacre à l'éradication des espèces d’aberrations maléfiques comme les Illithids, les Tyrannœils, les Grells, les Aboleths, et les Néogi. Leur emblème est une topaze jaune vif sur un champ bleu cobalt.

Même si c'est plus rare, il existe aussi des ordres de moines combattants héronéens. Le plus fameux d'entre eux est l’Ordre de la Gloire Éternelle, dirigé par un ancien noble nommé Luther. Cet ordre est dédié à la conservation de la culture œridienne et à la destruction d'un ordre de moines hextoriens appelé la Fraternité de la Main Grise.

Le groupe de chevaliers d'Héronéus le plus célèbre reste cependant les Chevaliers du Saint Pavois.

Temples[modifier | modifier le code]

On peut trouver des temples, chapelles et oratoires consacrés à Héronéus dans toute la Flannesse. Son Église est la religion d’État du Nyrond et de Pavoisie, et son culte est également très répandu en Bissel, Furyondie, dans la Grande-Marche, la Cité-Franche de Citadelle, en Kéolande, au Stérich et dans le Comté d'Urnst. Le Royaume de Thalland était autrefois un centre majeur du culte d'Héronéus. Les lieux de culte remarquables sont le Sanctuaire d'Héronéus dans la Cité-Franche de Faucongris, ainsi qu'une chapelle à Lac Diamant.

Il y a plusieurs temples consacrés à Héronéus à Chendl, dont le plus célèbre, la Flèche de Gloire, à pour grand prêtre le Glorieux Seigneur Gaeraeth Heldenster.

Le Pavois Reconquis est une immense cathédrale à Crêtemur. Après sa desctruction par les forces de Iuz durant la Grande Guerre de Faucongris, les travaux de reconstruction viennent juste de commencer. Son grand prêtre est l'Abbé Roderick Docamald.

Les temples consacrés à Héronéus sont pavoisés de tentures bleu et argent, et comportent souvent des vitraux représentants des scènes d'Héronéus triomphant.

Rituels[modifier | modifier le code]

Les offices religieux d'Héronéus, comme les textes sacrés, sont en Vieil Œridien. Les cérémonies comprennent des chants de guerre triomphants, des offrandes aux statues en cuivre du dieu et le partage d'une nourriture solide et reconstituante comme de la viande, des vins rouges corsés (avec modération) et une compote de fruits de kara épicés [3].

Les Épreuves de Bravoure[modifier | modifier le code]

Avant de d'avancer dans la hiérarchie, les prêtres d'Héronéus doivent clairement faire la preuve de leur bravoure, de leur honneur et de leur sens de la justice. La nature exacte de ces épreuves varie, mais elles sont révélées par la prière et les visions divines. Cela peut aller d'une simple épreuve de force d'âme accomplie dans l'enceinte du temple à des véritables croisades contre les forces du mal.

Jours sacrés[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année, l’Église d'Héronéus ne célèbre que quelques jours sacrés, qui marquent généralement l’anniversaire de grandes batailles, de triomphes significatifs sur le Mal et de visitations de l'Archipaladin.

  • La Communion a lieu le 10 Longuenuit; c'est un jour d'introspection silencieuse.
  • Le Jour de la Juste Rébellion est le jour sacré qui dans les derniers jours de Froidure, commémore les batailles de libération de l'Almor du règne tyrannique du Grand-Royaume d'Ærdie.
  • Le Banquet d’Édoira est une célébration œcuménique propre au Domaine de Faucongris, au cours de laquelle les Héronéens se joignent parfois aux fidèles de Pélor et de Rao pour observer ce jour sacré, qui a lieu le 4 Regain.
  • Les Fêtes de la Quinzaine. Cette période de deux semaines dure des derniers jours de Cœurazur aux premiers de moissonnier, et commémore la victoire des armées héronéennes du Royaume d'Ærdie sur la cavalerie Nyrondaise durant la Bataille de la Quinzaine.
  • Le Jour des Justes, le 20 Froidure, est une date à laquelle chaque adorateur d'Héronéus est censé redresser une injustice. Cela peut aller de présenter ses excuses pour une mauvaise conduite à tenter de libérer la Côte Sauvage de l'emprise de l'Empire de Turrosh Mak.
  • La Messe nouvelle, le premier jour de doufoyer, est la cérémonie par laquelle les Héronéens célèbrent l'année nouvelle. Ils passent cette journée à réfléchir sur l'année passé et à s'offrir mutuellement des cadeaux.
  • Le Jour de la Saint Ferrante a lieu le dernier jour de soufflebise. On défile déguisé en Ferrante, on lance des sucreries aux enfants et on consomme beaucoup de nourriture.
  • La Puissante Bravoure, qui se tient l'un des derniers jours de closeporte, date d'avant la fondation du Grand-Royaume d'Ærdie. La Puissante Bravoure commémore une guerre de dix mois au cours de laquelle des forces héronéennes forces six fois inférieures aux troupes hextoriennes, parvinrent néanmoins à confiner ces dernières aux terres situées à l'est de la Flannie.

Mythes et légendes[modifier | modifier le code]

Inimitié fraternelle[modifier | modifier le code]

Héronéus et son demi-frère Hextor sont tous deux fils d'Alia la Sévère, la Mère Protectrice des Œridiens. Alia eut de nombreux amants et était souvent par monts et par vaux pour leur rendre visite, même après la naissance de ses fils. Lorsque Héronéus naquit, sa peau fut ointe d'un baume spécial appelé meersalm qui le rendit virtuellement invulnérable. Hextor n'eut pas droit à ce baume et en conséquence, il a toujours été inférieur à son frère dans le combat.

Malgré cela, au début les frères n'étaient pas ennemis, même si leur différence de tempérament devenait de plus en plus évidente. Lorsque Savnok, un serviteur des deux frères, vola l'armure d'Alia la Sévère et utilisa son pouvoir pour instaurer une dictature sur les mortels, Hextor obéit à son instinct et cacha le cadavre de Savnok (après l'avoir tué avec l'une des flèches de sa mère), remis l'armure et les armes à leur place et fit comme si rien ne s'était passé. L'instinct d'Héronéus était de dire la vérité à sa mère et d'affronter les conséquences, mais son désir de protéger son petit frère le porta à consentir malgré lui à son stratagème.

A mesure qu'ils vieillissaient, leurs natures opposées en firent des rivaux. Frustré par sa faiblesse relative, Hextor conclut un marché avec les Seigneurs du Mal et obtint la greffe de deux nouvelles paires de bras sur son torse. Depuis, Héronéus et lui sont égaux en combat.

À l'origine, leur rivalité était considérée comme bénéfique pour la culture œridienne. Les fidèles de chacun des deux dieux faisaient de leur mieux pour se surpasser mutuellement, pour prouver que leurs philosophies respectives étaient supérieures. Cela était censé conduire la civilisation œridienne dans son ensemble vers des sommets. Cependant, depuis la Guerre des Couronnes (437-446 AC), guerre civile qui embrasa le Grand-Royaume d'Ærdie, le culte d'Héronéus a été marginalisé, les puissants champions d'Héronéus se sont retirés au Nyrond et dans d'autres États voisins, et les deux frères sont devenus les protecteurs de nations séparées enfermées dans leur haine mutuelle.

Le Calice d'Héronéus[modifier | modifier le code]

Ce qui constitue probablement le nadir de leur rivalité est le sujet d'un mythe secret connu seulement des plus hauts échelons de l’Ordre du Calice, une branche des Chevaliers d'Héronéus. La plupart pensent que le Calice est une puissante relique du culte d'Héronéus qui est tombé d'une manière ou d'une autre entre les mains de Dispater. Les maîtres de l’Ordre, les Conseillers de l’Éclair, savent que le Calice d'Héronéus est en réalité sa fille, une jeune déesse angélique kidnappée par Hextor et offerte à Dispater pour éviter d'avoir à faire face à ses responsabilités. L’Ordre du Calice a été fondé il y a plus d'un millénaire pour trouver un moyen de sauver le Calice et de la rendre à son père.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gygax, Gary, "The Deities and Demigods of the World of Greyhawk", in Dragon n°67 (TSR, 1982)
  2. Gygax, Gary, World of Greyhawk Fantasy Game Setting (TSR, 1983)
  3. a et b Sargent, Carl, From the Ashes (TSR, 1992)
  4. Moore, Roger E, Greyhawk: L'Aventure commence (TSR, 1998)
  5. McComb, Colin, On Hallowed Ground (TSR, 1996)
  6. Perkins, Christopher. Warriors of Heaven (TSR, 1999)
  7. Tweet, Jonathan, Cook, Monte, Williams, Skip, Manuel des Joueurs (Wizards of the Coast, 2000)
  8. Holian, Gary, Erik Mona, Sean K Reynolds et Frederick Weining, Atlas de Greyhawk (Spellbooks, 2002)
  9. Redman, Rich, Skip Williams, and James Wyatt, Dieux et Demi-dieux (Spellbooks, 2002)
  10. Tweet, Jonathan, Cook, Monte, Williams, Skip, Manuel des Joueurs (Spellbooks, 2003)
  11. Noonan, David, Codex Divin (Spellbooks, 2004)
  12. Reynolds, Sean K, "Core Beliefs: Heironeous", in Dragon n°354 (Paizo Publishing, 2007)