Guilhem d'Omelas

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Guilhem d'Aumelas ou Guillem d'Omelas († 1156), seigneur d'Aumelas, est, par son mariage, seigneur d'Orange.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le deuxième fils de Guilhem V de Montpellier (1075-1121), seigneur de Montpellier, et de Ermessende, fille du comte Pierre Ier de Melgueil.

Guilhem hérite de son père du fief d'Aumelas, détaché de celui de la seigneurie de Montpellier. En outre, il obtient le château d'Aumelas tout près d'Aniane en 1121[1],[2] et d'importants domaines dans le diocèse de Maguelonne[3]. En 1121, Guilhem d’Aumelas devient aussi seigneur de Saint-Pons.

Il participe, avec son père, à la prise de Majorque sur les Maures en 1114 aux côtés du comte Raimond-Bérenger III de Barcelone et va en Terre sainte.

En 1129, Elzéard de Castries et son épouse Agnès vendent la 4e partie de Vendémian à Guillem d'Aumelas et des terres du Pouget pour 700 sols.[réf. nécessaire] Il est, par son mariage, seigneur d'Orange.[réf. nécessaire]

Rogerius de Lunacio approuve sa donation lors de la fondation de l'abbaye de Valmagne en 1138. Les autres fondateurs de ce monastère sont Raymond de Trencavel, vicomte de Béziers, Guillem Frezol, Guillem de Montbazin, Adélaïde de Sainte-Eulalie, et quelques autres seigneurs. Les chartes de fondation, de l'an 1138, sont rapportées en partie dans l'Histoire générale du Languedoc, et dans la Gallia Christiana[4].

Guilhem d'Aumelas fait son testament au mois de mars de l'an 1156[5]. Il est mort avant mai 1156.[réf. nécessaire] Il se fait enterrer à Gellone.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Leur fils, Raimbaut d'Orange.

Guilhem d'Aumelas épouse, en 1129/1130, Thiburge d'Orange[6], fille et héritière du comte Rambaud II d'Orange. Ils ont trois enfants :


Quand elle meurt en 1150, ses fils sont encore très jeunes et elle les confie à son beau-fils Bertrand des Baux[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cahiers de civilisation médiévale, Par Université de Poitiers Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, Publié par Université de Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, 1999, p.151.
  2. Les troubadours et l'État toulousain avant la Croisade (1209): actes du colloque de Toulouse, 9 et 10 décembre 1988, Par Arno Krispin, Centre d'étude de la littérature occitane (France), Publié par CELO, 1994, p.178.
  3. Anthologie des troubadours 10-18 (Paris): édition bilingue, Par Pierre Bec, Gérard Gonfroy, Gérard Le Vot, Publié par Union générale d'éditions, 1979, p.147.
  4. Encyclopédie théologique, Publié par J.P. Migne, 1851, 44, p.1058.
  5. Genèse des lignages méridionaux, Par Claudie Duhamel-Amado, Publié par CNRS-Université de Toulouse-Le Miraeil, 2001, v.1, p.343.
  6. Annales des Alpes : Recueil périodique des Archives des Hautes-Alpes, Par Archives départementales des Hautes-Alpes, Publié par Archives départementales, 1901, Notes sur l'article: v.5-6, p.122.
  7. The Women Troubadours, Par Magda Bogin, Meg Bogin, Edition: illustrated, Publié par Norton, 1980, p.62
  8. cf son testament - J de Font-Reaulx, Le testament de Thiburge d'Orange et la cristallisation de la principauté, in Mélanges Raoul Busquet, Marseille 1957, p 41 - ES III 762: Raimbald 1096 comte d'Orange, 1108 potestas Niciae (vicomte de Nice), 1096 Führer des 1. Kreuzzuges, um 1075/1108, + (1121), Ancestry: AHP, Provence-Orange: P: Bertrand Raimbaud, Poly: M: Azalais (cf. file Tiburge).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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