Gudrid Thorbjarnardottir

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Gudrid Thorbjarnardottir
First White Mother in America, sculpture d’Ásmundur Sveinsson érigée en 1994, montrant Gudrid Thorbjarnardottir et son fils, Snorri.
First White Mother in America, sculpture d’Ásmundur Sveinsson érigée en 1994, montrant Gudrid Thorbjarnardottir et son fils, Snorri.

Naissance Aux alentours de 990
Drapeau de la Norvège Norvège ou Drapeau de l'Islande Islande
Décès Aux alentours de 1080 (à environ 90 ans)
Drapeau de l'Islande Islande
Nationalité Islandaise

Première expédition Vinland
Dernière expédition Rome

Gudrid Thorbjarnardottir (en islandais Guðríður Þorbjarnardóttir) est une femme nordique, née aux environs de 990 en Islande ou en Norvège et morte vers 1080 en Islande, apparaissant dans deux sagas (formant, à elles deux, l'ensemble dit des sagas du Vinland) : la saga des Groenlandais et la saga d'Erik le Rouge. Elle fait partie des premiers occidentaux à avoir vécus en Amérique (appelé par les nordiques Vinland) où elle donna naissance à un fils : Snorri Thorfinnsson.

Biographie[modifier | modifier le code]

Statue de Gudrid et son fils Snorri Thorfinnsson.

Selon la saga des Groenlandais, Gudrid Thorbjarnardottir serait née en Norvège, ou elle se serait également mariée avant de partir en Islande. Durant le voyage, le bateau de Gutrid et de son mari aurait fait naufrage, et se serait grâce au secours de Leif Ericson qu'ils auraient pu survivre. La saga d'Erik le Rouge, elle, raconte que Gutrid serait née en Islande et aurait émigré au Groenland pour retrouver Erik le Rouge, un ami de son père. Toujours selon cette saga, après avoir dû affronter dangers et péripéties, Gutrid et sa famille avaient réussi à retrouver Erik le Rouge, qui maria Gutrid à son fils, Thorstein. Cependant, Thorstein mourut rapidement et Gutrid se remaria avec Thorfinn Karlsefni, un marchand islandais, avec qui elle partit au Vinland[1].

Une fois arrivée en Amérique, Gutrid donna naissance à un fils : Snorri Thorfinnsson, que Jenny Jochens décrit comme le « premier autochtone aux racines européennes du Nouveau Monde ». Au final Gutrid, Thorfinn et Snorri rentrèrent en Islande et s’installèrent aux alentours du village de Glaumbaer. Et c'est après la mort de son mari, et une fois que son fils eut fondé une famille, que Gutrid entreprit son dernier grand voyage en partant « vers le Sud », c'est-à-dire à Rome. Durant son absence, Snorri Thorfinnsson avait fait construire une église sur ses terres, une église dans laquelle Gutrid s'isola en tant que nonne une fois revenue de Rome[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Gudrid Thorbjarnardottir est encore célébrée en Islande. Ainsi, sur son possible lieu de naissance, sur la côte sud de péninsule de Snæfellsnes, a été installé une carte de monde décrivant ses nombreux voyages, du Groenland à Rome en passant par l'Amérique. Dans le même ordre d'idée, une statue a été construite en 1994 à la ferme de Glaumbaer (un lieu où elle a passé une partie de sa vie) par le sculpteur Ásmundur Sveinsson afin de lui rendre hommage : Gudrid est montrée debout sur une barque, portant sur son épaule son fils, Snorri Thorfinnsson[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jochens 2008, p. 44.
  2. Jochens 2008, p. 45.
  3. Jochens 2008, p. 43.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jenny Jochens, « Gudrid Thorbjarnardottir. Une globe-trotteuse de l’an mil », CLIO. Femmes, Genre, Histoire, no 28,‎ 2008, p. 38-58 (lire en ligne)
  • (en) Nancy Marie Brown, The Far Traveler : Voyages of a Viking Woman, Mariner Books,‎ 2008, 320 p. (lire en ligne)