Grandizo Munis

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Grandizo Munis (1912-1989) est un des fondateurs de la section espagnole de l’Opposition de gauche en 1930. Puis il fonde la section espagnole de la Ligue communiste internationale en 1936. Le groupe est connu par son organe La Voz Leninista. Il est emprisonné par les staliniens en février 1938.

Il s'enfuit ensuite et se réfugie à la fin de la guerre civile au Mexique où il est chargé par Trotski de diriger la section mexicaine. Il dirige également la section trotskiste espagnole. À ce titre, il participe à la conférence d'Alarme de la IVe Internationale (1940), et devient un proche collaborateur de Natalia Sedova.

Munis rompt avec la IVe Internationale en 1948, sur la nature de la l’Union soviétique qu’il considère comme un régime de capitaliste d’État (rejoignant ainsi les conceptions de la Tendance Johnson-Forest aux États-Unis) et sur la nature de la Deuxième Guerre mondiale qu’il considère comme étant une guerre impérialiste (de même que le trotskyste américain Max Shachtman ). Il estime que le trotskisme a choisi un camp impérialiste, celui de l’URSS. Natalia Sedova, la veuve de Léon Trotski, suit le même chemin en rompant avec le trotskisme quelques années plus tard.

Il s'installe en France puis rentre en Espagne pour participer à la grève des transports de Barcelone en 1951, ce qui lui vaut d'être emprisonné dans les geôles franquistes. Après sa libération en 1958, Munis rentre en France et fonde l'année suivante le Fomento Obrero Revolucionario (Ferment ouvrier révolutionnaire) qui publie la revue Alarme et développe des positions proches de celles de la gauche communiste, sans jamais rompre totalement avec le léninisme.

Œuvres[modifier | modifier le code]

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