Friedrich Wilhelm Kritzinger

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Friedrich Wilhelm Kritzinger

Naissance 4 avril 1890
Grünfier, Allemagne
Décès 25 avril 1947 (à 57 ans)
Nuremberg, Allemagne
Nationalité Allemagne Flag of German Reich (1935–1945).svg
Profession
Directeur à la chancellerie du Reich, Secrétaire d’Etat
Friedrich Kritzinger

Dr Friedrich Wilhelm Kritzinger (4 avril 1890, Grünfier, Allemagne - 25 avril 1947, Nuremberg, Allemagne) était un homme politique nazi. Numéro deux de la chancellerie du Reich dirigée par Hans Lammers, il a représenté celui-ci lors de la conférence de Wannsee

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un pasteur, il voit le jour le 4 avril 1890, à Grünfier dans le district de Bromberg (Allemagne). Il termine ses études secondaires en 1908 puis suit des études de droit. Il participe à la Première Guerre mondiale qu’il termine avec le grade de lieutenant de réserve. Après avoir décroché son diplôme, il travaille au Ministère de la Justice puis au ministère prussien du commerce, pour revenir, en 1926, au ministère de la justice. Il rejoint le parti nazi en 1938 et intègre la chancellerie du Reich en février 1938 dont il dirige l’un des départements avec le rang de ‘’Ministerialdirektor’’. Il est nommé sous-Secrétaire d’État début 1942, puis Secrétaire d’État à la fin de l’année.

Lors de la conférence de Wannsee, il est le représentant du chef de la chancellerie, Hans Lammers.

Fonctionnaire, soucieux du service public[1], il participe jusqu'au bout à l'effort de guerre allemand, en organisant le ravitaillement des populations[2].

En avril 1945, il tente de coordonner depuis Berlin le travail des ministères dispersés dans un Reich en déliquescence, l'administration du Reich fonctionnant à Berlin après le 20 avril 1945[2]. Le 20 avril, il ordonne aux fonctionnaires encore sur place à Berlin de quitter la ville vers le Sud, puis, cela étant impossible, de fuir par avion, puis de fuir vers le Nord, ce qui provoque l'ire de Lutz Schwerin von Krosigk qui exige un ordre clair d'Hitler; Kritzinger n'obtient qu'une recommandation de Bormann pour les ministres et leur personnel[3]. À la suite de quoi, il fuit Berlin. En mai, il fait partie, toujours en tant que Secrétaire d’État, de l’éphémère gouvernement dirigé par Karl Dönitz.

Comme la plupart des autres participants à la conférence encore en vie à la fin de la guerre, il est arrêté en 1946. Lors d’un des procès de Nuremberg, il se déclare honteux des atrocités commises par le troisième Reich. Acquitté, il meurt à Nuremberg le 25 avril 1947.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ian Kershaw, La Fin, p. 500.
  2. a et b Ian Kershaw, La Fin, p. 436.
  3. Ian Kershaw, La Fin, p. 437.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martin Broszat, L’État hitlérien, l'origine et l'évolution des structures du Troisième Reich, Édition Fayard, coll. L'espace du politique, Paris, 1985 (éd. française), ISBN 2-213-01402-7
  • Ian Kershaw, La Fin, Allemagne, 1944-1945, Éditions du Seuil, Paris, 2012, 665 pages, ISBN 978-2-02-080301-4 Document utilisé pour la rédaction de l’article