Josef Bühler

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Josef Bühler

Description de cette image, également commentée ci-après

Au centre de l'image, Josef Bühler

Naissance
Bad Waldsee, Allemagne
Décès (à 44 ans)
Cracovie, Pologne
Nationalité Allemagne Flag of German Reich (1935–1945).svg
Profession Secrétaire d’Etat, Gouverneur adjoint du gouvernement général
Autres activités

Josef Bühler (, Bad Waldsee, Allemagne - , Cracovie, Pologne) était un homme politique nazi. Gouverneur adjoint du gouvernement général dirigé par Hans Frank, il a représenté celui-ci lors de la conférence de Wannsee. Condamné à mort pour crime contre l’humanité, il a été exécuté à Cracovie, le .

Bühler, fils de boulanger, est issu d’une famille catholique de douze enfants. Docteur en droit en 1932, Bühler devient, en 1933, l’un des collaborateurs de Hans Frank, conseiller juridique d’Adolf Hitler et du parti nazi, député au Reichstag et ministre de la Justice de Bavière. Bühler s’affilie au parti nazi le . Il travaille ensuite au tribunal de Munich dont il devient le procureur en chef en 1935.

En 1938, Hans Frank, ministre du Reich sans portefeuille, lui confie la direction de son cabinet. Lorsque Frank est nommé à la tête du gouvernement général, Bülher le suit à Cracovie en tant que secrétaire d’état du gouvernement général et adjoint du gouverneur. Il reçoit à cette époque le grade honorifique de SS-Brigadeführer, décerné par Heinrich Himmler.

Bühler participe à la conférence de Wannsee comme représentant de Hans Frank. Durant cette conférence, il attire l’attention des participants sur la nécessité de résoudre la question juive dans le gouvernement général aussi vite que possible.

« le gouvernement général serait heureux de voir commencer sur son territoire la solution finale de cette question.[...] il faut éliminer le plus vite possible les Juifs de cette région. »

La demande est acceptée et le processus de destruction est nommée opération Reinhardt[1].

Après la guerre, Bühler témoigne lors du procès de Hans Frank à Nuremberg. Après ce procès, il est extradé en Pologne où il est jugé par la Cour suprême pour crime contre l’humanité. Condamné à mort et à la confiscation de ses biens le , son exécution est annoncée par les autorités polonaises le

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Ruckerl, les chambres à gaz secret d'état, coll. Points/Histoire éd. du Seuil 1984 p.133