Fredrik Rosing Bull

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Fredrik Rosing Bull (25 décembre 1882 - 7 juin 1925) est un ingénieur norvégien qui a développé et commercialisé des machines à statistiques. Inspirateur de société Bull, qui exploite ses brevets aux débuts de la mécanographie, Fredrik Rosing Bull fut dès 1919, l'un des pionniers de l'indépendance technologique de l'Europe face au monopole d'IBM.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur à la société d'assurances norvégienne Storebrand, il a déposé le 31 juillet 1921 un brevet de "trieuse-enregistreuse-additioneuse combinée à cartes perforées". Le conseil d'administration de Storebrand adopte immédiatement cette machine, qui fait ensuite l'objet d'un article dans une revue d'assurance danoise. Henrik Hartzner, chef des statistiques de la compagnie danoise Hafnia le lit et renonce à son matériel Herman Hollerith (IBM), pour commander une machine Bull en 1922[1].

Quand Fredrik Rosing Bull meurt à 43 ans en 1925, une demi-douzaine d'exemplaires sont livrées à des entreprises, qui apprécient de pouvoir acheter une machine simple et meilleur marché plutôt que de la louer à IBM, en position de monopole aux débuts de la mécanographie.

Son bras droit Knut Andreas Knutsen (1888- 1983), ingénieur hydroélectricien, se consacre entièrement au perfectionnement des machines (trieuse horizontale en 1929, imprimante numérique à roues en 1930), organisant le service après-vente et étudiant en détail les brevets des concurrents. Le directeur du service des statistiques de Rentenanstalt, société d'assurance-vie, le docteur Emile Marchand[1], lui achète une tabulatrice et une trieuse en 1926, puis veut construire une machine plus rapide, utilisant la technique des cartes perforées. Il s'adresse à Oscar Bannwart, directeur de la société suisse H.W.Egli, réputée alors pour ses calculatrices et ses machines comptables "Madas" et "Millionnaire"[2].

Fredrik Rosing mourut cinq ans avant que ne fût créée, en 1930, la compagnie industrielle qui porte son nom, par le Belge Émile Genon[3], pour commercialiser les machines à statistiques et qui sera désignée successivement comme "Bull SA", "H.W. Egli Bull", puis Compagnie des Machines Bull, et enfin Bull, depuis 1983.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Bull et le 20ème arrondissement", sur le Site personnel de François Holvoet-Vermaut [1]
  2. "BULL l'histoire très internationale d'un géant français" par Pierre-E Mounier-Kuhn dans Science et Vie Micro de juillet - août 1990 [2]
  3. "BULL l'histoire très internationale d'un géant français", par Pierre-E Mounier-Kuhn dans Science et Vie Micro de juillet - août 1990 [3]

Lien externe[modifier | modifier le code]