Franz Reichelt

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François Reichelt
Franz Reichelt portant la voilure de son invention
Franz Reichelt portant la voilure de son invention

Autres fonctions Tailleur, fou volant
Biographie
Nom de naissance Franz Reichelt
Naissance 1878
Wegstädtl
Décès 4 février 1912
Paris
Vidéo du saut.

Franz ou François Reichelt né en 1878 à Wegstädtl (aujourd'hui Štětí en République tchèque) est un tailleur français d'origine autrichienne, connu pour s'être tué le 4 février 1912 en sautant du premier étage de la tour Eiffel pour tester un costume-parachute de sa confection.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franz Reichelt s'installe à Paris en 1900. Il obtient la nationalité française en 1911, faisant franciser son prénom en François. Il devient tailleur pour dames dans le quartier de l'Opéra. L'époque est aux débuts de l'aviation et les premiers accidents ont lancé différentes études sur la mise au point du parachute. Dès 1910, il travaille sur la mise au point d'un costume-parachute en toile caoutchoutée inspiré de la physionomie des chauves-souris. Reichelt procède à des essais avec des mannequins depuis la cour de son immeuble, au 8 rue Gaillon, puis se lance lui-même depuis une hauteur d'une dizaine de mètres à Joinville. La tentative est un échec et sa chute est amortie par de la paille au sol. Le Petit Journal[1] rapporte qu'il a réalisé un essai avec un mannequin depuis le premier étage de la tour Eiffel mais apparemment peu concluant.

Saut depuis la tour Eiffel[modifier | modifier le code]

Au début du mois de février 1912, Reichelt annonce à la presse qu'il va réaliser lui-même un saut depuis la tour Eiffel pour prouver la valeur de son invention. Le dimanche 4 février, alors qu'il a rédigé son testament[2] la veille, il arrive à h au pied de la tour. Il fait froid, avec une température autour de 0°. La préfecture de police de Paris a donné son accord à la condition que l'inventeur utilise un mannequin. Quelques policiers sont présents pour assurer le service d'ordre, cependant, aucun n'intervient pour empêcher Reichelt — venu sans mannequin — de se jeter de la première plate-forme de la tour Eiffel.

À h 22, devant une trentaine de journalistes et de badauds, et après une quarantaine de secondes d'hésitation, Reichelt saute du premier étage, haut de 57 mètres. Malheureusement, son appareillage, qui ne semble qu'à demi-ouvert, se replie sous lui et il tombe alors en chute libre durant quelques secondes avant de s'écraser sur le sol gelé.

Aucune autopsie n'a été réalisée à l'époque. Un médecin de l'hôpital Laennec a simplement constaté la mort de François Reichelt. Rien ne permet donc d'affirmer que le parachutiste est mort d'une crise cardiaque avant de toucher le sol. Les quotidiens du lendemain en font leur une, avec photos de la chute de la « tragique expérience ».

La tentative de Reichelt a été filmée, ce qui a contribué à sa notoriété. On le voit ainsi hésiter longuement avant de se laisser tomber dans le vide. La fin du film montre un témoin mesurant la profondeur du trou formé par l'impact du malheureux au sol. Celle-ci semble être de 15 à 20 cm.

Testament de Reichelt[modifier | modifier le code]

Le testament rédigé par François Reichelt la veille de son saut a été retrouvé chez un notaire parisien[2]. Le testament est ainsi rédigé (l'orthographe n'a pas été corrigée) :

« Fait a Paris le 3 février 1912

Je soussigne fait don de tout ce que jé posede a Madame Luise Schillmann emploiye depuis de longsanné pour le devoument et les service quel me rendu. Et jé l’autorise de toucher tout le factures reste non paye et garder le montent en plus jé voudrais que dans le cas mon invention porterai le fruit que on verse a cet personne un rente anuelle de quinze cent franc dan le cas mon invention rappporterai moin de troi mille franc, Madame Luise Schillmann ne Reis doit partageravec mes parent en 2 partis égale. mai jé vous prie de faire savoir a me parent que jéne voudrai jamai que ma seur Katarina ne touche qelque chose.

jé vous prie don Madame Schillmann de bing executer ma derniere volonté et exusé moi de la douleur quel je pourrai vous causer. envoyé mes vetement a mon père ainsi mes bijou ma bague et montres.

en vous embrassan bin sincerement

Reichelt 8 rue Gaillon »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Reportage sur François Reichelt diffusé à l'émission La Fabrique de L'Histoire du jeudi 19 mai 2011 : http://www.franceculture.com/emission-la-fabrique-de-l-histoire-les-inconnus-de-l-histoire-44-2011-05-19.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. disponible sur Gallica
  2. a et b David Darriulat, Un tailleur pour dames au temps des aéroplanes, Edilivre, 2010

Articles connexes[modifier | modifier le code]