François-Benoît Hoffmann

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François-Benoît Hoffmann est un auteur dramatique et un critique français, né à Nancy le 11 juillet 1760 et mort à Paris le 25 avril 1828.

Son nom, parfois orthographié Hoffman, lui vient de son grand-père, un huissier de la chambre du duc de Lorraine nommé Ébrard, qui choisit de germaniser son patronyme en Hoffmann.

Biographie[modifier | modifier le code]

François-Benoît Hoffmann entreprit des études de droit à l’université de Strasbourg. Mais comme il était bègue, il finit par y renoncer, car il n’aurait pu exercer la profession d’avocat qu’il souhaitait pratiquer. Il s’engagea un moment dans l’armée, pour abandonner cette voie également.

Il rentra à Nancy, écrivit des poèmes qui furent remarqués, puisqu’il obtint un prix qui lui permit de partir pour Paris en 1784. Là il persévéra, publiant un recueil de poèmes, mais surtout il écrivit le livret de la tragédie lyrique en 3 actes Phèdre, musique de Lemoyne. Représentée au château de Fontainebleau le 26 octobre 1786, puis à l’Opéra de Paris à partir du 21 novembre suivant, cette œuvre remporta un très vif succès. Encouragé dans cette voie, il poursuivit jusqu’en 1807 la composition de pièces de théâtre et d’œuvres lyriques.

En janvier 1792, son opéra Adrien, musique d’Étienne Nicolas Méhul, lui donna l’occasion de montrer l’indépendance d’esprit dont il fit preuve toute sa vie. On lui demanda de supprimer de son livret les allusions monarchiques qu’il contenait. Malgré le risque qu’il prenait à cette époque, il refusa, préférant retirer l’œuvre de l’affiche. Elle put être jouée seulement en 1802 et est regardée par certains comme son chef-d’œuvre.

En 1807, il fut sollicité par Charles-Guillaume Étienne pour collaborer en tant que critique au Journal de l’Empire, qui deviendra le Journal des débats. Il y analysa avec un égal brio des ouvrages de littérature, de philosophie, d’histoire, de politique et même de médecine. Pour conserver une parfaite indépendance, il se retira dans sa maison de Passy, pour ne pas subir l’influence des auteurs des livres dont il avait à rendre compte. Pour la même raison, il refusa de briguer un fauteuil à l’Académie française, où il aurait pourtant eu, paraît-il, facilité à entrer.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre
Romans, essais
  • Mes souvenirs ou Recueil de pensées fugitives (1802) ;

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]