Ann Radcliffe

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Ann Radcliffe

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Ann Radcliffe

Nom de naissance Ann Ward
Activités Écrivain
Naissance 9 juillet 1764
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès 7 février 1823 (à 58 ans)
Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Langue d'écriture Anglais britannique
Genres Roman gothique

Œuvres principales

Ann Radcliffe, née Ward le 9 juillet 1764 à Holborn, à Londres où elle est morte le 7 février 1823, est une romancière britannique, pionnière du roman gothique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît au sein d'une famille modeste. Ses parents, William Ward et Ann Oates, tenaient une mercerie-chemiserie ; son grand-père maternel était plombier. On ignore tout de ses études, sinon qu'elle a été élevée dans la région anglicane, ce qui expliquera « l'anti-papisme » imprégnant ses romans.

Fille unique de William et Ann Ward, Ann Radcliffe épouse en 1788 William Radcliffe, diplômé d’Oxford et étudiant en droit. Il quitte sa profession pour se consacrer à la littérature, et devient ensuite propriétaire et éditeur du journal The English Chronicle. Le couple n’a pas d’enfants. Pour s’occuper, Ann Radcliffe commence à écrire des fictions, passe-temps qu'encourage son mari.

Elle publie Les Châteaux d’Athlin et de Dunbayne (The Castles of Athlin and Dunbayne) en 1789. Ce livre donne le ton pour l’essentiel de son œuvre, qui met en scène des jeunes femmes innocentes et héroïques confrontées à de mystérieux barons aux sombres passés dans de sinistres châteaux.

Ses livres sont très populaires dans l’aristocratie et la bourgeoisie montante, notamment parmi les jeunes femmes. On peut noter La Romance sicilienne (A Sicilian Romance) en 1790, La Romance de la forêt (The Romance of the Forest) en 1790, Les Mystères d'Udolphe (The Mysteries of Udolpho) en 1794, et L'Italien (The Italian) en 1797.

Elle meurt de problèmes respiratoires provoqués probablement par une pneumonie.

Ses réflexions sur son propre travail et sur l’époque paraissent en 1826 sous le titre intrigant de Du surnaturel dans la poésie, « par la défunte Mme Ann Radcliffe ». L'ouvrage, sérieux et intelligent, apporte un éclairage intéressant sur cette veine gothique que Mrs Radcliffe a contribué à illustrer.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le succès de La Romance de la Forêt a fait d’Ann Radcliffe le fer de lance du roman gothique. Ses romans suivants sont reçus avec beaucoup d’attention et ont de nombreux d’imitateurs, notamment (sous forme parodique) Jane Austen avec Northanger Abbey. Ils influencent également l’œuvre d’auteurs comme Sir Walter Scott, Mary Wollstonecraft ou encore Dostoïevski.

Sur le continent aussi, elle a la réputation d’être à l’origine du roman gothique. Balzac s'inspire de son style au point d'en faire une presque parodie dans L'Héritière de Birague (1822) qu'il publie sous pseudonyme[1]. Paul Féval mentionne son nom dans une de ses nouvelles et fait d'elle un des personnages principaux de La Ville-Vampire :

« Anne Radcliffe, la sombre mère de tant de mystères et de tant de terreurs, était alors dans tout l’éclat de cette vogue qui donna le frisson à l’Europe[2]. »

— Paul Féval, La Vampire

Ivan Tourgueniev y fait également référence dans son célèbre roman Pères et fils:

« Le paysan russe est précisément ce mystérieux inconnu dont il est tant parlé dans les romans d’Anne Ratcliffe. Qui le connaît ? il ne se connaît pas lui-même[3]. »

— Ivan Tourgueniev, Pères et fils

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en) The Romance of the Forest, 1791
  • (en) The Mysteries of Udolpho, 1794
  • (en) The Italian, 1797
    • Traduit par Mary Gay sous le titre Éléonore de Rosalba ou Le confessionnal des pénitents noirs
  • (fr) Les mystères du château d’Udolphe, Librairie José Corti, 1984 ;
  • (fr) Ann Radcliffe, Les mystères d’Udolphe, traduit de l’anglais par Victorine de Chastenay, Paris, Gallimard, Coll. « Folio classique », 2001.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Barbéris, Le Monde de Balzac, Artaud, 1973, réédition Kimé, 1999, p. 257 (ISBN 284174163X)
  2. Paul Féval, La Vampire, chapitre I gutenberg.org.
  3. Ivan Tourgueniev, Pères et fils, chapitre XXIII [1]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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