Elmore James

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Elmore Brooks, plus connu sous le pseudonyme d'Elmore James, né le à Richland, près de Jackson, Mississippi, mort le à Chicago, est un guitariste et chanteur américain de blues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a commencé à se produire vers l'âge de 14 ans. Après cinq années de prestations assez confidentielles dans le circuit classique (pour l'époque) des fêtes et pique-niques le jour, alternant avec les tripots et les bars mal famés la nuit, il entame une vraie carrière quand il rencontre les grands maîtres du Delta Blues ; entre autres : Robert Johnson et Sonny Boy Williamson II. Il les suit à partir de 1937. Mais Robert Johnson meurt brutalement en août 1938, laissant Elmore désemparé.

Sonny Boy, peut-être parce qu'il est plus âgé, s'en remet mieux et arrive à l'entraîner sur les routes. Ils vont même jusqu'à La Nouvelle-Orléans mais Elmore préfère rester dans sa région d'origine et tourne avec sa formation dans les petites villes du pays du coton.

Après deux ans dans l'US Navy et malgré une première alerte cardiaque, il reprend la route[1].

Sonny Boy le fait venir dans l'émission de radio qu'il anime à Helena, Arkansas puis le persuade de l'accompagner pour un enregistrement à Jackson[2].

À leur répertoire, de nombreux morceaux de Robert Johnson. Sonny réussit à enregistrer Elmore en soliste, mais celui-ci, paniqué quand il le découvre, s'enfuit sans même graver la deuxième face du 78 tours. Le disque sort pourtant sur le label Trumpet, avec une face B quelconque, en août 1951 : Dust my Broom. La chanson écrite par Robert Johnson entre ainsi, 13 ans après la mort de son compositeur, dans le peloton de tête des disques de Rhythm and Blues[2]. Le riff d'introduction à la guitare électrique de Dust my Broom a un timbre particulier de cloches et a la réputation de n'avoir jamais pu être imité depuis[1].

Elmore James peut partir retrouver Howlin' Wolf et Muddy Waters et inventer avec eux le Chicago Blues.

Après quelques belles années dans les clubs de Chicago, et une nouvelle alerte cardiaque, les succès se font plus rares. Des problèmes avec le syndicat des musiciens le contraignent à retourner dans le Sud. Il n'en profite pas pour se refaire une santé et continue à tourner dans les petits clubs.

Sa carrière semble pourtant repartir quand il re-enregistre, dans de meilleures conditions, à New York It Hurts me too.

Chicago, ses clubs, et ses musiciens l'accueillent de nouveau. Une nouvelle crise cardiaque lui est toutefois fatale quelques jours seulement après son retour.

Hound Dog Taylor est considéré musicalement comme un de ses héritiers.

Succession[modifier | modifier le code]

Son fils Elmore James Jr, né Earnest Johnson (fils de Elmore et de Nora Mae Johnson) le 21 août 1939, continue la tradition de son père.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Blue Steel (album-hommage de reprises d'Elmore James par John Primer)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Elmore James Biography », sur Rock and Roll Hall of Fame (consulté le 18 novembre 2013)
  2. a et b Christian Casoni, « Portrait : Elmore James », sur bluesagain.com (consulté le 18 novembre 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]