Derinkuyu

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Derinkuyu
Une salle de la cité souterraine de Derinkuyu
Une salle de la cité souterraine de Derinkuyu
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
District Derinkuyu
Démographie
Population 11 092 hab. (2000)
Géographie
Coordonnées 38° 23′ 00″ N 34° 45′ 00″ E / 38.3833333, 34.75 ()38° 23′ 00″ Nord 34° 45′ 00″ Est / 38.3833333, 34.75 ()  
Altitude 1 372 m
Localisation

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Derinkuyu
Liens
Site de la mairie http://www.derinkuyu.bel.tr/
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Derinkuyu, mot qui signifie « puits profond », est le nom d'une ville et d'un district de la province de Nevşehir, en Anatolie centrale (Turquie). Selon le recensement de 2000, le district comptait 24 631 habitants et la ville .

Située en Cappadoce, Derinkuyu est connue pour sa cité souterraine de l'époque paléo-chrétienne, la plus grande de Turquie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des habitations souterraines existaient déjà à l'époque de Xénophon (Ve et IVe siècles av. J.-C.). Dans l'Anabase, il indique que des gens, en Anatolie, avaient creusé leurs maisons dans le sol et y vivaient dans des espaces suffisamment grands pour y loger leurs familles et leurs animaux et y stocker des vivres[1]. Certains auteurs font remonter les premières excavations à l'époque hittite (XIIIe siècle av. J.-C.), mais il est plus généralement admis que la cité de Derinkuyu date de la domination phrygienne (VIIIe siècle av. J.-C.)[2], et qu'elle fut agrandie progressivement au début de la période byzantine : tout ce qui y a été retrouvé date au plus tôt du Ve siècle ap. J.-C. Les vestiges les plus récents sont du Xe siècle.

La cité servit de refuge aux premiers chrétiens grecs, face aux persécutions de l'Empire romain[3] (édit de Dioclétien en 303) et, à partir du VIIe siècle, face aux raids des Omeyyades et des Abbassides. Elle fut ouverte aux visiteurs en 1969, mais 10 % seulement de la cité leur sont accessibles. Les huit étages dégagés à ce jour atteignent une profondeur d'environ 85 mètres.

Description[modifier | modifier le code]

Porte de pierre. Le trou central permettait de manœuvrer la porte et faisait office de judas[4].

La cité pouvait être fermée de l'intérieur par de grandes meules circulaires faisant office de portes. Elles avaient un diamètre de 1 à 1,50 m, une épaisseur de 30 à 50 cm et un poids de 200 à 500 kg. Chacun des 13 étages pouvait être fermé séparément.

Lieu d'élaboration du vin

L'espace était organisé autour de 52 cheminées d'aérations, qui, pour quatre d'entre elles, atteignaient une profondeur de 100 m et servaient également de puits. Ceux-ci constituaient un point faible dans le système de défense : devant la difficulté de s'emparer de telles cités, certains envahisseurs tentèrent de les empoisonner. Comme les autres cités du même genre, celle de Derinkuyu comportait des lieux de culte, des pièces de stockage, des étables ou des bergeries, des pressoirs à vin et à huile, des cuisines, des réfectoires. Mais une vaste pièce voûtée au second étage (en partant du haut), qui servit semble-t-il d'école religieuse, est spécifique à Derinkuyu[5].

Entre le troisième et le quatrième niveau, un escalier abrupt mène à une église cruciforme de 10 × 25 m et 2,5 m de hauteur.

Tous ces aménagements et la grande dimension de la cité permettaient d'abriter jusqu'à 50 000 personnes, mais étaient conçus pour accueillir 10 000 personnes en moyenne pour de longues durées.

Un tunnel, qui part du troisième étage, rejoignait probablement la cité souterraine de Kaymaklı, distante de 9 km.

Sur les collines avoisinantes se trouvaient des guérites, dont ne subsistent que des fondations, à partir desquelles on pouvait observer les alentours et donner l'alerte au besoin.

Les autres cités souterraines[modifier | modifier le code]

Plus de 200 cités souterraines d'au moins deux niveaux ont été découvertes en Cappadoce. 36 d'entre elles comportent trois niveaux ou davantage et cinq sont accessibles aux visiteurs. Parmi ces dernières, Derinkuyu est la plus grande. La seconde par la taille est celle de Kaymaklı, puis viennent Özkonak (découverte en 1972 près d'Avanos), Tatlarin et Saratlı (près d'Aksaray). Mazı Küyü (d'accès difficile mais en cours d'aménagement) et Güzelyurt, mieux connue sous son ancien nom Gelveri, valent également d'être mentionnées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]