Deep Space Climate Observatory

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Deep Space Climate Observatory

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Vue d'artiste

Caractéristiques
Organisation NASA
Domaine Étude du climat de la Terre
Statut en développement
Masse 570 kg
Lancement 2015
Lanceur Falcon 9 V1.1
Orbite Point de Lagrange L1
Principaux instruments
EPIC Télescope IR - UV - visible
NISTAR Radiomètre
Le satellite Deep Space Climate Observatory

Deep Space Climate Observatory (Observatoire du climat dans l'espace lointain plus anciennement programme Triana) connu également sous son acronyme DSCOVR est un satellite scientifique développé par la NASA en 1998, en réponse à une demande d'Al Gore à l'époque où celui-ci était vice-président démocrate des États-Unis. Après plusieurs reports, DSCOVR devrait être lancé en 2015. Positionné au point de Lagrange L1 à une distance d'1,5 million de kilomètres de la Terre, il devrait notamment fournir en permanence une vue complète en temps réel de la face éclairée de la Terre mise à disposition sur Internet.

Historique[modifier | modifier le code]

L'intention de Al Gore, fortement mobilisé par la question du changement climatique, était de réveiller les consciences en fournissant une image actualisée de la Bille bleue, la planète Terre vue de l'espace[1], mais également en fournissant un baromètre du réchauffement climatique par le biais d'un satellite à faible coût (initialement 35 millions $). Au cours du développement du projet, profitant de la position idéale que devait occuper le satellite (le point de Lagrange L1), des objectifs scientifiques ont été ajoutés afin de pouvoir évaluer les principaux paramètres susceptibles de modifier le système climatique terrestre : énergie solaire atteignant la Terre, rayonnement solaire réfléchi par la Terre (facteur jouant un rôle déterminant dans le climat), mouvements des nuages, état de la végétation terrestre et quantité de rayons ultraviolets atteignant la surface de la planète à travers la couche d'ozone. Avec l'instrumentation scientifique associée à ces objectifs, le budget du projet a été réévalué à 100 millions de dollars US.

Le projet a été victime durant son développement de l'opposition du Parti républicain qui l'estimait plus politique que scientifique. À l'époque le Congrès demanda à la National Academy of Sciences d'analyser la valeur scientifique de ce projet. Le rapport détermina qu'il était « fort et vital »[2]. Mais le blocage budgétaire ayant été maintenu par l'opposition, le satellite qui devait être lancé en 2003 fut placé en stockage en attendant qu'un financement complémentaire puisse être trouvé.

En novembre 2008, le satellite a été reconditionné pour un lancement par une fusée Delta II ou Falcon 9[3],[4]. La nouvelle administration du président Obama a obtenu le budget nécessaire en s'appuyant sur le fait que DSCOVR pourrait remplacer l'observatoire spatial solaire ACE touché par l'obsolescence pour les missions de météorologie spatiale[5]. Le projet est désormais un partenariat conjoint de la NASA, la NOAA et l'Armée de l'air. Les contraintes budgétaires ayant été levées, la NASA a donné en septembre 2013 son feu vert pour que DSCOVR passe en phase d'implémentation de manière à procéder à un lancement en 2015[6], à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX[7].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

DSCOVR est un micro-satellite de 570 kg dont 145 kg d'ergols utilisant la plateforme SMEX-Lite développée pour les petits satellites du programme Explorer. Le satellite est stabilisé 3 axes. L'énergie est fournie par deux ensembles de panneaux solaires déployables de technologie GaAs fournissant en début de mission 600 Watts. L'énergie est stockée dans une SNiCd d'une capacité de 9 ampères-heure. Le satellite dispose d'une propulsion monoergol N2H4 pouvant fournir un delta-V total de 600 m/s. L'antenne grand gain dotée d'un émetteur d'une puissance de 5 watts permet un débit descendant de 140 kilobits par seconde[8].

L'instrumentation scientifique comprend[8] :

  • un télescope EPIC (Earth Polychromatic Imaging Camera) de 30 cm d'ouverture permettant des observations en ultraviolet, lumière visible et proche infrarouge. Le CCD utilité comporte 4 mégapixels. L'instrument devrait mesurer les niveaux globaux d'ozone, les aérosols, la hauteur des nuages au-dessus des continents et des océans, la couverture végétale, les émissions d'ozone et d'aérosols ;
  • trois radiomètres à cavité NISTAR mesurent l'irradiance solaire réfléchie en UV, lumière visible et infrarouge (0,2 - 100 μm) ;
  • un magnétomètre ;
  • un spectromètre à électron analyse les électrons d'une énergie comprise entre 3 eV et 3 keV ;
  • une cavité de Faraday.

L'instrument PHA (Pulse Height Analyzer) mesure les effets des particules à haute énergie sur l'électronique du satellite.

Schéma du satellite

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Warren Leary, « Politics Keeps a Satellite Earthbound », The New York Times,‎ June 1, 1999 (consulté le 24 July 2009)
  2. (en) « NASA's Triana Mission Scientific Evaluation Completed », NASA,‎ 8 mars 2000 (consulté le 3 février 2008)
  3. (en) « Mothballed satellite sits in warehouse, waits for new life »,‎ 1 mars 2009 (consulté le 1 mars 2009)
  4. (en) « NEWS: Triana/DSCOVR Spacecraft Successfully Revived from Mothballs »,‎ 15 février, 2009 (consulté le 7 septembre 2009)
  5. (en) « NOAA taps DSCOVR satellite for space weather mission »,‎ 21 février 2011
  6. (en) « DSCOVR Mission Moves Forward to 2015 Launch »,‎ 10/09/2013 (consulté le 10/09/2013)
  7. (en)Spacex awarded two EELV-class missions from the United States Air Force
  8. a et b (en) « Deep Space Climate Observatory(DSCOVR) - Mission Briefing- Heliophysics Subcommittee Meeting »,‎ 27 février 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]