Danielle Bleitrach
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Danielle Bleitrach est une sociologue française née en 1938[1].
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Biographie [modifier]
Danielle Bleitrach a été membre du Comité central du PCF, puis du Comité national de ce parti de 1981 à 1996, date à laquelle elle démissionne pensant que les conditions d'une participation gouvernementale n'étaient pas réunies. En 2003, elle quitte le PCF, tout en se considérant comme communiste.
Elle a également été rédactrice en chef adjointe[2] de l'hebdomadaire du parti communiste destiné aux intellectuels, Révolution. À ce titre, ses articles sont nombreux et se caractérisent par un esprit polémique mais aussi des observations sur le terrain et la présentation de positionnements théoriques. C'est une tentative de lier sociologie et intervention journalistique. Elle affirme toujours que le militantisme, la pratique de vulgarisation autant que l'intervention action font partie intégrante des sciences dites humaines ou sociales. Une manière d'affronter le fait que l'analyse s'intéresse non à des objets relevant de lois déterministes mais à des sujets qui mènent des actions conscientes, tout en ne renonçant pas à mettre en évidence les structures dans lesquelles interviennent les actions.
Danielle Bleitrach travaille sur les aires géographiques de Cuba et l'Amérique latine (voir plus bas). Ce terrain est à la fois en rupture avec ses analyses sociologiques précédentes et pourtant dans la continuité de la réflexion sur la mondialisation, le développement, le travail et l'urbain. Danielle Bleitrach a également écrit des essais comme le Music hall des âmes nobles (sur les intellectuels) ou des romans (un bouquet d'ortie, l'infortune de Gaspard par exemple). Jusqu'à l'été 2010, elle anime le blog Changement de Société, dont elle a laissé la responsabilité à Marc Harpon. Elle publie désormais un nouveau blog : Histoire et Société.
Publications universitaires [modifier]
Sur le plan universitaire, Danielle Bleitrach a fait partie de ce que l'on appelle l'école française de sociologie urbaine d'inspiration marxiste. Elle était maître de conférence à l'Université de Provence. À ce titre, elle a écrit de nombreux articles et contributions à des colloques.
Bleitrach a rédigé une quinzaine d'ouvrages en particulier trois de sociologie sur la classe ouvrière et l'urbain :
- L'usine et la vie, avec Alain Chenu, Maspero éditeur, 1979
- Classe ouvrière et social démocratie, l'exemple de Lille et Marseille, avec Jean Lojkine, Ernst Oary (Alain Chenu), Christian Delacroix et Alain Maheu, Éditions sociales, 1981
- L'exclusion ou La défaite ouvrière, avec Mustapha El Miri, L'Harmattan, 1996
Publications sur Cuba et l'Amérique latine [modifier]
- Cuba est une île, coécrit avec Viktor Dedaj, et avec la participation de J.F. Bonaldi (éditions Le Temps des cerises, 2004, et traduit en espagnol en 2005 chez Viejo topo).
- Les États-Unis de Mal Empire, ces leçons de résistance qui nous viennent du sud, avec Viktor Dedaj et Maxime Vivas (éditions Aden, 2005, le livre a été traduit en espagnol en 2007).
- Cuba, Fidel et le Che - ou l’aventure du socialisme, en collaboration avec J. F. Bonaldi (éditions Le Temps des cerises, février 2008).
Notes et références [modifier]
- Salah Hamouri : Lettre de Danielle Bleitrach au président du CRIF, Danielle Bleitrach, mleray.info, 28 décembre 2011
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Article connexe [modifier]
- Sociologue français du XXIe siècle
- Sociologue du travail
- Sociologue d'aire géographique
- Sociologue de l'urbain
- Sociologue de la pauvreté
- Maître de conférences en sociologie
- Essayiste français
- Femme politique française
- Communiste français
- Enseignant à l'université de Provence
- Date de naissance inconnue (XXe siècle)