Catherine Delcroix

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Catherine Delcroix

Naissance 1955
Nationalité Drapeau de la Belgique Belgique
Profession


Catherine Delcroix, née en 1955, est une sociologue française, professeure de sociologie à l’université de Strasbourg.

Trajectoire[modifier | modifier le code]

Catherine Delcroix a commencé par être chercheuse en Belgique, ce qui l’a conduite à réaliser une thèse de doctorat en sciences politiques et relations internationales sur « La condition de la femme arabe vue au travers de sa participation aux institutions politiques », qu’elle a soutenue à l’université libre de Bruxelles en 1984. Ceci lui a permis d'abord d'enseigner la sociologie et de faire de la recherche à l’institut de sociologie de cette Université entre 1985 et 1988. Elle est ensuite venue à Paris où elle est devenue membre du CADIS entre 1987 et 1997, un laboratoire CNRS dirigé par Alain Touraine puis par Michel Wieviorka, de 1987 à 1993, avant de devenir responsable de recherche et de formation à l’Agence pour le Développement des Relations interculturelles. Elle a ensuite obtenu en 1993 un poste de Maître de conférence à l'université Toulouse II-Le Mirail où elle a enseigné jusqu’en 1997 avant d'obtenir une mutation à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Catherine Delcroix y a mené une série de recherches en association avec le laboratoire Printemps et a développé en particulier des travaux fondés sur la méthode des histoires de vie et consacrés aux conditions de vie et aux mobilisations des familles immigrées confrontées à de multiples discriminations et à des situations de précarité.

L'ensemble de ses travaux lui ont permis de passer une habilitation à diriger des recherches sur « l’action des personnes discréditées ». Elle a enfin été nommée en 2006 professeure de sociologie à l’université Marc Bloch de Strasbourg, ce qui lui permet maintenant de mener des recherches dans le cadre du laboratoire « Cultures et Sociétés en Europe », toujours à Strasbourg. Ses travaux actuels portent sur la participation des habitants des cités aux politiques de logement, lesquelles les concernent directement puisqu’elles les amènent à devoir déménager ou à voir leur propre quartier se modifier profondément.

Activités[modifier | modifier le code]

Catherine Delcroix développe à l’université de Strasbourg des recherches sur « intervention sociale, conflits et développement professionnel ». En tant que chercheuse associée à l’UMR Printemps (Professions, institutions et temporalités UVSQ), elle poursuit des travaux sur les liens intergénérationnels entre familles, destins personnels et appartenances collectives[1] ; ses travaux montrent notamment que « la transmission de l’histoire familiale peut devenir une ressource éducative » ou encore que « les habitants des cités de banlieues ne sont ni des classes dangereuses, ni des ennemis », mais doivent bien plutôt être considérés comme des alliés potentiels de la société française »[2].

Catherine Delcroix fait également partie du Comité Exécutif de l'association européenne de sociologie (que l'on désigne généralement par son sigle en anglais, ESA) créée à l'initiative de sociologues britanniques, scandinaves, finlandais, et centre-européens. Elle y est plus spécialement coresponsable de deux commissions : celle de la communication et celle des études pour étudiants diplômés (Committee for post-graduate research) [3]. Enfin, pour être cohérente avec ses idées, Catherine Delcroix a participé en 2002 à l’action de CLARIS (Clarifier le débat public sur la securité) afin d’intervenir dans le débat médiatique et politique sur l'insécurité[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Espoirs et réalités de la femme arabe : Égypte-Algérie, L’Harmattan, Paris, 1986, 236 pages
  • (avec Anne Guyaux) Double mixte, le mariage comme lieu de rencontre de deux cultures, L’Harmattan - Paris, en coédition avec l’éditeur belge "Contradictions" et l’ADRI, 132 pages
  • « L’immigration, histoires et mémoires, la présence des pères », Paris, Informations sociales, no 55, CNAF, 1996
  • (avec Chahla Beski) [Des médiatrices dans les quartiers fragilisés : le lien, La Documentation Française, Paris, 1996, 136 pages
  • Ombres et lumières de la famille Nour. Comment certains résistent à la précarité ?, Paris, Payot, coll. "Petite Bibliothèque Payot", 2001 (ISBN 9782228908498), 258 pages (3e édition augmentée, février 2013)
  • (dir.) Éducation(s) et réseaux de sociabilité. Parcours de jeunes en difficulté, Petra, Paris, 2010, 324 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir notamment la Communication présentée dans le cadre des Journées d'études sur les approches générationnelles, UVSQ 2003
  2. Voir article dans Les Annales de la recherche urbaine, no 83-84
  3. [1].
  4. Voir l’appel de CLARIS dans Libération du 30 janvier 2002 pour « clarifier le débat sur l'insécurité »

Liens externes[modifier | modifier le code]