Connaissance des temps

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La Connaissance des temps est une publication annuelle française d'éphémérides astronomiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la plus ancienne publication de ce genre au monde, publiée sans interruption depuis 1679, après que l'astronome Jean Picard obtint du roi la permission de fonder la revue. Cet ouvrage, créé en 1679 par Joachim Dalancé, et dont la responsabilité est attribuée au Bureau des longitudes depuis 1795, est donc issu d'une longue lignée historique. Voici quelques auteurs ou rédacteurs en chef successifs :

L'institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (CNRS UMR8028, Observatoire de Paris France) élabore annuellement la Connaissance des Temps.

Contenu actuel[modifier | modifier le code]

La Connaissance des temps est destiné aux astronomes, aux professeurs et aux étudiants. Chaque volume a deux parties :

  • La première partie donne l'état actuel des connaissances sur les constantes astronomiques fondamentales, les échelles de temps, les systèmes de référence, la rotation de la Terre, les changements de coordonnées, ainsi que les explications nécessaires au calcul des éphémérides. Ces articles sont souvent rédigés par des astronomes illustres
  • La deuxième partie contient, pour l'année en cours, des tables des positions du Soleil, de la Lune, des planètes et des principaux satellites.

Les éphémérides du Soleil, de la Lune, des planètes et de la planète naine Pluton sont issues de la solution INPOP06 (Astronomy & Astrophysics vol. 477, p. 315-327, 2008). Les éphémérides de la planète naine Cérès et des petits corps Pallas, Junon et Vesta sont issus d'une intégration numérique effectuée à l'IMCCE par l'astronome Patrick Rocher. Les éphémérides des satellites de Mars sont issues du modèle numérique NOE-4-06 (Astronomy & Astrophysics vol. 465, p. 1075-1084, 2007), les satellites de Jupiter par le modèle numérique L1 (Astronomy & Astrophysics vol. 427, p. 371-376, 2004), les satellites de Saturne par TASS1.6 (Astronomy & Astrophysics vol. 297, p. 588, 1995 et Astronomy & Astrophysics vol. 324, p. 366-380, 1997) et les satellites d'Uranus par le modèle numérique NOE-7-06 (Astronomy & Astrophysics vol. 456, p. 1173-1179, 2006).

Certains volumes anciens sont consultables en ligne : Volume de 1767, Volume de 1870

Références[modifier | modifier le code]

  • Lalande, "Bibliographie astronomique: avec l'histoire de l'astronomie depuis 1781 jusqu'à 1802", 1803, p. 312, [1]
  • Cosmos, 2e série, tome II, 1865, page 375, [2]
  • Guy Boistel, 2003, "L'astronomie nautique au XVIIIe siècle en France : tables de la Lune et longitudes en mer", thèse de doctorat de l'Université de Nantes (octobre 2001), Atelier national de reproduction des thèses (A.N.R.T.), Lille-3, 2 vols., 1000 pages. La partie II est une histoire entièrement inédite de "La Connaissance des temps", de 1678 à 1795. Lien ANRT [3]
  • Notice sur la "Connaissance des temps" : Françoise Bléchet, révisée par Guy Boistel en 2011, sur le site du "Dictionnaire des Journaux, 1600-1789" sous la direction de Jean Sgard, avec une bibliographie. Lien-[4]
  • Guy Boistel, 2004, «Nicole Lepaute et l’hortensia», Cahiers Clairaut, 108 (Hiver 2004), 13-17 (Nicole Lepaute est la calculatrice en chef pour la Connaissance des temps, sous la direction de Jérôme Lalande. Lien C.L.E.A. [5]
  • Guy Boistel, Jérôme Lamy, Colette Le Lay, 2010, "Jérôme Lalande (1732-1807). une trajectoire scientifique", Presses Universitaires de Rennes (plusieurs chapitres où il est questioon de la Connaissance des temps).
  • Conférence audio de Guy Boistel, Bureau des longitudes, février 2009 : "La Connaissance des Temps fut-elle vraiment un "bréviaire" pour les astronomes et les marins ?" - OnLine, sur CanalAcadémie. Lien [6]
  • La Connaissance des temps à l'IMCCE, publication EDP sciences -[7]

Lien externe[modifier | modifier le code]