Christophe Plantin

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Christophe Plantin par Pierre Paul Rubens

Christophe Plantin, né en 1514~1520 à Saint-Avertin, Indre-et-Loire, près de Tours et mort le 1er juillet 1589 à Anvers, est un relieur et imprimeur de renom à Anvers dans les Pays-Bas espagnols (actuellement en Belgique). Son entreprise d'imprimeur-éditeur se maintiendra durant trois siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né près de Tours, il déménage à Lyon dans son enfance, puis à Orléans et Paris[1].

Il retourne à Lyon à la fin des années 1530, puis séjourne à Caen dans les années 1540[1]. Dans cette ville, il se met au service de Robert II Macé relieur de l'Université de Caen depuis 1522[1]. Il apprend le métier de relieur à Paris et, à Caen, les éléments de l'art typographique. Après un court séjour à Paris, il s'installe en 1549 à Anvers[1]. Cette ville était devenue, entre 1500 et 1550, le plus important centre d'imprimerie des Pays-Bas, grâce notamment à l'impression clandestine de livres religieux inspirés de Luther[2].

Plantin travaille pour Gabriel de Zayas, secrétaire de Philippe II, en tant que relieur. Il est nommé architypographe en 1570 par le roi Philippe II. Cet appui politique l'oblige à louvoyer entre les insurgés et les royalistes espagnols, alors que la révolte gronde contre l'occupant espagnol et conduira à l'Acte de La Haye. En 1683, il fuit Anvers, où la guerre est sur le point d'éclater, et devient imprimeur académique de l'université de Leyde. Il revient à Anvers en 1585, après la prise de la ville par Alexandre Farnèse. Plantin meurt à Anvers en 1589.

L'imprimeur[modifier | modifier le code]

Il imprime son premier livre en 1555. On lui doit l'impression d'une Bible polyglotte dite d'Anvers ou de Montano, largement inspirée de la première édition polyglotte de la Bible, dite Complutense (1569-1570[3]).

L’Officina Plantiniana est considérée comme l'entreprise d'édition et d'imprimerie la plus importante qui ait jamais été établie en Belgique et vend des livres dans toute l'Europe. Le grand humaniste Juste Lipse avait un bureau dans l'enceinte de l'imprimerie.

Christophe Plantin a utilisé trois marques distinctes. La troisième, qu'il utilise à partir de 1564, fait référence au nom de son imprimerie Au Compas d'Or. Il utilise cette marque avec des encadrements différents pour différencier ses différentes collections. Cette marque est toujours accompagnée de sa devise : Labore et Constantia (« Par le travail et la Persévérance »).

Plantin, à l’instar de Robert Estienne, exposait devant sa porte ses épreuves en promettant une récompense à ceux qui y découvriraient quelque faute.

Le beau-fils de Plantin, Jan Moretus reprend l'imprimerie. L’Officina Plantiniana continuera à éditer des livres jusqu'en 1876. Elle sera alors vendue à la ville d'Anvers. Restée intacte, elle est devenue un musée inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, le Musée Plantin-Moretus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Denis Pallier, « L'officine plantinienne et la Normandie au XVIe siècle », Annales de Normandie, 1995, vol. 45, no 3, pp. 245-264
  2. Données du Musée Plantin-Moretus
  3. Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Ximenes Cisneros (le cardinal François) » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Cordier, Christophe Plantin, architypographe du roy, 1972.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]