Christine Arnothy
Christine Arnothy
Christine Arnothy en 1992
| Nom de naissance | Christine Kovach de Szendrö |
|---|---|
| Autres noms | Christine Arnothy William Dickinson |
| Activités | Romancière Journaliste |
| Naissance | 20 novembre 1930 Budapest, Hongrie |
| Langue d'écriture | Français |
Œuvres principales
Christine Arnothy, dont le vrai nom est Irène Kovach de Szendrö, est une femme écrivain née le 20 novembre 1930 à Budapest (Hongrie).
Sommaire |
Biographie [modifier]
Elle a notamment écrit J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, qui raconte son histoire, jeune fille durant la Seconde Guerre mondiale[1]. Ainsi, elle a publié Le Cardinal prisonnier, Le Jardin noir, J'aime la vie, Une affaire d'héritage, Malins plaisirs, Complot de femmes, Toutes les chances plus une, Voyages de noces, La Piste africaine, La Dernière nuit avant l'an 2000, Embrasser la vie, On ne fait jamais vraiment ce que l'on veut, Relations inquiétantes...
Christine Arnothy vient s'installer en France, après avoir quitté la Hongrie en passant la frontière à pied avec ses parents. Les seuls biens qu'elle emmène avec elle sont cousus dans son manteau. Il s'agit des feuilles sur lesquelles elle a écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest.
Elle a épousé Claude Bellanger (1909-1978), qui fut le fondateur du Parisien Libéré en 1944. Un coup de foudre les a unis lors de la remise à Christine Arnothy, en 1954, d'un prix littéraire, le « Grand Prix Vérité », parrainé par ce journal (voir Embrasser la vie, Fayard 2001). Elle est la mère du fondateur de la radio Skyrock, Pierre Bellanger et de l'écrivaine Anne Saint Dreux. Elle parle cinq langues.
Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision.
Elle était proche du président François Mitterrand[2], qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance.
William Dickinson [modifier]
Christine Arnothy publie également, durant les années 1980, trois romans noirs sous le nom de plume de William Dickinson, avec la complicité de Robert Esménard, propriétaire et président-directeur général des éditions Albin Michel.
Malgré le succès rencontré par ces romans d'un nouveau genre, elle décide d'interrompre cette expérience en raison de sa difficulté à mener de front deux carrières parallèles d'écrivain[3].
Toutefois, les trois romans de William Dickinson recevront, beaucoup plus tard, une suite cette fois signée de Christine Arnothy, L'Homme aux yeux de diamant, et publiée en 2004 aux éditions Fayard.
Œuvres [modifier]
- J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, Fayard, 1955 (accompagné d"Il n'est pas si facile de vivre")
- Le Cardinal prisonnier, Julliard, 1962
- La Saison des Américains, Cercle du Nouveau Livre, 1964
- Aviva, Flammarion, 1968
- chiche!, Flammarion, 1970
- le cavalier mongol, Flammarion, 1976
- J'aime la vie (livre), Grasset, 1976
- Le bonheur d'une manière ou d'une autre, Grasset, 1978
- Toutes les chances plus une, Fayard, 1980. Prix Interallié
- L'Ami de la Famille, Grasset, 1984
- Vent Africain, Grasset, 1989
- Voyage de noces, Plon, 1994
- Une question de chance, Omnibus, 1995
- Malins plaisirs, Omnibus, 1999
- La piste Africaine, Édition de Poche, 1999
- Complot de femmes, Fayard, 2000
- Relations inquiétantes, Fayard, 2005
- Une valse à Vienne, Fayard, 2009
- La vie d'une manière ou d'une autre, Flammarion, 2010
Distinctions [modifier]
- Grand prix Vérité, 1954
- Prix des Quatre-Jurys, 1966
- Grand Prix de la nouvelle de l'Académie française, 1976
- Prix Interallié, 1980
- Prix des Maisons de la Presse, 1989
Décorations [modifier]
- Commandeur de la Légion d'Honneur[4]
- Commandeur des Arts et des Lettres
- Croix d'Or du Mérite (la plus haute distinction hongroise décernée à une étrangère)
Monographie – étude [modifier]
- Parent, Anne Martine, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir de Christine Arnothy, ACEL – Ed. Zoé, Bienne – Genève, coll. Le cippe, 2008
Notes et références [modifier]
- Interview en San Francisco: "ça aurait été mon histoire. Chaque fois que je lis cet irrésistible roman, je ne sais pas si je dois me sentir triste ou heureux"
- Cf. « Biographie », sur le site de Christine Arnothy, où elle indique notamment que le président français, juste avant l'inauguration des locaux de la Fondation Claude-Bellanger à Martigny, lui avait rendu une visite privée à sa résidence voisine, le 15 septembre 1989.
- Cf. « Arnothy alias Dickinson : la double vie littéraire de Christine Arnothy », sur le site de Christine Arnothy.
- Décret de promotion en 2003
Lien externe [modifier]
- (fr) Site officiel