Chien de prairie à queue noire

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Chien de prairie
à queue noire

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Chien de prairie à queue noire
(Cynomys ludovicianus)

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Rodentia
Sous-ordre Sciuromorpha
Famille Sciuridae
Sous-famille Sciurinae selon ITIS
Xerinae selon MSW
Genre Cynomys

Nom binominal

Cynomys ludovicianus
(Ord, 1815)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Chien de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus) est une espèce de rongeur du genre Cynomys. C'est l'espèce de chien de prairie la plus répandue et celle que l'on trouve en captivité.

Longévité[modifier | modifier le code]

5 à 10 ans, les femelles ont tendance à vivre plus longtemps que les mâles.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Période de rut : De novembre à février.

Durée de la gestation : 5 à 6 semaines.

Première sortie des petits : Elle coïncide avec la période du sevrage, à savoir vers 7 semaines.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Ce rongeur est essentiellement herbivore mais il consomme aussi quelques insectes.

Répartition[modifier | modifier le code]

Le chien de prairie à queue noire est un rongeur originaire d'Amérique du Nord.

Comportement[modifier | modifier le code]

C'est un animal grégaire, en d'autres termes, il vit en groupe, et ne semble véritablement s'épanouir qu'au contact de ses congénères. Ensemble, ils s'organisent en clans, comportant chacun dans la majorité des cas un mâle, quelques femelles, et les jeunes. Ils creusent de vastes galeries souterraines organisées. L'entrée est munie d'un petit dôme afin de permettre une meilleure visibilité, ces chiens de prairie étant d'excellents sentinelles prêtes à déclencher l'alerte au moindre danger[1].

L'accouplement se déroule dans la grande majorité des cas sous terre, à l'abri des regards, dans le terrier[2].

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Leurs prédateurs sont des carnivores comme le putois à pieds noirs, le Coyote, les Crotales, etc.

Cri du Chien de prairie à queue noire en vidéo.

Le chien de prairie à queue noire et l'homme[modifier | modifier le code]

Dans la nature[modifier | modifier le code]

Sur ses terres d'origine, le chien de prairie est considéré comme nuisible[1] notamment par les éleveurs de bétail. Et ce, pour plusieurs raisons :

  • Le chien de prairie est herbivore, bien qu'il mange aussi parfois quelques insectes. Les éleveurs soulèvent donc la question de la concurrence alimentaire, craignant que leur bétail ne manque d'herbe. La preuve que ces animaux soient consommateurs des mêmes végétaux n'est pas faite[1].
  • Ses terriers sont la frayeur des éleveurs qui craignent que leurs animaux ne s'y brisent les pattes. Les accidents de ce type seraient rares[1].

En captivité[modifier | modifier le code]

Dans les pays où son maintien en captivité est autorisé, le chien de prairie est un animal qui s'avère pouvoir construire une relation très personnelle avec son maître et qui se montre souvent très affectueux à son égard. Il existe désormais dans quelques rares élevages européens des sujets en mutation blanche.

Comportement social[modifier | modifier le code]

Il convient de prendre au minimum deux chiens de prairie, deux femelles ou bien un couple (les portées étant extrêmement rares, surtout sans enclos), afin de conserver le mode de vie grégaire de cet animal.

Les mâles sont réputés pour être plus affectueux et les femelles plus joueuses.

Le mâle se montre particulièrement agressif au cours du rut, période de reproduction pouvant s'échelonner de novembre à février. Passée cette poussée hormonale, le mâle redevient aussi doux qu'auparavant. Les chaleurs des femelles occasionnent aussi un changement de comportement, mais bien souvent moindre, comparé à celui des mâles.

Le chien de prairie est un rongeur qui réclame de longues sorties hors de sa cage, ou simplement des moments de tendresse, même pour ceux résidant en enclos[1].

Adulte et petit à la sortie de leur terrier.
Baiser de chiens de prairie

Législation[modifier | modifier le code]

En France, d'après l'arrêté ministériel du 10 août 2004, le chien de prairie figue à l'article annexe 2, modifié par l'arrêté du 30 juillet 2010 - art. 3, qui donne la « liste des espèces non domestiques dont la détention ne peut être autorisée, avec obligation de marquage ou non, qu'au sein d'un établissement d'élevage ou de présentation au public d'animaux d'espèces non domestiques autorisé », donc avec autorisation préfectorale préalable (article 1)[3].

L'importation des chiens de prairie en provenance de pays tiers est désormais interdite, les échanges intracommunautaires n'étant pas concernés. La détention en captivité nécessite d'être titulaire d'un certificat de capacité ou bien d'avoir moins de 6 individus acquis antérieurement, de les identifier par puce et de les déclarer à la D.S.V de son département[4]. Il existe aussi des refuges destinés à recueillir ces animaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Marion Desmarchelier, Le chien de prairie (Cynomys ludovicianus), nouvel animal de compagnie : enquête auprès des propriétaires en France. Thèse école vétérinaire de Lyon, 2003. Lire le document PDF : thèse n°108
  2. Animal Diversity Web : Cynomys Ludovicianus (eng)
  3. arrêté ministériel du 10 août 2004, version 2011, sur Légifrance
  4. Les sujets en mutation blanche ne sont pas concernés par ces restrictions de détention.RongeurS.net: Législation des rongeurs et lapins

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Multimédia[modifier | modifier le code]