Boulevard du Crime

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48° 51′ 47.84″ N 2° 21′ 59.43″ E / 48.8632889, 2.3665083 ()

Peinture de 1862 représentant le boulevard du Temple avec, de gauche à droite, le Théâtre historique, le Cirque-Olympique, les Folies dramatiques, la Gaîté, les Funambules, les Délassements comiques (tableau peint par Adolphe Martial Potémont, musée Carnavalet)

Le « boulevard du Crime » est le surnom donné au XIXe siècle au boulevard du Temple à Paris, en raison des nombreux crimes qui étaient représentés chaque soir dans les mélodrames de ses théâtres.

Les théâtres du Boulevard[modifier | modifier le code]

Les théâtres du « boulevard du Crime » comptent le Théâtre-Lyrique, le premier théâtre de l'Ambigu (qui brûle en 1826), le Cirque-Olympique, les Folies-Dramatiques, la Gaîté, les Funambules, les Délassements-Comiques, le théâtre des Associés (rebaptisé Théâtre-Patriotique sous la Révolution, puis théâtre de Mme Saqui), le théâtre des Pygmées, le Petit-Lazari ainsi que de nombreux cabarets et café-concerts.

Tous ces théâtres étaient situés sur la partie Est du boulevard[1]. Ils ont été détruits à la réorganisation de Paris par le baron Haussmann en 1862. Seules les Folies-Mayer échappent à la démolition lors du percement de la place de la République - car situées sur le trottoir opposé où elles se trouvent toujours sous le nom de théâtre Déjazet.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le boulevard du Crime est le cadre du film Les Enfants du paradis, 1945, de Marcel Carné et donne son nom à la première des deux époques du film.
  • Le Boulevard du Crime est un des lieux principaux de l'intrigue du film Vidocq

Référence[modifier | modifier le code]

  • Mario Proth, Le Boulevard du crime, Paris, Balitout-Questroy et Cie,‎ 1872, 20 p. (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]